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COVID-19 ET ARBITRAGE : Les arbitres de football appréhendent une reprise difficile

COVID-19 ET ARBITRAGE : Les arbitres de football appréhendent une reprise difficile

La maladie du coronavirus a impacté les arbitres nationaux et internationaux de football congolais. Mais ils ne lâchent pas prise, bien au contraire. Ils travaillent et s’entraînent pour être au top à la reprise des compétitions.
La pandémie de la COVID-19 ne laisse pas indifférents les arbitres de football congolais. Elle a eu des incidences sur les activités physiques des hommes en noir locaux et internationaux, en raison de l’interdiction d’activités sportives sur toute l’étendue du territoire national et de la suspension des compétitions africaines et mondiales.
Les arbitres nationaux et internationaux n’ont pris part à aucun match de football, depuis le 15 mars 2020, date de l’interdiction de toute activité sportive au Congo. Certains d’entre eux pourront être désignés pour les prochaines journées (2e et 3e) des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2022 ou les compétitions interclubs. Selon l’arbitre international Messi Nkounkou, la reprise sera très difficile pour eux. «Il est difficile de rester six mois sans faire un match. La longue pause aura donc forcément un impact sur nous. En tout cas, le risque est grand de perdre quelques notions. Nous n’avons pas la possibilité de pratiquer dans les aires de jeu. C’est cela qui rend la transition difficile. La reprise sera compliquée, parce que certains arbitres n’auront pas les automatismes dès le début», indique-t-il.
Mais le président de la Commission d’arbitrage de la Fédération congolaise de football (FECOFOOT), René Daniel Louzaya, précise que le corps arbitral n’est pas resté totalement inactif durant cette trêve de six mois. Il souligne qu’ils sont à pied d’œuvre pour ne pas être pris au dépourvu. «L’arrêt des compétitions n’a pas empêché le corps arbitral de s’entrainer comme il faut. Nous suivons régulièrement le planning de la FIFA que nous recevons tous les mois, portant sur la préparation physique et technique. Sur le plan technique particulièrement, exceptionnellement cette année il y a eu des cours en ligne; le dernier, c’est le cours MA qui a eu lieu du 1er au 3 septembre dernier. Il a réuni 25 arbitres Elite du Congo, dont 15 arbitres FIFA et 10 arbitres fédéraux. Sur le plan local, avec le développement des réseaux sociaux, nous échangeons aussi avec tous les arbitres à travers notre groupe WhatsApp. Cela nous permet d’être en contact permanent avec tout le monde et de les suivre régulièrement. Ce qui est important, c’est le maintien de la forme et on est en train de le travailler», rappelle le président de la Commission, lui-même ancien arbitre international.
L’international Messi Nkounkou renseigne qu’au-delà des entraînements physiques et d’autres exercices spécifiques, leurs supérieurs insistent aussi sur les cours théoriques par visioconférence. «Moi et Raoul Ntsélé avons suivi le cours sur la VAR pour arbitres jeunes talents CAF, du 22 au 26 août dernier. Il a été dispensé en ligne et a connu la participation 43 arbitres et arbitres assistants CAF. Le prochain cours aura lieu à partir du 14 septembre, mais n’est réservé qu’aux arbitres Elite B CAF. Notre compatriote Danek Moutsassi, arbitre-assistant, est concerné. Nous sommes soumis aussi à l’évaluation de la qualité technique».
Sur le plan local, on s’active aussi. «D’ici la reprise des compétitions locales, nous allons organiser des séminaires, pour renforcer les capacités d’autres catégories d’arbitres, notamment les arbitres des départements et les arbitres fédéraux», informe René Daniel Louzaya.

G.-S. M.

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Heure de Brazzaville

2 août 2021 4 h 23 min

Editorial

A notre santé !

Il y a un contraste sidérant à constater, avec l’homme de la rue, que «les deux industries les plus dynamiques du pays» sont la bière et la morgue. Chaque jour que Dieu fait, nous nous donnons en spectacle attablés aux bistrots, seuls ou avec des amis, hommes ou femmes, devant un alignement de bouteilles ou de cannettes bien moussantes dès 9h du matin. C’est d’ailleurs le meilleur indicateur pour savoir si les salaires ont été virés dans les banques.

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