Université pontificale Grégorienne de Rome (Italie) : L’abbé Stève Bobongaud a reçu le prix Bellarmin de meilleure thèse de philosophie

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Ancien étudiant de l’Université pontificale Grégorienne de Rome en Italie et actuellement professeur au Grand séminaire de philosophie Georges Firmin Singha à Brazzaville, l’abbé Stève Gaston Bobongaud, a reçu, le prix Bellarmin 2011 de meilleure thèse de philosophie. Le prix a été remis par le recteur de la Grégorienne, le père François-Xavier Dumortier, Sj, à l’occasion de la fête de Saint Robert Bellarmin, patron de ladite université, le 26 mai 2011. C’était en présence de Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala, président de la Conférence épiscopale du Congo, du directeur de thèse, le père Paul Gilbert, Sj, du corps enseignant, de la communauté estudiantine, des compatriotes dont les prêtres et les amis du récipiendaire, résidant en Italie.

Dans son mot de circonstance, le recteur de la Grégorienne a expliqué le sens du prix Bellarmin. Il appert que l’Université pontificale Grégorienne a institué ce prix afin de stimuler la recherche scientifique et promouvoir la publication des meilleures thèses doctorales présentées dans cet univers académique. Le prix Bellarmin est constitué d’une somme d’argent, établie chaque année, destinée à couvrir partiellement ou intégralement les dépenses inhérentes à la publication de deux thèses de doctorat dans la colonne Analecta Gregoriana, dirigée par Sergio Paolo Bonanni. En effet, les textes qui constituent cette colonne sont le fruit de recherches menées par les professeurs ou les candidats au doctorat de la même université, dans les domaines ci-après: Saintes Ecritures, théologie, patristique, droit canonique, philosophie, histoire de l’Eglise, Œcuménisme, religions non chrétiennes.

Depuis 1930, la colonne Analecta Gregoriana a publié plus de 300 volumes en six langues: anglais, français, allemand, italien, latin et espagnol. Le texte règlementant le prix Bellarmin stipule que, peut recevoir ce prix toute thèse de doctorat, soutenue l’année précédente, ayant obtenu plus ou moins la note de 9,8 sur 10,  sur la base l’évaluation du texte écrit. La contribution financière de l’université est donnée à la meilleure thèse en théologie et à la meilleure thèse dans les disciplines d’autres facultés ou d’autres instituts, surtout pour les thèses présentées et non entièrement publiées. Un jury composé du vice-recteur académique (président), du directeur de la colonne Analecta Gregoriana et de trois autres membres, nommés par le recteur, examine les œuvres présentées et attribue le prix avec jugement sans appel. Enfin, le texte de la thèse du doctorat pour la publication doit être remis à l’instance compétente en la matière le 15 octobre prochain, sous peine de perte de la contribution financière. Quoi qu’il en soit, en étant déclaré docteur en philosophie l’an dernier, avec droit de publication de sa thèse portant sur «la dimension politique du langage chez Eric Weil», l’abbé Stève avait d’ores et déjà été invité à peaufiner son texte, en vue de le mettre à la disposition des passionnés de la philosophie.

Par ailleurs, toute la colonie congolaise présente aux côtés de l’abbé Stève a félicité le récipiendaire pour avoir fait honneur au Congo et à son clergé, en produisant un travail érudit dont la profondeur intellectuelle a épaté la chaire de philosophie de l’Université pontificale Grégorienne de Rome, tenue par des experts de renommée internationale. Passionné de la recherche scientifique dans son domaine de prédilection, l’abbé Stève compte à son actif plusieurs articles et ouvrages dont les plus importants sont: «Dans le jardin de la liberté: les défis du langage raisonnable pour notre monde», San Miniato, Shalom, 2010 et «Les enjeux d’une philosophie africaine nouvelle: propositions pragmatologiques, Kinshasa, Crp, 2009».

Dans une ambiance très détendue, les étudiants ont été exhortés à emboiter le pas au récipiendaire, en visant l’excellence dans toute entreprise académique. Car, la société actuelle est de plus en plus exigeante, compétitive et avide de compétences remarquables à tous les niveaux. Du coup, prendre sa formation au sérieux, en vue d’un meilleur rendement dans le monde du travail, devient une nécessité anthropologique.

Honorée par ce prix d’excellence accordé à un clerc de son pays, la colonie congolaise a célébré ce rare évènement avec éclat, autour d’un bon petit gueuleton offert dans un restaurant africain de Rome.

Abbé Séraphin KOUALOU-KIBANGOU
Prêtre étudiant à Rome (Italie)

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