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CRISE POLITIQUE AU MALI : Médiation des chefs d’Etat ouest-africains

CRISE POLITIQUE AU MALI : Médiation des chefs d’Etat ouest-africains

Les Présidents du Niger Mahamadou Issoufou, du Nigéria Mahamadou Buhari, du Sénégal Macky Sall, du Ghana Nana Akufo-Addo et de Côte d’Ivoire Alassane Ouattara sont arrivés ce jeudi à Bamako pour rencontrer les autorités maliennes et l’opposition qui exige le départ du pouvoir du Président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). L’objectif pour les cinq dirigeants d’Afrique de l’Ouest est de dénouer la crise politique qui oppose le mouvement de l’opposition M5 et le Président malien.

La crise secoue le Mali depuis plus d’un mois et demi a nécessité cette mission qualifiée de la dernière chance après l’échec de la délégation menée par l’ex-chef de l’Etat nigérian Goodluck Jonathan la semaine dernière. Le mouvement de contestation du M5 a exprimé son désaccord vis-à-vis d’un premier plan de sortie de crise proposé par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Après les deux missions qui se sont soldées par des échecs en juin et en juillet, l’organisation africaine a cette fois décidé de dépêcher cette mission composée de cinq chefs d’Etat, avec de nouvelles propositions. Le document de base reste les recommandations de la mission de la CEDEAO, dont une source diplomatique affirme qu’il ne sera pas question d’accepter un départ forcé du Président malien Ibrahim Boubacar Keïta, et que sur d’autres plans les lignes peuvent bouger; qu’on peut réadapter les recommandations à la situation du moment. L’objectif est de tout faire pour obtenir la paix.
Outre le volet politique, il reste toujours à régler l’imbroglio institutionnel, notamment «les recommandations de la mission à propos du remembrement de la Cour suprême sont inconstitutionnelles», selon les deux syndicats de juges. Car, les membres du Conseil de la magistrature ont refusé de rencontrer lundi 21 juillet le Président IBK. Pourtant, il était question de s’entendre pour nommer les nouveaux magistrats pour siéger à la Cour constitutionnelle. Cette cour qui, une fois reconstituée, est censée régler le contentieux électoral. Cette haute juridiction cristallise les critiques depuis le début de la crise. Elle est accusée par l’opposition d’avoir invalidé une partie des résultats des législatives au profit de la majorité présidentielle.
De son côté, le comité stratégique du Mouvement du 5 juin (M5) a peaufiné sa stratégie qui se résume à «la lutte continue jusqu’à la satisfaction» de ses «revendications». Ils disent néanmoins être toujours ouverts au dialogue, comme l’a rappelé lundi l’imam Mahmoud Dicko, leader du mouvement à l’ambassadeur de France, celui des Etats-Unis et le représentant de l’Union européenne à Bamako.
Lors d’une réunion avec les diplomates, les membres du M5 ont réaffirmé qu’ils n’étaient pas d’accord avec les recommandations de l’institution sous-régionale portant entre autres sur la mise en place d’un Gouvernement d’union nationale comprenant 50% de membres pour le pouvoir, 30% pour l’opposition et 20% issus de la société civile.

Aristide Ghislain NGOUMA

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Heure de Brazzaville

28 janvier 2021 13 h 25 min

Editorial

Des élections en Afrique Centrale

En Centrafrique, la victoire du Président Faustin Archange Touadéra a été confirmée par la Cour Constitutionnelle. Avec un peu plus de 53% de voix, mais sur seulement 35% des ayants-droit au vote, cette victoire a été entérinée par la communauté internationale. Certains des opposants -une première en Afrique Centrale – se sont même inclinés devant le vainqueur.

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