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ANNIVERSAIRE : 68 ans déjà pour La Semaine Africaine

ANNIVERSAIRE : 68 ans déjà pour La Semaine Africaine

Le plus vieux media de la presse écrite de la sous-région Afrique centrale, autrefois l’Afrique Equatoriale française (A.E.F), La Semaine Africaine, célèbre le 4 septembre prochain, le 68ème anniversaire de son existence. Cette date marque la sortie du tout premier numéro, avec un éditorial signé par le père Jean Le Gall, missionnaire français de la Congrégation du Saint-Esprit, d’illustre mémoire, dans lequel, il définissait la ligne éditoriale axée sur «l’information et l’action sociale».

Né le 21 août 1919 à Landudec, le père Jean Legall est arrivé au Congo 1946, il est décédé le 13 mars 2015 en France ) l’âge de 96 ans. A sa création, le 4 septembre 1952, c’était un hebdomadaire qui couvrait les pays de l’A.E.F: La Centrafrique, le Gabon, le Tchad et le Congo, paraissant le jeudi. Depuis les années 2000, La Semaine Africaine est devenue bihebdomadaire et paraît chaque mardi et vendredi. De nombreuses générations de journalistes, de directeurs et une diversité de lecteurs, se sont succédé. En 68 ans d’âge treize directeurs de publication, parmi lesquels l’abbé Louis Badila, premier prêtre journaliste congolais, premier directeur congolais de La Semaine Africaine de 1963 à 1966; Bernard Mackiza, Joachim Mbanza et Albert Mianzoukouta. Bi-hebdomadaire catholique d’information et d’action sociale paraissant en République du Congo, journal historique avec des rubriques couvrant l’actualité nationale et internationale: le développement, la vie de l’Eglise, la société, la culture, le sport. La Semaine Africaine est aussi le journal des Points de vue.
Doyenne des organes de presse privée au Congo, La Semaine Africaine est une référence. De nombreux étudiants en année de Licence, Master, Doctorat frappent à sa porte pour des stages d’imprégnation. Ainsi que des enseignants chercheurs et autres intellectuels qui viennent puiser des informations pour préparer leurs thèses et autres travaux d’approfondissement. Lorsque l’on parle de l’histoire de la République du Congo, La Semaine Africaine est une source d’information incontournable.
Pour l’an 68, on rêve sans doute de manifestations grandioses à la hauteur du prestige du bi-hebdomadaire qui a tenu la route en dépit des difficultés de tous genres. Il n’en sera rien. La Semaine Africaine est une entreprise de presse qui emploie une trentaine de personnes. Son chiffre d’affaires est chroniquement déficitaire. Elle ne survit que grâce à ses annonceurs, c’est-à-dire les entreprises qui y logent leurs publicités et autres annonces. C’est ici l’occasion de saluer la bravoure du personnel et rendre hommage à tous ceux qui ont contribué et qui contribuent encore à la survie de ce patrimoine. Qu’un hommage soit rendu à tous ceux qui se sont dépensés et tous ceux qui le font encore aujourd’hui, au prix de grands sacrifices pour sortir, deux fois par semaine, ce journal. En effet, les 68 ans préludent les festivités du jubilé de ses 70 ans, en 2022. La Semaine Africaine entend célébrer l’an 68 avec des moyens modestes. Il est prévu une messe d’action de grâces, le vendredi 4 septembre, afin d’implorer la miséricorde divine pour que vive longtemps encore le Journal. En 68 ans, La Semaine Africaine éprouve d’énormes difficultés financières pour son fonctionnement. Elle paraît toutefois sur le marché sans interruption. A la faveur de cet anniversaire, le souhait serait d’abonner toutes les paroisses du Congo à des prix démocratiques, avec le concours de la Conférence épiscopale du Congo, question d’aider le journal à survivre.

Pascal BIOZI KIMINOU

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A propos de l'auteur

Heure de Brazzaville

2 août 2021 23 h 29 min

Editorial

A notre santé !

Il y a un contraste sidérant à constater, avec l’homme de la rue, que «les deux industries les plus dynamiques du pays» sont la bière et la morgue. Chaque jour que Dieu fait, nous nous donnons en spectacle attablés aux bistrots, seuls ou avec des amis, hommes ou femmes, devant un alignement de bouteilles ou de cannettes bien moussantes dès 9h du matin. C’est d’ailleurs le meilleur indicateur pour savoir si les salaires ont été virés dans les banques.

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