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COVID-19 : Un nouveau confinement est possible

COVID-19 : Un nouveau confinement est possible

Tous les vendredis, la ministre de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo, anime une conférence de presse au Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP). Celle du 27 juin dernier était focalisée sur la disponibilité des respirateurs, l’oxygène et l’augmentation inquiétante du nombre de cas déclarés positifs. La conférencière n’a pas hésité à affirmer que le pays pourrait être à nouveau confiné si nécessaire.

La ministre a réaffirmé que le pays a des respirateurs en quantité suffisante. «Nous en avons dans les hôpitaux. Tous ces respirateurs n’ont pas complètement été sollicités. Le Gouvernement a acquis 30 nouveaux respirateurs dont le premier lot a déjà été distribué et le deuxième en cours de distribution. L’évolution de la maladie a prouvé aujourd’hui que les respirateurs ne sont plus au centre de la prise en charge des malades du COVID-19. Néanmoins, ils restent nécessaires pour la guérison des malades graves», a déclaré Jacqueline Lydia Mikolo.
Elle a reconnu qu’il y a, néanmoins, quelques respirateurs qui sont non pas en panne, mais en manque d’accessoires. «Ils avaient été commandés. Compte tenu de la fermeture des frontières, ces accessoires ne sont pas arrivés», a-t-elle regretté.
Et d’ajouter: «Le Congo a suffisamment de respirateurs. Il faut savoir qu’il ne suffit pas simplement d’avoir des respirateurs, mais le personnel nécessaire pour manipuler ces appareils».
S’agissant de l’oxygène, la ministre pense qu’il n’y a pas de souci à se faire. «Nous avons un stock pour les six mois à venir pour toutes les structures de santé du pays», a-t-elle rassuré.
Loin de stigmatiser les cliniques privées qui s’aventurent dans la prise en charge des malades du COVID-19, la ministre a fait savoir que la plupart des cas graves du COVID-19 qui arrivent dans les centres de centre de prise en charge viennent de ces établissements.
Sans les citer, elle a reconnu qu’il y a, tout de même, des cliniques privées qui collaborent avec le ministère de la Santé pour la prise en charge des malades du COVID-19.
Quant à savoir son plus grand regret depuis l’annonce du deuxième palier du déconfinement, Jacqueline Lydia Mikolo a dit qu’elle était solidaire des décisions du Gouvernement, «puisque nous avons participé en tant que Comité technique de riposte aux mesures de déconfinement. Evidemment, lorsqu’on déconfine, la circulation est libre. Ce n’est pas un regret. Cela demande plus d’attention de notre part. Nous devons être encore plus vigilants. Nous circulons librement et le virus circule aussi librement avec nous. Pour cela, il faut respecter les mesures barrières. On doit multiplier la vigilance et d’effort. La population doit être plus attentive», a-t-elle déclaré.
Jacqueline Lydia Mikolo s’est également réjouie du fait que le pays ne manque plus d’équipements de protection individuelle. «Les structures de santé peuvent s’approvisionner à leur guise au niveau de la centrale d’achat et de certains fournisseurs. Il y a aussi certains donateurs qui n’hésitent pas à doter directement les structures sanitaires. Aujourd’hui, nous avons le personnel qui est protégé et motivé. Nous pensons qu’il n’y a aucune raison que le personnel de santé soit réfractaire. Il a plutôt répondu à l’interpellation du chef de l’Etat qui n’a pas hésité à pointer du doigt ceux qui auraient des comportements déviants face à la prise en charge des malades. Cette mise en garde a été prise en compte par le personnel de santé et cela a porté des fruits», a-t-elle expliqué.
Avec 1224 cas confirmés, la ministre a estimé que le taux de contamination n’a pas beaucoup évolué du fait du dépistage à grande échelle. «On n’a pas une augmentation exponentielle du pourcentage même si le nombre paraît important. Ce qui compte pour nous, c’est la détection précoce. Lorsque vous vous faites dépister très tôt, les experts vous garantissent la guérison. Nous souhaitons dépister le plus précocement de personnes», a-t-elle précisé.
Tout en se félicitant de l’adhésion des Congolais au port des masques, Jacqueline Lydia Mikolo a demandé à ses compatriotes de bien les porter. «Cela nous préserve de la maladie. Si le Gouvernement constate qu’il y a un foyer de contamination ou de virus quelque part et une augmentation importante de cas, on pourrait reconfiner tout le pays ou une localité si cela est nécessaire», a-t-elle rappelé.
Elle a appelé les Congolais à plus de responsabilité et d’engagement pour qu’on n’arrive pas à cette situation. «Nous avons déjà goûté au confinement; nous savons ce que c’est; je pense que personne ne souhaite revivre cet épisode. Mieux vaut adhérer entièrement aux mesures barrières», a conclu la ministre.

Cyr Armel
YABBAT-NGO

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Heure de Brazzaville

24 septembre 2020, 07: 47

Editorial

MUTATIONS?

Ni les quatre ans passés depuis les dernières élections, ni la période de confinement que nous venons de subir ne semblent avoir prise sur nous. Oui, nous nous plaignons bien des gênes occasionnées par les masques contre la COVID-19, dénonçons l’inutilité du couvre-feu nocturne, donnant à voir l’impossibilité à maintenir une distanciation dans les marchés, les guichets et les quartiers. Mais dans la réalité, l’impact profond que nous étions en droit d’attendre d’un tel chambardement du monde a du mal à se dessiner.

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