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AGRICULTURE : Des maraîchers formés à fournir des légumes et fruits de qualité

AGRICULTURE : Des maraîchers formés à fournir des légumes et fruits de qualité

Le Projet d’amélioration de revenus des techniques agricoles à travers le développement des filières durables, et le renforcement de la société civile congolaise (PAMTAC-B II) a lancé en janvier 2018 des formations qui se sont achevées pour la première phase en février 2021. Près d’un demi-millier de personnes en ont bénéficié. Pour la deuxième phase, 449 maraîchers et transformateurs ont été formés, parmi eux 40 transformateurs, 409 maraîchers de la ceinture verte de Brazzaville, de la Commune urbaine de Kintelé et de la Sous-préfecture de l’île Mbamou. Ceux-ci ont reçu, au cours d’une cérémonie vendredi 25 juin dernier à Brazzaville, leurs attestations.

Parmi les coopératives accompagnées et formées par le projet, deux sont lauréates du concours de microprojets lancé il y a peu: ‘’Pouvoir germinatif’’ et ‘’Téléma’’ de Kinsoundi. Elles ont bénéficié d’un financement de 350.000 F.CFA pour débuter leur expérience dans l’élevage des ovins, des caprins et de volailles.
Les 449 acteurs ont malgré la pandémie de COVID-19 persévéré trois ans durant. Grâce à des équipes rôdées, ils ont bénéficié d’une formation de qualité. L’équipe agro les a formés dans les pratiques agro-écologiques, et l’équipe de transfo, dans les pratiques d’hygiène de la conservation des produits.
Ainsi, forts des techniques nécessaires acquises, ils sont désormais capables de nourrir les Congolais dans de très bonnes conditions en mettant sur le marché des légumes sains pour les maraîchers, et de jus de toutes sortes pour les transformateurs.
Les formations ont été animées conjointement par AGRIDEEV, CJID et ESSOR, qui a pour bailleurs traditionnels l’Agence française de développement (AFD) et la Délégation de l’Union européenne.
L’administrateur-maire de Madibou, Alain Milandou, a invité les organisateurs à assister davantage les actifs agricoles et agropastoraux pour qu’ils tiennent le cap et continuent à garantir ce qui est devenu en quelque sorte une vocation à Madibou, puisque Madibou produit, ravitaille et est nourri par le secteur agricole.
Revenant sur les détails de toutes les formations organisées à travers le Projet PAMTAC-B, Ibrahim Mahamadou Ango, représentant d’ESSOR au Congo, a déclaré: «Au bout de ces deux années de formation, nous poussons les acteurs à être dans des groupements d’intérêts économiques. La formation ne suffit pas, il faut un coaching individualisé, nous les accompagnons au quotidien en tenant compte de leurs problématiques. Des partenariats ont été noués, en vue d’augmenter la qualité et d’avoir une valeur ajoutée aux produits. L’idée est d’arrivée à un label made in Congo permettant aux producteurs d’avoir de la plus-value. Il faut aussi accompagner les producteurs en les formant dans l’érection des micro-projets et en organisant des concours des micro-projets pour que demain ils puissent aller vers des partenaires techniques et financiers leur permettant de mettre en œuvre leurs projets.»
Pour accompagner les acteurs dans les stratégies de commercialisation, a-t-il poursuivi, une boutique a été mise en place. Mais, l’ambition est de construire trois boutiques d’ici à la fin de l’année pour la vente des produits locaux des maraîchers et des transformateurs.
Le représentant d’ESSOR au Congo a plaidé la cause des acteurs, en demandant aux autorités présentes de les accompagner à acquérir un espace pour ériger ces boutiques. Il a, en outre, réitéré l’engagement d’ESSOR et de ses partenaires à accompagner la commercialisation des produits locaux de bonne qualité. En attendant des acteurs, la baisse des importations des produits alimentaires au Congo, si ce n’est à Brazzaville.
Noëlle Ntsiessie-Kibounou, présidente du Groupement Makedika, a, au nom des acteurs, remercié les organisateurs pour cette formation. «C’est un combat qui commence contre nous-mêmes, pour faire connaître nos produits et les vendre au prix qui convient», a-t-elle indiqué. Edie-Paulette Nanda, entrepreneur en transformation agroalimentaire, a, quant à elle, loué ESSOR pour son travail, notamment son apport aux problèmes de conservation de son produit phare, la purée de piment douce et aromatisée.

Alain P. MASSAMBA

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Heure de Brazzaville

29 juillet 2021 20 h 07 min

Editorial

10 ou 40% ?

Avant, cela nous scandalisait. Puis, cela a étonné. Aujourd’hui que nous sommes blasés, on hausse les épaules et on passe à autre chose. La pratique de réclamer 10% d’un marché ou d’un service, du plus important au plus banal, s’est incrustée dans le paysage.

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