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CAF : Des soupçons qui collent aux crampons

CAF : Des soupçons qui collent aux crampons

Soupçonné d’avoir enfreint plusieurs codes d’éthique, le président de la Confédération africaine de football (CAF) Ahmad Ahmad pourrait ne pas avoir l’occasion de briguer un second mandat à la tête de l’instance africaine dont l’assemblée générale élective aura lieu le 12 mars 2021 à Rabat. Ahmad Ahmad a annoncé formellement sa candidature à sa propre succession à la présidence de la CAF le 22 octobre dernier. Mais sa volonté de diriger les destinées du football continental pour quatre années supplémentaires, risque d’être fortement chahutée.

Selon les informations de la radio BBC, il serait dans le viseur des patrouilles de la Fédération internationale de football (FIFA). ‘’La chambre d’enquête (la chambre d’instruction de la Commission d’éthique, NDLR) de l’instance dirigeante du football mondial a établi qu’il (Ahmad Ahmad) a enfreint divers codes d’éthique’’, a indiqué la radio britanique, qui annonce d’ailleurs que le Malgache risque une suspension par la FIFA.
A la FIFA aucun commentaire n’est pourtant fait sur une procédure d’enquête qui viserait le président de la CAF, mais la BBC croit savoir que les présumées violations du code d’éthique ont un rapport avec ‘’le rôle de M. Ahmad dans l’accord controversé impliquant Tactical Steel’’. En 2017, année où Ahmad avait pris fonction, la CAF avait annulé une commande d’une valeur de 139,5 millions de francs CFA avec la société de vêtements de sport Puma, pour prendre une commande alternative avec Tactical Steel pour 558 millions de francs CFA.
L’offre Puma comprenait une réduction de 60 %. En 2019, la FIFA a été alertée par l’ancien secrétaire général de la CAF, Amr Fahmy. L’Egyptien avait écrit à la FIFA en accusant le président Ahmad de détournement de fonds, de harcèlement sexuel et de corruption, ce qui aurait débouché sur l’ouverture d’une enquête au Comité d’éthique de l’instance mondiale du football. Cet épisode avait conduit au limogeage de Fahmy en avril 2019, pour ‘’faute professionnelle’’. Au mois de juin de la même année, Ahmad Ahmad a été interpellé dans un hôtel à Paris, où il séjournait dans le cadre d’un congrès de la Fifa, pour être entendu par les services français chargés de la lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales. Il a été relâché après quelques heures d’audition.
Par la suite, la CAF a été placée sous tutelle de la FIFA qui a dépêché une mission d’audit de six mois, dirigée par sa secrétaire générale Fatma Samoura, afin d’évaluer la situation actuelle au sein de la confédération et de contribuer à l’accélération du processus de mise en œuvre des réformes en cours.

Une candidature mûrement réfléchie

Interpellé sur les accusations portées contre lui, Ahmad Ahmad estime que ces allégations se justifient par le fait qu’il est un homme d’action. ‘’Si vous n’êtes pas attaqué, c’est que vous n’avez pas bougé. Et plus vous bougez, plus on vous attaque. Ce qui est décevant, c’est d’être attaqué par des gens en qui vous avez accordé votre confiance, qui sont à vos côtés. Mais la traîtrise fait partie de la vie’’.
A l’en croire, les faits qui lui sont reprochés, comme les 24 millions de dollars à la Fifa, sont imputables à une erreur de l’organe dirigé par Gianni Infantino. ‘’Quand j’ai demandé à mon directeur de cabinet d’enquêter, il a constaté que la Fifa avait versé deux fois de l’argent à la Caf par inadvertance et que la Caf avait simplement remboursé le versement de trop’’, a-t-il soutenu.
A propos de sa candidature, le président Ahmad a expliqué avoir pris le temps de bien réfléchir avant de prendre sa décision. Selon lui, l’instance dirigeante et le football africain ont besoin de ‘’stabilité’’. En cas de réélection, il assure vouloir œuvrer pour élever le niveau des championnats africains.

Jean ZENGABIO

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Heure de Brazzaville

28 février 2021 10 h 16 min

Editorial

Ils seront 7 !

Ainsi donc, comme les mousquetaires d’Alexandre Dumas, ils seront sept ! Ils seront sept candidats pour la présidentielle du 21 mars prochain. Le Conseil constitutionnel n’a écarté qu’un candidat sur les 8 qui avaient manifesté leur désir à prendre part à la course.

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