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EXAMENS D’ETAT SESSION 2021 : Un déroulement apaisé

EXAMENS D’ETAT SESSION 2021 : Un déroulement apaisé

Les examens d’Etat session 2021, tant du côté de l’Enseignement technique que de l’Enseignement général, ont bel et bien démarré sur l’ensemble du pays. Le la a été donné par les épreuves pratiques d’Education physique et sportive (EPS) du baccalauréat technique le 8 juin dernier.

Les épreuves écrites, quant à elles, se sont déroulées du 29 juin au 3 juillet dernier. Elles ont été précédées le 25 juin par la mise en place d’une Commission de lutte contre la fraude de 79 membres, sous les auspices du ministre de tutelle Thierry Ghislain Maguessa Ebomé.
Les épreuves orales du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) ont eu lieu du 29 au 30 juin et les épreuves écrites le jeudi 1er juillet. Présentement, toutes les énergies sont focalisées sur le baccalauréat général qui aura lieu du 13 au 16 juillet et le Brevet d’études du premier cycle (BEPC) qui se déroulera du 27 au 30 juillet. A partir du 20 juillet, le tour reviendra aux épreuves écrites du Brevet d’études techniques (BET) et du Brevet d’études professionnelles (BEP) s’agissant de l’Enseignement technique.

Une présence remarquée au CEPE, Mme Chantal Umutomi, représentante de l’UNICEF au Congo
Ils étaient au total 117.899 candidats à compétir sur toute l’étendue du territoire national y compris les écoles consulaires, notamment à Luanda et au Cabinda en Angola et en Chine. Repartis en 578 centres, les épreuves en Chine ont eu lieu le 23 juin.
Brazzaville et Pointe Noire, les deux grandes villes du pays, ont connu les nombres les plus élevé de candidats, respectivement 51.120 pour 132 centres à Brazzaville, et 27.500 repartis en 92 centres à Pointe-Noire. Au niveau des écoles consulaires, le Cabinda a présenté 54 candidats, suivi de Luanda 39 candidats. La Chine n’a eu que trois candidats.
Au menu des épreuves, les Mathématiques, les Arts plastiques, la dictée et questions, l’expression écrite, le calcul rapide et les questions de cours.
Jean Luc Mouthou, nouveau ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, qui a le pari de la bonne organisation de cette session, après avoir lancé les épreuves à l’école primaire Trois francs à Bacongo, dans le 2e arrondissement de Brazzaville, a visité l’école primaire de la Poste au centre-ville, (Poto-poto), le 3e arrondissement. Il était accompagné de Pierre Cébert Ibocko Onanga, préfet du département de Brazzaville et de plusieurs représentants (APEEC, membres de la cellule anti-fraude…). Une façon de témoigner l’intérêt qu’accorde le Gouvernement à ce diplôme qui ouvre les portes de l’Enseignement secondaire.
A l’issue de sa brève ronde, Jean Luc Mouthou s’est satisfait du bon déroulement des épreuves, aussi bien à Brazzaville, qu’à l’intérieur du pays, ainsi qu’à l’étranger. «D’autant que les consignes données par le président de la République sont scrupuleusement observées et respectées. La lecture que nous faisons du déroulement de ces épreuves est une lecture d’optimisme et de soulagement», a déclaré le ministre de l’Enseignement préscolaire.

19.632 candidats ont affronté le baccalauréat technique

Les 19.632 candidats ont été répartis en 99 centres d’examen à travers le Congo. A l’instar du ministre de l’Enseignement prescolaire, Thierry Ghislain Maguessa Ebomé, qui organise pour la première fois les examens d’Etat, a visité quelques centres à Brazzaville et à Kinkala, dans le département du Pool, pour s’enquérir du déroulement.
Le ministre et sa délégation ont aussi visité les centres du lycée technique commercial 1er mai, du lycée Savorgnan De Brazza et du collège technique Théophile Mbemba, à Bacongo, dans le 2e arrondissement. Au terme de sa visite, le ministre a dit que l’examen se déroule normalement. «A travers les rapports des délègues de l’intérieur et les réseaux sociaux, on peut dire que l’examen se déroule sans incident majeur», a-t-il indiqué.

Une commission de lutte contre la fraude à l’Enseignement technique
Les antivaleurs ayant gangrené nombre de secteurs de la vie sociale dont l’éducation, Ghislain Thierry Maguessa Ebomé, ministre de l’Enseignement technique et professionnel entend prendre le taureau par les cornes. A cet effet, il a mis récemment en place une équipe de 79 membres pour tenter tant soit peu de maîtriser le phénomène de fraude dans le sous-secteur. C’était le 25 juin dernier à la préfecture de Brazzaville.
La commission de contrôle et de lutte contre la fraude, la corruption et autres pratiques répréhensibles en milieu scolaire aura pour mission de lutter contre les cas de fraudes et de corruption perpétrés par les enseignants, les surveillants et les tiers pendant l’organisation, le déroulement des examens d’Etat et les concours techniques et professionnels, mais aussi contre tous les comportements déviants en milieu scolaire.
La commission est appuyée par un comité technique de cinq membres, présidé par le magistrat Romeo James Opoki. Conscient de sa responsabilité, il a déclaré: «La tâche qui nous a été confiée paraît certes, exaltante, mais elle est réellement lourde et nous espérons en être digne. Pour se faire, nous souhaitons une franche collaboration et un engagement sans retenu de tous les acteurs du sous-secteur de l’éducation technique».
Le ministre Maguessa Ebomé a ainsi exhorté les membres de cette commission: «Il ne s’agit pas d’une commission de luxe, mais de celle qui aidera à répondre aux urgences du moment. Urgences portées par cette tendance affirmée et affichée à la fraude dans le sous-secteur de l’Enseignement technique et professionnel… il ne manquera aucun effort pour aller jusqu’au bout».
Le ministre a par ailleurs énuméré la poignée de centres reconnus pour ces mauvaises pratiques. En l’occurrence les centres des lycées techniques 1er mai et 5 février 1979 (Brazzaville), les centres de Makoua et d’Oyo (Cuvette) où l’on a constaté le phénomène de la transhumance. Le centre d’Ogoni (Plateaux) dont le plus grand nombre est constitué des candidats libres est également dans le collimateur. Quelques établissements privés et certains centres d’encadrement sont également ciblés.

Esperancia
MBOSSA-OKANDZE &
Roland KOULOUNGOU (Stagiaire)

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A propos de l'auteur

Heure de Brazzaville

29 juillet 2021 19 h 41 min

Editorial

10 ou 40% ?

Avant, cela nous scandalisait. Puis, cela a étonné. Aujourd’hui que nous sommes blasés, on hausse les épaules et on passe à autre chose. La pratique de réclamer 10% d’un marché ou d’un service, du plus important au plus banal, s’est incrustée dans le paysage.

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