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DIOCESE DE OUESSO : Retour sur les récents évènements diocésains

DIOCESE DE OUESSO : Retour sur les récents évènements diocésains

Du samedi 26 au dimanche 27 septembre 2020, plusieurs évènements remarquables sont entrés dans l’histoire du diocèse de Ouesso. Il s’agit de l’admission parmi les candidats au sacerdoce et port de soutane de trois séminaristes (Benjamin Byiringuiro, Benjamin Noriel Itoua et Héritier Gilbert Bikouone); la profession religieuse de la sœur Lydie Ambroisine Okahi Akima, de l’Institut diocésain des sœurs servantes du Seigneur (SDS); les ordinations sacerdotales des abbés Roland Ngassaki et Vianney Issambo et la messe d’action de grâce de Mgr Daniel Nzika, évêque d’Impfondo à Ouesso, son diocèse d’origine.

Ces évènements ont eu lieu au cours des messes pontificales célébrées, pour le samedi 26, par l’évêque du lieu, Mgr Yves-Marie Monot dans l’église cathédrale; puis le dimanche 27, à la Place mariale de la cathédrale par Mgr Daniel Nzika. C’était à l’occasion de la fête de Saint Pierre Claver, saint patron de la paroisse cathédrale et sous le signe de la parfaite collaboration entre les pasteurs de la Province ecclésiastique du Nord (PENR), à travers la présence de Mgr Victor Abagna Mossa, nouvel archevêque d’Owando et les deux autres évêques présents. La joie de tous ces événements a aussi été rehaussée par la présence des autorités départementales, des membres de familles des candidats, et des fidèles venus des divers horizons.

1. Admission parmi les candidats au sacerdoce, port de soutane et Profession perpétuelle chez les sœurs servantes du Seigneur
Tout le diocèse a été heureux de vivre d’abord, la profession religieuse de sœur Lydie Okahi Akima, couplée avec la cérémonie de l’admission parmi les candidats au sacerdoce et port de soutane de trois séminaristes qui viennent de finir leur année de stage inter-cycle et s’apprêtent à entrer en théologie. Au début de la messe, l’évêque, en parfaite communion avec tout le peuple de Dieu, a imploré pour eux la grâce de Dieu; que dans sa bienveillance infini, le Seigneur leur donne assez d’ardeur afin qu’au-delà des vicissitudes de la vie religieuse et de la formation sacerdotale, ils sachent viser l’émergence spirituelle et l’idéal de la vie religieuse conformément à la parole de Dieu, demeurant toujours dans l’amour du Christ et de leur prochain.
Dans un monde où le sacré est en voie de perdre sa place, et tandis que les jeunes perdent de plus en plus les repères, il a été rappelé aux séminaristes le sens profond de la soutane qu’ils vont désormais porter: ‘‘c’est un habit de service ecclésial, un habit distinctif du clergé, réservé exclusivement aux personnes qui remplissent ou qui se préparent à remplir les fonctions sacerdotales. «L’habit ne fait pas le moine. Mais on reconnaît le moine par son habit», leur a-t-on rappelé.
Dans son homélie, l’abbé Armel Kema, tout en circonscrivant le motif de cette messe, a dépeint le sens plénier de l’appel dont le fondement reste la gratuité et la souveraineté de Dieu. «Ce n’est pas vous qui m’avez choisi; c’est moi qui vous ai choisis et établis» (Jn 15,16). «Un appel sans mérite de notre part à l’exemple de l’appel de Samuel dans la première lecture. Le Seigneur n’appelle pas des hommes ou des femmes parfaites, si tant est qu’il y en ait, mais sûrement des hommes perfectibles, avec sa grâce», a-t-il souligné. S’adressant particulièrement à la sœur Lydie, le prédicateur a laissé entendre qu’elle est «appelée à être la disciple-servante du Seigneur». S’adressant enfin à l’assemblée des fidèles, et avec une mention spéciale pour ceux qui sont venus pour la première fois à l’Eglise pour la circonstance, le prédicateur a fait savoir, dans un ton fort: «vous aurez compris qu’il n’y a eu et qu’il n’y aura pas une magie catholique à découvrir. Il n’y aura pas non plus de sacrifice… Mais si magie il y a, c’est la magie de la circoncision du cœur qui consiste à se débarrasser de comportements indignes des fils de Dieu, pour aimer comme lui. Et nous savons qu’aimer comme Dieu est au-dessus de nos forces. C’est pourquoi il convient de s’amender du mal, pour pouvoir aimer comme Dieu qui ne fait pas de différence entre les personnes».
Par ailleurs, la liturgie de la profession religieuse a particulièrement été un moment émouvant pour la professe et aussi pour les membres de ses familles religieuse et biologique. La joie a habité les cœurs des fidèles de l’Église, surtout dans un contexte de crise sanitaire mondiale où les rassemblements de plusieurs personnes, même pour la gloire de Dieu, n’étaient pas autorisés!

2- Ordinations sacerdotales et action de grâce avec le nouvel évêque d’Impfondo
Les ordinations presbytérales des diacres Roland Ngassaki et Vianney Issambo au jour suivant (dimanche 27 Septembre) ont été le couronnement de la joie de ce week-end de célébrations joyeuses. Les candidats ont été ordonnés par Mgr Daniel Nzika, évêque d’Impfondo, à l’occasion de sa messe d’action de grâce pour le don de l’épiscopat dans son diocèse d’origine, Ouesso. Nous avons célébré en ce même jour, la solennité de Saint Pierre Claver, fête patronale de la paroisse cathédrale de Ouesso.
Dès le début de la célébration, l’évêque du lieu, Mgr Yves-Marie Monot, a rappelé l’activité qui a eu lieu avant tous ces événements à savoir: la session pastorale 2020-2021. Celle-ci a eu pour thème: «Réflexion sur notre pastorale», avec comme objectif de «relancer notre vie ecclésiale dans toutes ses dimensions». Aussi, il a exprimé sa joie de célébrer ces ordinations en «Église province ecclésiastique du Nord».
La «joie», encore la «joie», a été le mot introductif de l’homélie dite par Mgr Daniel Nzika, en s’appuyant sur la Parole de Dieu du 26e dimanche ordinaire de l’année liturgique A. «J’ai la joie de célébrer cette messe d’ordination de nos frères Roland Ngassaki et Vianney Issambo», a-t-il introduit. Il a aussi exprimé sa gratitude vis-à-vis du peuple de Dieu de la Sangha en ces termes: «chers frères et sœurs, par la grâce de Dieu et la sollicitude du siège apostolique, vous peuple de Dieu de la Sangha, vous étiez si nombreux à me soutenir et à m’accompagner à Impfondo pour mon ordination épiscopale le 1er mars 2020, bravant avec foi et courage la longue route Ouesso-Impfondo. Ainsi, votre soutien à l’égard de ma modeste personne témoigne que nous sommes tous membres d’une même Eglise, famille de Dieu et disciples missionnaires ayant un seul cœur et une seule âme». Il a ajouté: «En ce jour solennel, je rends grâce au peuple de Dieu de la Sangha, mon diocèse d’origine, où j’ai servi durant plus de 19 ans comme prêtre du Seigneur. C’est au milieu de ce peuple de la Sangha, au cœur de la verdoyante et riche forêt équatoriale, que je suis né et appris les valeurs humaines, morales et spirituelles.»
Dans la suite de son homélie, il a fait savoir que le Dieu que nous voulons servir exige de nous une certaine conformité à ses décrets; Et, conformément à la lettre de saint Paul aux Philippiens (Ph 2, 1-5), il a orienté son regard sur les ordinants en leur laissant entendre les instructions de l’Apôtre des Nations aux chrétiens de Philippe. En effet, Saint Paul, a-t-il dit, «expose non seulement les attitudes que doivent avoir les chrétiennes et chrétiens dans la communauté ; il nous enseigne aussi comment un responsable de communauté, un pasteur doit se comporter à l’égard de ses frères et sœurs.» Le prédicateur est revenu sur cette exigence, à travers l’évangile du jour qui, a-t-il dit, «nous invite à la constance dans la manière de répondre au Maître. Si les prostituées et les publicains doivent nous précéder dans le royaume, à l’instar du bon larron (Lc 23,39-43), c’est parce qu’ils savent se remettre en question en se convertissant (…) Nous devons donc avec la grâce de Dieu opter pour l’attitude du premier fils qui, après avoir dit non à la demande du Père, fini par changer d’attitude.» Il a conclu son homélie en rappelant avec insistance, dans la même perspective que l’abbé Armel KEMA, que l’ordination sacerdotale n’est pas la magie comme le pensent certains dans nos familles. C’est une pure grâce de Dieu pour ceux qui l’accueillent, pour la cause de l’Evangile et en vue du Royaume de Dieu.
Enfin, juste avant la fin de la messe, Mgr Yves-Marie Monot a rendu publiques les affections des ouvriers apostoliques. Ces événements ont été vécus sous le signe de la joie, pour le don des vocations religieuses et sacerdotales; et de l’action de grâce pour le don de l’épiscopat à l’un de nos frères. Parmi les nombreuses personnalités et les nombreux participants à ces cérémonies, figuraient la communauté des sourds-muets dont les responsables sont venus de Brazzaville pour former les ouvriers apostoliques du nord à cette pastorale jusque-là absente de ce secteur (Gamboma-Owando-Ouesso-Impfondo). Leur présence a rendu possible la transcription de toutes ces célébrations en langue des signes pour nos frères et sœurs sourds-muets qui se sont réjouis de l’initiative à leur bénéfice. Les ouvriers apostoliques (prêtres, religieuses et laïcs) formés pendant un mois (10 septembre – 10 octobre) sauront mieux accompagner tous ceux et celles qui vivent avec le handicap de l’audition et de l’expression orale.

Fayol NGONGA
(Séminariste en Ière année de théologie)

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A propos de l'auteur

Heure de Brazzaville

30 octobre 2020 20 h 46 min

Editorial

LE CHU, UN VAUDEVILLE !

Il y a littéralement du vaudeville dans ce qui se passe de jour en jour au CHU. Notre plus grand hôpital est présenté comme le miroir de ce que nous pouvons faire de mieux au service de la santé au Congo depuis Brazzaville. Malheureusement il est aussi, résolument, le condensé de nos médiocrités les plus absurdes. Ou peut-être la préfiguration du Congo qui sera. Musèlements, insultes, décisions prises un lundi et contredites le mardi, personnel pérorant au nom d’un meilleur service mais donnant l’impression de vouloir n’en faire qu’à sa tête.

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