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ENERGIE ÉLECTRIQUE DU CONGO (E2C) : Les compteurs de la discorde

ENERGIE ÉLECTRIQUE DU CONGO (E2C) : Les compteurs de la discorde

La société Energie électrique du Congo (E2C), par le truchement de son directeur général, M. Jean Bruno Danga Adou, a annoncé, récemment, à grand renfort médiatique, la destruction des anciens compteurs et la pose de nouveaux. Depuis, les agents de l’ex-Société nationale d’électricité arpentent rues et avenues de la capitale congolaise pour la pose des nouveaux appareils. Problème: beaucoup de clients ont constaté que quelques jours seulement après la pose des nouveaux appareils, l’électricité a été interrompue. Pour son rétablissement, les agents d’Energie électrique du Congo demandent aux clients de débourser la somme de 26 440 F. CFA. Une stratégie pour la société Energie électrique du Congo de contraindre les clients à payer cette opération?

De retour du boulot, le soir, j’ai constaté que l’électricité avait été interrompue. Après renseignements, on m’a fait comprendre que des agents d’Energie électrique du Congo exigent pour le rétablissement, de payer la somme de 26 440 F.CFA. Je pense que ce n’est ni plus ni moins qu’une escroquerie. Parce que de un, je n’ai pas demandé qu’on m’installe un nouveau compteur. De deux: je n’ai pas de dette vis-à-vis de cette société, que je sache. Donc, je ne comprends pas pourquoi ils sont venus couper l’électricité, sans m’aviser, sans m’informer. S’ils veulent renflouer leurs caisses par ces temps de crise économique qui cisaille le pays, je pense que la méthode et le moment choisis ne sont pas les bons, surtout en cette période où sévit également la crise sanitaire liée à la pandémie de la COVID-19, qui a une grande incidence sur la vie des populations», fulmine M. Christian, un client, à Poto-Poto, le troisième arrondissement de Brazzaville. Et M. Arnaud d’ajouter: «D’après ce que je sais, les nouveaux compteurs d’Energie électrique du Congo sont gratuits. En tous cas, c’est ce qui se dit. Ils sont venus les poser de leur propre gré. Mais d’où vient-il qu’ils puissent maintenant exiger que l’on débourse la somme de 26 640 pour me rétablir le courant! Avec l’ancien compteur, je n’avais pas connu ce genre de problème ! Ils ont installé le nouveau compteur, sans mon consentement, et les problèmes ont commencé», s’emporte M. Alain, habitant lui aussi dans le troisième arrondissement.
«Je pense que les maux décriés à l’époque de l’ex-Société nationale d’électricité (SNE) continuent avec Energie électrique du Congo. C’est blanc bonnet, bonnet blanc. Parmi ces maux, il y a le manque chronique de communication. S’ils savaient que l’opération de pose compteurs était payante, ils n’avaient qu’à le faire savoir aux clients que nous sommes. A ce moment-là, le problème ne se serait pas posé. Mais, ils profitent de la naïveté des gens pour les poser, et par la suite, ils interrompent l’électricité pour les contraindre à supporter le coût de cette opération. Quelle magouille! En tout cas, ce n’est pas réfléchi de procéder de la sorte», déplore, quant à lui, M. Mohamed.
«Moi, je suis locataire. Depuis trois jours, je dors dans le noir, parce que quelques jours seulement après la pose du nouveau compteur, ils sont venus couper le courant. Les agents d’Electricité électrique du Congo demandent que j’aille payer 26 440 F.CFA, une somme que je n’ai pas pour l’instant. Donc, je continue de vivre sans électricité, avec toutes les conséquences que cela implique. Je suis blanchisseur, mon activité en prend un sérieux coup. Et puis, le compteur n’est pas à mon nom, mais à celui de mon logeur. Donc, logiquement, c’est à lui de payer cette somme et non à moi. Or, mon logeur ne l’entend pas de cette oreille», se plaint, pour sa part, M. Baba.
Comme on peut le constater, l’opération de pose de nouveaux compteurs lancée par la société Energie électrique du Congo pose problème.
Les plaintes des consommateurs, on l’espère, amèneront les associations des consommateurs à monter, elles-aussi, au créneau.

Sévérine EGNIMBA

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A propos de l'auteur

Heure de Brazzaville

1 août 2021 8 h 21 min

Editorial

A notre santé !

Il y a un contraste sidérant à constater, avec l’homme de la rue, que «les deux industries les plus dynamiques du pays» sont la bière et la morgue. Chaque jour que Dieu fait, nous nous donnons en spectacle attablés aux bistrots, seuls ou avec des amis, hommes ou femmes, devant un alignement de bouteilles ou de cannettes bien moussantes dès 9h du matin. C’est d’ailleurs le meilleur indicateur pour savoir si les salaires ont été virés dans les banques.

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