Session de formation des responsables des mouvements de l’enfance et de la jeunesse de l’archidiocèse de Brazzaville : «Celui qui veut devenir un bon leader doit se mettre au service des autres»

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Après la première session de formation qui a eu lieu du 12 au 14 novembre 2010, à la Cité Don Bosco, à Massengo, les responsables des C.p.p.e.j (Commissions paroissiales pour la pastorale de l’enfance et de la jeunesse) et des bureaux diocésains des mouvements d’apostolat de l’enfance et de la jeunesse, se sont de nouveau retrouvés, au même endroit, pour la deuxième fois consécutive. 

C’était, du vendredi 25 au dimanche 27 février 2011, sous la conduite du père Rémy Ngomo-Ngomo, secrétaire général de la C.d.p.e.j (Commission diocésaine pour la pastorale de l’enfance et de la jeunesse) et de l’abbé Same Akomo Tchoua, chargé de la pastorale de l’enfance. Parmi les participants, figuraient : René Loupia, Nathan Dandou, Imelda Elengabéka, tous membres de la C.e.p.e.j (Commission épiscopale pour la pastorale de l’enfance et de la jeunesse). Soixante quinze participants venus de diverses paroisses de l’archidiocèse, ainsi que de certains bureaux diocésains des mouvements d’apostolat, y compris les prêtres et les religieuses, ont pris part à cette deuxième session de formation. Elle s’inscrivait dans la perspective de la vulgarisation du thème de l’année pastorale en cours au plan diocésain: «Chrétien de Brazzaville, organise ton Eglise et vis dans la foi»! Avec pour objectif majeur, d’améliorer les capacités d’intervention des responsables en milieu jeune.

Pour ce faire, Sr Rolande Solange Milandou, franciscaine missionnaire de Marie, dans sa conférence, ayant pour thème: «Comment assumer son leadership», a épinglé les caractéristiques d’un bon leader. Dans cet élan, elle a bien voulu souligner qu’être leader implique deux choses: le tempérament et la compétence. S’inspirant du modèle de Jésus-Christ, l’oratrice a martelé: «Celui qui veut devenir un bon leader doit se mettre au service des autres. Jésus a choisi 12 apôtres sans expérience et il a fait d’eux, des leaders pour prendre sa suite, quand il ne sera plus là». Son exposé, avait pour but, de renforcer les capacités d’intervention des responsables, et pour objectif de leur permettre d’être capables de bien assumer leurs responsabilités, partout où le besoin se fera sentir.

Dans une communication conjointe, intitulée: «L’accompagnement des malades», les Sœurs Elianne Julienne Boukaka et Thalina Kanza, respectivement présidente-fondatrice et membre de l’Institut des sœurs auxiliatrices de Marie Immaculée et de l’A.c.a (Association congolaise accompagner), ont nourri l’assistance sur la prise en charge globale des grands malades. Après avoir présenté l’Institut des sœurs auxiliatrices de Marie Immaculée ainsi que l’Association congolaise accompagner, les deux oratrices ont examiné minutieusement l’administration des soins palliatifs et l’accompagnement. C’est ainsi qu’elles ont défini les soins palliatifs, comme des soins actifs dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave, évolutive ou terminale. Ils ont pour objectifs de soulager les douleurs physiques ainsi que les autres symptômes; de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle.

Parlant de l’accompagnement, elles ont souligné qu’accompagner c’est cheminer à côté de la personne malade, à son rythme, dans une attitude d’écoute attentive et respectueuse. D’où, ont-elles fait savoir: «Etre à l’écoute d’une famille en souffrance pour l’aider et la soulager par la présence; c’est créer un espace intérieur que va remplir la présence de l’autre, sortir de notre terre comme pour aller sur la terre de l’autre; malade, souffrant».

Au sujet de la philosophie des soins palliatifs, les oratrices ont poursuivi que «les soins palliatifs et l’accompagnement s’adressent au malade en tant personne humaine, à sa famille et à ses proches, à domicile ou en institution. La formation et le soutien des bénévoles font partie de cette démarche». D’autres communications intitulées: «La spiritualité du mouvement Focolari» par les amis de Kinshasa, «Toi jeune, comment te prendre en charge?», par l’abbé Bienvenu Kimbengui, économe adjoint de l’archidiocèse de Brazzaville, ont permis à cette session de formation de refléter la plénitude de son authenticité.

La messe dominicale du 27 février 2011, présidée par le père Rémy Ngomo-Ngomo et concélébrée par les abbés Same Akomo Tchoua et Bienvenu Kimbengui, a servi de boucle à ladite session de formation.

Gislain Wilfrid BOUMBA