Socaphic (Société catholique de philosophie au Congo) : Pour contribuer et participer à la réflexion philosophique

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La salle de réunion des évêques du Congo au C.i.o (Centre interdiocésain des œuvres) à Brazzaville, a abrité samedi 19 mars 2011, la rencontre des membres de la Socaphic (Société catholique de philosophie au Congo). Une rencontre qui n’était autre que l’assemblée générale pro-constitutive de cette société en gestation, dans le paysage philosophique et scientifique congolais. Elle était présidée par l’abbé Steve Gaston Bobongaud, professeur de philosophie au grand séminaire Mgr Georges Firmin Singha, co-fondateur de cette société. 

Y ont participé, des philosophes et amis de cette science notamment le prof. David Mavouangui, enseignant au département de philosophie de l’Université Marien Ngouabi et au grand séminaire de philosophie Georges Firmin Singha de Kinsoundi (Brazzaville), le Fr. Claver Boundja (dominicain), enseignant lui aussi au grand séminaire de philosophie.
L’assemblée pro-constitutive de la Socaphic s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre réelle de cette structure, à laquelle le monde de la recherche ou non, devra désormais se familiariser en République du Congo. L’idée est née des philosophes congolais (consacrés et laïcs) disséminés à travers le monde, notamment ceux, en séjour d’études en Europe.
La Socaphic se veut une force de propositions pratiques et pragmatiques, dans le prolongement de l’action sociale et du développement pluriel que prône et propose sans cesse l’Eglise catholique au Congo, dans la droite ligne du magistère et de sa doctrine sociale. C’est un courant de pensée voire un mouvement qui engage à la fois les femmes et hommes de culture, les cadres, les universitaires, les chercheurs, les étudiants ainsi que tous les intellectuels soucieux et épris de l’émergence d’un nouvel ordre philosophique dans la société congolaise.
En clair, la Socaphic promeut une philosophie concrète et propre aux enjeux et réalités de l’heure au sein de la société congolaise, tout en s’arrimant aux problématiques et sujets divers en Afrique et dans le monde. Elle n’exclut pas sa collaboration avec d’autres structures ou sociétés œuvrant et abondant dans son domaine et surtout dans le cadre du bien-être commun des citoyens, une urgence pour tous. Le contenu de ses principales orientations en dit d’ailleurs long: disponibilité, efficacité, discipline, rigueur scientifique, capacité d’ouverture, esprit de sacrifice et de donation, et bien d’autres encore. Tout ceci, cousu sous la férule des trois S (semence, savoir, sagesse). Sans oublier ses différents axes principaux de recherches: société, culture, Eglise, monde,… Comme toute société en son genre, faut-il ajouter à ceci, certains de ses organes de base ou fondateurs en l’occurrence: structuration et organisation, programmation et prospection, relation et extériorisation.
Toutefois, il convient de rappeler qu’en date du 16 août 2010, s’était tenu à Pointe-Noire au Centre diocésain des œuvres Saint Charles Lwanga, une rencontre technique comptant pour la mise sur pied des bases de la future Socaphic. C’est ainsi que, pour asseoir solidement ces bases, il a été envisagé un comité d’animation provisoire, lors de la récente rencontre tenue à Brazzaville.
Par ailleurs, signalons que la Socaphic a d’ores et déjà jeté quelques bases non moins significatives dans le domaine de la pensée, de la recherche et de la réflexion au Congo. On peut citer pêle-mêle, la causerie-débat qu’a animée l’abbé Steve Gaston Bobongaud samedi 26 février 2011 au C.e.r.c (Centre d’études et de recherches chrétiennes). Causerie-débat qui avait pour thème: «La dimension politique du langage chez Eric Weil», le titre de sa thèse de doctorat défendue brillamment le 25 juin 2010 à l’Université pontificale grégorienne de Rome. Lors de cette causerie-débat, l’abbé Bobongaud a nourri avec maestria son auditoire constitué entre autres des ensignants et étudiants de l’Université Marien Ngouabi, des recteurs, formateurs et séminaristes des deux grands séminaires du Congo, de nombreux abonnés du C.e.r.c. Entouré des professeurs Didier Ngalebay et Evariste Boboto, respectivement modérateur et critique de la thèse, l’abbé Steve, avec le style ampoulé qu’on lui connaît dans le langage, n’avait pas lésiné sur les mots pour passer au peigne fin les mots-clés de sa thèse, qui rythme et enveloppe l’essentiel de la pensée weilienne: raison, langage, logique, compréhension, violence, sens, liberté, réalité, discours, dialogue, discussion, sagesse, paradigme, monde, Etat.
Aristide Ghislain NGOUMA

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