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DIOCESE DE OUESSO : Session pastorale d’ouverture de l’Année pastorale 2020-2021

DIOCESE DE OUESSO : Session pastorale d’ouverture de l’Année pastorale 2020-2021

Le diocèse de Ouesso s’est réuni en session pastorale du 21 au 23 septembre 2020 à l’évêché, autour de la «Réflexion sur notre pastorale», thème dont l’objectif fut de «relancer notre vie ecclésiale ‘’toutes dimensions’»». La rencontre est habituellement constituée de tout le clergé et des religieuses œuvrant dans le diocèse de Ouesso, des séminaristes stagiaires ainsi que des laïcs venus de toutes les paroisses, quasi-paroisses et communautés.

Les participants autour de l’évêque de Ouesso

Pour cette année, en écho à la nouvelle subdivision de l’Eglise du Congo en trois provinces ecclésiastiques, les diocèses constituant la province ecclésiastique du nord (diocèse d’Impfondo et archidiocèse d’Owando) ont envoyé des délégués, un signe assez parlant de la volonté de nos pères-évêques d’accroître la connaissance mutuelle pour une meilleure collaboration provinciale. La session s’est tenue durant trois jours consécutifs avec des thèmes précis soumis à la réflexion de tous.

Le premier jour était centré sur l’«animation de nos paroisses, quasi-paroisses et communautés». Pour mieux cerner les attentes de ce jour, Mgr Yves Marie Monot a commencé par donner un bref aperçu historique du diocèse de Ouesso, depuis Mgr Emile Vherille. Trois questions fondamentales ont été analysées et débattues. Sachant qu’au cours de cette année, le monde entier a été profondément secoué par la pandémie du coronavirus (COVID-19), la première préoccupation était de «décrire l’animation pastorale de nos paroisses, quasi-paroisses et communautés dans ce contexte». Il s’est agi ici de décrire la vie de nos paroisses pendant le confinement et déconfinement par palier. Ensuite, «comment cette animation pastorale est analysée dans ses divers aspects». Et enfin, comme le contexte est encore pandémique, il a été aussi demandé de «faire des propositions pour l’année pastorale 2020-2021» qui commence. Ces réflexions menées en carrefours ont dévoilé la volonté pour notre Eglise d’avancer malgré la crise sanitaire, en menant ses activités pastorales, tout en restant sensible à l’orientation de notre pays et du monde, surtout les pays les plus en crise.
«Les divers aspects de notre mission et les fruits attendus», c’est l’orientation qu’a pris le second jour. L’insistance a été marquée plus sur l’évangélisation des quartiers et villages de la Sangha (diocèse de Ouesso). Quatre questions pour guider les échanges: 1. Que pensons-nous des nombreux villages et quartiers non évangélisés dans la Sangha? 2. Que pouvons-nous dire de ces nombreux jeunes scolarisés qui ne connaissent pas Jésus? 3. Tout comme nous, les peuples autochtones sont partout: comment vivons-nous la proximité avec eux? 4. Que disent ces questions à notre pastorale? La maturation de ces interrogations en carrefour (réflexions par groupe) nous a fait savourer les fruits d’une prise de conscience pastorale sur les nombreux préjugés qui rongent nos relations avec nos frères et sœurs autochtones, l’engagement dans les communautés ecclésiales de base et les Eglises domestiques (familles). C’est de cette extension de l’Eglise hors les bâtiments paroissiaux que la vie de la foi est appelée à s’intensifier pour plus d’efficacité pastorale.
Au troisième jour, avec l’abbé Guy Fernand Kalouhoyiko, prêtre du diocèse de Ouesso, un exposé a été fait sur le synode de l’Amazonie et l’Exhortation Querida Amazonia qui en est le fruit. Rappelons ici que l’Amazonie (synonyme du poumon de la terre) est un territoire de l’Amérique du sud, arrosée par l’Amazone (le fleuve le plus puissant du monde) et ses affluents, limitée par le plateau du Guyanes, le plateau brésilien et la chaine des Andes; son climat chaud et humide en fait le domaine de la forêt dense. Dans cette partie du monde, on trouve aussi les peuples autochtones. Il s’agit là d’une zone forestière, avec d’assez grandes similitudes avec la nôtre. D’où la nécessité d’inventer une pastorale forestière adaptée. Ainsi, au vu de ces caractéristiques similaires à ceux de notre diocèse, Ouesso, nous pouvons déjà tracer un canevas pour notre pastorale forestière, tout imprégnée de toutes les réflexions écologiques actuelles. L’écologie doit s’entendre ici comme la relation homme-nature; l’homme vit dans un environnement auquel il s’adapte et qui réagit sur lui. Ici, l’urgence était d’interpeller la conscience de chacun à revoir sa relation vis-à-vis de la nature. Eviter l’exploitation anarchique de la forêt; créer une journée diocésaine de planting d’arbre, respecter les espaces d’agréments engazonnés, arborés…
Avant de boucler cette session, Mgr Yves a invité l’abbé Guy Noel Okamba, prêtre de l’archidiocèse d’Owando, ancien recteur du grand séminaire de philosophie Mgr Georges Firmin Singha, docteur en droit canonique, pour dire en des termes simples ce qu’on entend par «Province Ecclésiastique». Celui-ci partira de l’histoire de l’évangélisation du Congo, avec la création progressive des diocèses (Brazzaville en 1955 jusqu’à Gamboma et Dolisie en 2013). A 137 ans d’évangélisation, l’Eglise du Congo a neuf diocèses. La répartition de ces diocèses en trois provinces ecclésiastiques, décidée par le Pape François, le 30 mai, se veut une réponse au souci de renforcer la proximité pastorale (pastorale d’ensemble), par une collaboration de plus en plus étroite entre diocèses voisins. La mise en place des structures provinciales reste progressive, selon la nécessité et la bonne volonté des évêques. Le canoniste dissipera aussi le brouillard qui enveloppe certains sur le statut de l’archevêque; il n’est pas supérieur aux autres évêques, mais plutôt l’aîné qui facilite la communion provinciale.
Tous les échanges achevés, Mgr Yves Marie Monot, évêque de Ouesso, a pris la parole pour insister sur la formation permanente dans les communautés, quasi-paroisses et paroisses. Cette session pastorale en aura dévoilé l’urgente nécessité. Tant de bonnes choses évoquées et partagées ensemble ne devraient passer sous silence. Une commission de suivi des clauses d’une telle assemblée se mettra en place sans tarder, pour rendre plus perceptible notre progression pastorale. La présence des délégués des deux autres diocèses de la province du Nord signifie que l’écho de cette session pastorale 2020-2021 aura une plus large extension.
Abbé Benjamin ITOUA, Séminariste de Ouesso

Abbé Julien MUREKEZI, Secrétaire diocésain

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A propos de l'auteur

Heure de Brazzaville

30 octobre 2020 20 h 33 min

Editorial

LE CHU, UN VAUDEVILLE !

Il y a littéralement du vaudeville dans ce qui se passe de jour en jour au CHU. Notre plus grand hôpital est présenté comme le miroir de ce que nous pouvons faire de mieux au service de la santé au Congo depuis Brazzaville. Malheureusement il est aussi, résolument, le condensé de nos médiocrités les plus absurdes. Ou peut-être la préfiguration du Congo qui sera. Musèlements, insultes, décisions prises un lundi et contredites le mardi, personnel pérorant au nom d’un meilleur service mais donnant l’impression de vouloir n’en faire qu’à sa tête.

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