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ENTREPREUNARIAT AU CONGO : Impulser la diversification pour relancer l’économie

ENTREPREUNARIAT AU CONGO : Impulser la diversification pour relancer l’économie

Sous le patronage de Clément Mouamba, Premier ministre, la deuxième édition des Assises Nationales de l’Entrepreneuriat au Congo (ANEC) s’est tenue les 16 et 17 juillet 2020, sous le thème: «Osez entreprendre dans la dynamique de sortie de crise en vue de la relance, la diversification de l’économie et la création de l’emploi».

Ces assises, organisées par le ministère des Petites et moyennes entreprises, de l’artisanat et du secteur informel (PMEASI), avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD), ont eu pour buts de dessiner les contours des atouts et faiblesses, des opportunités et menaces liés au rôle central et moteur que doivent jouer le secteur privé et l’entrepreneuriat en général sous l’impulsion de l’Etat. Mme Yvonne Adelaïde Mougany, ministre des PMEASI, ainsi que quelques membres du Gouvernement étaient présents.
Cette rencontre a regroupé les promoteurs et managers d’entreprises, les porteurs de projets, les artisans et autres acteurs de l’informel, etc.
Dans son mot de circonstance, Mme Yvonne Adelaïde Mougany a souligné que la modernisation de l’écosystème d’appui et d’accompagnement s’est de plus en plus confirmée avec les lois créant l’Agence congolaise pour la création des entreprises (ACPCE), l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises (ADPME), la Bourse de sous-traitance et de partenariat d’entreprises (BSTPE) et le Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement des très petites, petites et moyennes entreprises et de l’artisanat (FIGA-PMEA).
A l’ouverture, Clément Mouamba a insisté: «La vision et les options du Programme national de développement (PND) 2018-2022 indiquent les secteurs prioritaires qui favorisent la satisfaction des nouvelles essentielles des congolaises et congolais dans les domaines de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, industrielle et de la formation; l’obtention de l’économie de marché met l’entreprise au centre de la curation des richesses.
Il n’y a pas de fatalité dans les crises économique, financière et sanitaire du moment, en dépit de leurs lourdes conséquences sur les conditions de vie des entreprises, des ménages, de producteurs et des consommateurs.
«La sortie de crise ne peut se réaliser que par la capacité d’initiative de tous à saisir les nouvelles opportunités de création de richesses réglées sur la demande sociale des biens et services. La capacité d’entreprendre prospère dans un environnement qui favorise la rentabilité et l’efficacité du capital», a-t-il indiqué.
Avant le début des travaux, les participants ont suivi la conférence inaugurale par le ministre d’Etat Gilbert Ondongo, ministre de l’Economie, de l’industrie et du portefeuille public, qui s’est appuyé sur les principaux éléments de politiques et stratégiques du Gouvernement en vue de la sortie de crise et la relance économique en mettant l’accent sur les opportunités d’entreprendre qu’elles induisent.
Le premier jour des assises, les sous-thèmes ont porté sur: «Entreprendre dans les secteurs prioritaires (industries-agro-business-transport-logistique/tourisme et TIC). Ils ont été développés par Paul Obambi, président de la Chambre de commerce, Jean Claise Pinda Niangoula, directeur général de l’industrie, Rusty Nguembo directeur général Agro 4, responsable Cluster Avi-culture PRCCE II et de Christine Makany, promotrice des délices de Glacy. Les panélistes ont proposé les conditions à l’amélioration des investissements dans ces secteurs; faciliter les investissements visant à développer les activités dans les chaînes de valeur, les clusters et autres réseaux structurés.
«Entreprendre au féminin», a été débattu par des femmes expertes en la matière. Elles se sont focalisées sur les problématiques de l’accès au financement, du réseautage et de la formation, assorties des soutiens et partenariats, des mécanismes et outils en réponse aux attentes et besoins de la femme candidate entrepreneure.
Le troisième sous-thème, «Secteur informel: une aubaine», a été animé par des éminents experts, en partant des données de la cartographie du secteur informel réalisée récemment au niveau national. Il s’est agi d’engager les échanges devant aboutir à la formulation et la mise en exécution des politiques et stratégies susceptibles aussi bien d’impulser l’auto-entrepreneuriat que l’initiative génératrice de revenus.
Le deuxième jour, le sous-thème portait sur «Les réformes en cours pour promouvoir l’entreprenariat». Dans le cadre de la démarche d’amélioration du climat des affaires, le Gouvernement a engagé des réformes d’envergure entre autres celles de l’écosystème entrepreneurial national.
Clôturant les travaux, Mme Yvonne Adelaïde Mougany a relevé combien le choc de la crise économique et sanitaire a révélé nombre de faiblesses en même temps qu’une prise de conscience de les résoudre. Pour l’avenir, a-t-elle fait savoir, il faut communiquer effectivement sur les assises et la vision convergente du rôle et de la place où s’installe l’entreprise. Deux outils ont été proposés: l’actualisation du projet de la plateforme entreprendre au Congo et la mise en place dans les meilleurs délais des textes multidisciplinaires qui seraient chargés d’identifier les défis de segment et d’adaption auxquels les entreprenants et les entreprises seront confrontés dans le nouvel environnement naissant.

Aybienevie
N’KOUKA-KOUDISSA

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A propos de l'auteur

Heure de Brazzaville

21 janvier 2021 8 h 40 min

Editorial

Quand commencent les guerres

C’est une lapalissade : tous les événements de notre pays ont, comme tous les faits sociaux, un début et une fin. Mais ils ont surtout une cause et des acteurs. La cause peut être bonne, les acteurs mauvais. La cause peut avoir une finalité noble, mais son déroulé se faire dans la douleur. Au bout de tout, il y a le ressenti de ce qui devait être, de ce qui aurait dû être.

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