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ENSEIGNEMENT GENERAL : Plus de 83.000 candidats affrontent les épreuves écrites du Baccalauréat

ENSEIGNEMENT GENERAL : Plus de 83.000 candidats affrontent les épreuves écrites du Baccalauréat

Après le CEPE, le 16 juillet, les épreuves écrites du Baccalauréat toutes séries confondues démarrent ce mardi 21 juillet sur toute l’étendue du territoire national. Au total, 83.300 candidats, répartis dans 268 centres passent cet examen qui ouvre les portes de l’université, et qui prendra fin le 24 juillet. A quelques heures des épreuves, des acteurs clés dans l’organisation de cet examen ont fixé les candidats sur toutes les dispositions prises pour son bon déroulement. Basile Guy Richard Bossoto, président général du jury, a rassuré que d’une manière générale, la situation se présente bien. «Les délégations de Pointe-Noire sont parties vendredi; celles du Niari, de la Bouenza, du Pool, de la Cuvette, Cuvette-Ouest, des Plateaux et de la Sangha ont été mises en route samedi. Les équipes de la Likouala et des villages riverains (Mossaka, Makotimpoko et Ngabé) ont quitté Brazzaville dimanche», a-t-il dit.
Le directeur des Systèmes d’information et de communication (SIC), Arsène Harold Bouckita, a salué les efforts déployés par la Direction des examens et concours (DEC) pour une meilleure organisation des examens. «Nous avons pris énormément des dispositions, afin qu’aucun élève ne soit égaré, quelle que soit la cause», a-t-il affirmé.
La session 2020 se déroule dans un contexte de crise sanitaire avec la pandémie du coronavirus. Plus de centres sont créés par respect des mesures de protection et d’hygiène édictées par le Gouvernement. Ainsi, des écoles privées sont réquisitionnées. Face à ce changement, certains candidats, en majorité les candidats libres gérés par la Direction générale de l’alphabétisation, éprouvent de difficultés pour localiser leurs centres. D’autres encore ne retrouvent pas leurs noms sur les listes. Des matricules sont aussi intervertis.
«Comme ils n’appartiennent pas à un établissement; à Brazzaville, par exemple, ils sont plus de 6.000, donc lorsqu’on affiche plus de 100 listes, certains ont effectivement du mal à retrouver leur centre. Nous sommes à leur disposition pour gérer toutes les situations à la DEC ou à la direction générale de l’Alphabétisation. Nous avons demandé aux responsables des établissements privés de renseigner les élèves. Au cas où les candidats ne trouvent pas gain de cause, ils peuvent se rapprocher de la direction départementale de l’Enseignement primaire, elle est mieux placée pour donner des renseignements corrects aux candidats», a expliqué le président général du jury.
«Par table, il y a un candidat, ce qui fait que nous avons pris beaucoup d’établissements. Il y a certains établissements qui ne sont pas connus. Les élèves sont obligés – nous le leur demandons – de faire des efforts pour repérer leur centre. La démarche est simple, les établissements se trouvent dans les arrondissements où il y a des services scolaires ou dans leurs établissements respectifs», a fait savoir le DSIC. Avant d’ajouter: «Le travail se fait à la machine. Nous avons pris des dispositions, cette année, pour faire des inscriptions en ligne, nous aurions dû gagner en temps s’il n’y avait pas le confinement, or, celui-ci a occasionné un arrêt de travail. Entre temps aussi, il y a eu des élèves qui ont effectué des déplacements à l’intérieur du pays. Il a fallu les réinscrire dans d’autres localités. A propos des matricules, c’est possible parce que c’est la machine qui travaille. Nous sommes prêts à recevoir tous ces cas de figure. Nous demandons aux élèves qui sont loin de nos services de se rapprocher soit de leurs établissements où des directions départementales. Autre chose, les moyens de communication que nous avons aujourd’hui, c’est la téléphonie mobile. Nous sommes en train de travailler avec les opérateurs de la place pour aider les élèves qui ne pourront pas arriver à la DEC ou dans d’autres localités à identifier leur centre».
L’œuvre humaine n’étant pas parfaite, certains candidats n’ont pas reçu de badges. Mais le DSIC leur a demandé de demeurer confiants. «Il peut y avoir perte pendant le transport. Nous nous attelons pour que chaque candidat ait son badge. Mais au cas où les badges ne sont pas disponibles avant les épreuves, le candidat peut se présenter avec sa carte nationale d’identité».
Par ailleurs, il a été décidé que les épreuves d’éducation physique et sportive se feront de façon écrite et le respect des gestes barrières est de rigueur. «Les candidats vont passer les épreuves dans de bonnes conditions. Nous disposons des masques. Chaque jour et à chaque épreuve, les candidats auront des masques. A l’entrée des centres, nous avons placé des points d’eau et des gels hydroalcooliques», a assuré Basile G.R. Bossoto.
A chaque session, les entreprises de fraude multiplient leurs stratagèmes. Averti, le ministère, à travers sa cellule anti-fraude, a réuni les conditions pour contrer ces pratiques. «Vous constaterez que les élèves ne composent plus comme avant. Vous pouvez trouver un établissement qui a trente élèves et chacun de ses trente compose dans un centre différent. Çà c’est pour lutter justement contre la fraude scolaire, parce qu’elle est généralement organisée par les responsables des établissements. Lorsque vous gérez un établissement où vous avez trente candidats repartis dans trente centres, il est difficile d’organiser la fraude. C’est pour cette raison que nous avons voulu cette année malgré le Coronavirus que le Bac se passe dans la transparence totale en limitant au maximum la fraude», a dit le président général du jury.

Esperancia
MBOSSA-OKANDZE

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Heure de Brazzaville

19 septembre 2020, 17: 35

Editorial

EN PANNE

Plus les années passent et plus le problème complexe de l’alimentation en électricité se fait toujours prégnant. Les centrales hydroélectriques du pays sont devenues plus nombreuses. Nous avons une centrale à gaz à Pointe-Noire. Et les projections laissent aussi le champ libre à la possibilité de renforcement de nos capacités en la matière, ne serait-ce qu’avec la construction, enfin, du barrage de Sounda, dans le Kouilou.

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