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CONCERTATION POLITIQUE DE MADINGOU : Le collectif des partis de l’opposition congolaise dénonce des pratiques discriminatoires

CONCERTATION POLITIQUE DE MADINGOU : Le collectif des partis de l’opposition congolaise dénonce des pratiques discriminatoires

Le collectif des partis de l’opposition congolaise (C.P.O.C) que dirige Mathias Dzon, a animé samedi 31 octobre dernier, à Brazzaville, un point de presse centré sur la concertation politique annoncée par le Gouvernement en novembre 2020 à Madingou, dans le département de la Bouenza. «Le collectif des partis de l’opposition congolaise s’étonne du choix de Madingou comme lieu de concertation… En ce qui concerne les moyens financiers, la tenue de cette concertation aura une incidence financière énorme», a-t-il fait savoir.

Le collectif fait observer qu’il n’était pas invité à prendre part à la réunion tenue le 21 octobre dernier entre le ministre de l’Intérieur et certains partis politiques sur l’élection présidentielle de 2021. Tout en se disant indigné par «ces pratiques visiblement de l’échiquier politique congolais», il a fait remarquer que le ministre de l’Intérieur n’a pas qualité à radier certains partis politiques à son gré. «La loi n’a pas d’effets rétroactifs», a-t-il rappelé.
Le collectif rappelle au pouvoir que l’élection présidentielle de 2021 est ouverte sans exclusive à tous les Congolais. Mais il s’étonne du choix de Madingou comme lieu de concertation. «Les raisons de la COVID-19 et le manque des moyens financiers évoqués par le ministre de l’Intérieur ne sont pas convaincants. Les salles de conférences de Madingou ne peuvent pas abriter un nombre important des participants, alors que Brazzaville possède des salles qui peuvent contenir plus des participants que celles de Madingou», a-t-il relevé.
En ce qui concerne les moyens financiers, «la tenue de la concertation de Madingou aura une incidence financière plus énorme qu’à Brazzaville, les différents participants pour la plupart habitent à Brazzaville et les charges seront moindres entraînant ainsi des économies budgétaires», a-t-il soutenu.
Il a exigé la tenue d’un vrai dialogue inclusif. «Le moment est plus que jamais venu pour convoquer un véritable dialogue politique national inclusif placé sous l’égide de la communauté internationale. Pour qu’il soit productif, il doit réunir sans exclusive toutes les forces de la nation et se donner comme objectifs d’apaiser le climat d’extrême tension qui prévaut actuellement dans le pays; libérer les prisonnier politiques; amnistier tous les exilés politiques; réformer la gouvernance électorale à l’œuvre depuis 2002; restaurer la démocratie; réhabiliter la République; construire un compromis politique entre le pouvoir et l’opposition», détaille la déclaration.
Dans l’impossibilité de régler ces différents problèmes à quatre mois de l’élection présidentielle de mars 2021, le collectif exige la tenue d’un vrai dialogue national inclusif qui devra déboucher sur l’ouverture d’une transition dont la durée sera déterminée par le dialogue et celui-ci se chargera de la mise en place d’un Gouvernement et d’un Parlement de transition.
Ce dialogue, a-t-il indiqué, sera préparé par un comité préparatoire composé de façon paritaire de représentants de toutes les parties prenantes. Le collectif rappelle qu’au regard du climat d’extrême tension qui prévaut actuellement au Congo, le dialogue national inclusif constitue le passage obligé qui permettra de sortir de façon pacifique de la crise multidimensionnelle qui plombe le Congo aujourd’hui et d’éviter au peuple congolais le retour des guerres civiles à répétition.
Le collectif «s’insurge contre un nouveau monologue en préparation par le pouvoir à Madingou qui n’aura aucun résultat conséquent alors que les précédents monologues budgétaires n’ont rien apporté au peuple congolais pour sortir celui-ci de la crise. La biométrie, par exemple, décidée depuis 2011 n’a jamais été appliquée», a-t-il rappelé.

Pascal-Azad DOKO

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A propos de l'auteur

Heure de Brazzaville

25 février 2021 14 h 20 min

Editorial

Un coup K.O. ?

Si les choses restent en l’état, la prochaine élection présidentielle, en mars, aura tout d’une consultation sans grand enjeu. La décision annoncée par l’UPADS, de ne présenter aucun candidat à cette échéance électorale et de n’en soutenir aucun, pourrait ôter tout son crédit à cette consultation majeure. Ce serait même pire qu’un boycott électoral. Car la plupart des grands leaders de l’opposition ont fait savoir leur refus d’aller au vote.

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