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Eglise en Afrique centrale : Brazzaville abrite la session des secrétaires et gestionnaires des pays ACERAC

Eglise en Afrique centrale : Brazzaville abrite la session des secrétaires et gestionnaires des pays ACERAC

Le siège de l’Association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale (ACERAC), à Brazzaville, abrite du 10 au 13 novembre 2020 la session des secrétaires généraux et gestionnaires des Conférences épiscopales des différents pays membres de cette institution ecclésiale sous-régionale ayant pour président en exercice, Mgr Juan Nsue Edjang Mayé, archevêque de Malabo, président de la Conférence épiscopale de Guinée équatoriale, et pour secrétaire général, l’abbé Antonio Mabiala, du Congo.

Organisée par le secrétariat général de l’ACERAC, cette rencontre s’est ouverte par une messe, mardi 10 novembre dernier dans la chapelle du siège de l’institution à l’honneur. Présidée par Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque émérite de Kinkala, président en exercice de l’ACERAC de 2011 à 2014, la messe a été concélébrée par les abbés Antonio Mabiala, Maurice Edoula, secrétaire général adjoint et gestionnaire de l’ACERAC, Brice Armand Ibombo, secrétaire général de la Conférence épiscopale du Congo, Carlos Mbambi, conférencier, les secrétaires et gestionnaires des Conférences épiscopales des pays membres de l’ACERAC ayant fait le déplacement de Brazzaville.
Dans son homélie extraite de l’évangile selon saint Mat. 16, 2-19, Mgr Louis Portella Mbuyu a dépeint la figure de Saint Léon Le Grand, un pape qui a marqué l’histoire de l’Eglise. «Léon le Grand a été un successeur de Pierre à la hauteur de sa mission», a déclaré l’ancien président en exercice de l’ACERAC. «C’est Dieu lui-même qui a donc permis à Pierre de déclarer que Jésus est le messie, le fils du Dieu vivant. Simon à qui Jésus a donné le nom de Pierre est désormais le roc inébranlable sur lequel l’Eglise est bâtie, l’Eglise se construit. Bien sûr en le disant, il ne fait pas disparaître les apôtres. Ils sont douze que Jésus a établis. C’est finalement un collège. Et dans ce collège, Pierre est le chef. Ce collège a pour mission comme Jésus lui-même le proclame, après la résurrection d’aller de par le monde, de proclamer la Bonne Nouvelle, de faire des disciples et de les baptiser. Le pape aujourd’hui, c’est le Saint-Père François. Mais le pape n’est pas seul, il est dans un collège. Il est chef du collège. Et les apôtres aujourd’hui, les successeurs sont les évêques. Ils ont donc la lourde mission de faire en sorte que les forces du mal, les puissances du mal ne puissent pas prévaloir sur l’Eglise. Et, c’est cette mission finalement que les évêques, aujourd’hui, doivent accomplir, assumer.»
«C’est la lourde mission que porte aujourd’hui, nos chers frères secrétaires généraux, économes, gestionnaires des conférences épiscopales. L’Eglise tire sa communion, de la communion du Père, du fils et du Saint Esprit. Et cette communion qui est à l’œuvre aujourd’hui, à travers les conférences épiscopales dans un pays, à travers l’association des conférences épiscopales dans une région, à travers l’Eglise toute entière. Et, c’est grâce à cette communion et c’est par cette communion que l’Eglise ne se laissera jamais prévaloir par les forces du mal, par les puissances du mal. Nous allons demander au Seigneur la grâce d’être à l’exemple de Léon Le Grand, des personnes capables de proclamer l’évangile. Nous allons demander au Seigneur la grâce, particulièrement pour nos secrétaires généraux, d’être véritablement au service de nos Eglises, pour que ces Eglises soient à la hauteur de leur lourde mission de telle sorte que les forces du mal, les puissances de la mort ne puissent jamais prévaloir sur nos Eglises, sur les fidèles.», a déclaré Mgr Louis Portella Mbuyu.
La fin de la messe animée par la chorale Notre-Dame de Fatima de la chapelle de l’ACERAC, a été marquée par le mot de remerciements de l’abbé Antonio Mabiala.
Dans son mot d’usage lors de la cérémonie d’ouverture, Aristide Ghislain Ngouma, chargé des communications de l’ACERAC, a souligné: «Les rencontres des secrétaires généraux de l’ACERAC leur permettent de mener la réflexion de façon conséquente en Eglise-famille de Dieu, sur les thématiques liées à la vie des hommes et femmes de notre temps, en vue de proposer une feuille de route aux pasteurs de la sous-région. C’est un travail en amont dont les conclusions aident incontestablement les évêques à enrichir ou étoffer leur réflexion notamment en Assemblée plénière.»
L’abbé Antonio Mabiala, avant de déclarer ouverts les travaux de la Session des secrétaires généraux et gestionnaires des conférences épiscopales des pays ACERAC, a fait remarquer: «En dépit du temps critique que vit notre planète depuis bientôt une année, nous sommes invités à nous armer de courage, pour que l’œuvre de Dieu qui se réalise au sein l’Eglise ne puisse pas s’enliser. En effet, nous sommes conscients du caractère délétère des effets de la pandémie de la COVID-19, mais nous avons aussi le devoir d’apprendre à vivre avec, tout en respectant les consignes d’ordre médical et gouvernemental. En effet, après Malabo et Ndjamena où nous nous sommes retrouvés pour une préparation lointaine de l’Assemblée plénière qui devait avoir lieu en juillet dernier, nous voici ici à Brazzaville afin de continuer à réfléchir sur certaines réalités qui regardent notre Eglise sous-régionale. Il s’agit concrètement de jeter un regard sur les défis auxquels est confrontée notre Eglise à l’heure actuelle.»
Après la cérémonie d’ouverture, l’abbé Lambert Kionga, secrétaire général adjoint et gestionnaire de la Conférence épiscopale du Congo, a ouvert la série des communications au cours desquelles chaque intervenant a rendu compte de la manière avec laquelle sa conférence épiscopale a réagi face à la crise sanitaire liée à la COVID-19.
Plusieurs communications faites par d’éminents et talentueux orateurs qui ont distillé le savoir dans les domaines de la connaissance relevant de leur champ de compétence ont été comptés au nombre des conférences et autres exposés ayant émaillé le cours de cette session.
A signaler que cette session a été aussi caractérisée par une visite guidée aux Grands séminaires de Brazzaville, jeudi 12 novembre 2020, en fin de matinée.
Les travaux ont été prévus se terminer ce vendredi 13 novembre 2020.

Gislain Wilfrid BOUMBA

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A propos de l'auteur

Heure de Brazzaville

1 décembre 2020 0 h 05 min

Editorial

Tout est réglé

Il y a une jurisprudence africaine en matière d’élections. Au moment où nos délégués s’apprêtent à quitter Madingou après leur participation à la concertation politique de Madingou, il ne serait pas inutile de rappeler que, en principe, c’est pour mieux préparer la présidentielle de mars prochain que cette rencontre de trois jours a eu lieu. Mieux préparer, c’est-à-dire ôter sur le chemin de ce scrutin majeur les obstacles qui pourraient conduire à la contestation des résultats.

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