ARMEE DU SALUT : Le premier Congolais chef de territoire et son fils aîné rappelés à Dieu

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

La grande famille des Eglises chrétiennes du Congo, membres du Conseil œcuménique est une fois de plus endeuillée. Après le pasteur Albert Poungui-Sambou de l’Eglise évangélique luthérienne au Congo, c’est le tour des Salutistes qui ont perdu le colonel Daniel Babingui, premier Congolais, chef de territoire de l’Armée du Salut. Il est décédé en France, le samedi 9 novembre au Centre hospitalier de Rouen à l’âge de 91 ans.

Comme si cela n’a pas suffi, son fils aîné, David Fouéma, ancien fondé de pouvoir au Trésor public de Brazzaville, qui quatre jours plus tard, est décédé, au Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville le mercredi 13 novembre dernier à 67 ans. Tous les deux seront inhumés le 29 novembre prochain. Ces deux nouveaux décès bien que tragiques prouvent à suffisance que la mort est notre maison commune, un passage obligé pour tout être humain. Par elle, l’être humain passe brutalement de la lumière pascale aux ténèbres du tombeau.

Ces deux décès ont ramené les chrétiens à l’intérieur même du scandale injuste et incompréhensible de la croix. C’est comme si la famille biologique des disparus, et toute la communauté territoriale de l’Armée du Salut étaient secouées dans leurs racines. Le père est l’ancien chef du territoire de 1987 à 1994 qui était aussi à cette époque un des leaders du Conseil Œcuménique des Eglises Chrétiennes du Congo (COECC). Ils étaient seulement trois responsables avec Mgr Barthélemy Batantu et le révérend Alphonse Mbama à drainer la barque œcuménique avec une poigne absolue. Ils avaient des messages de forte dose. Lorsqu’on leur donnait l’occasion de peindre la situation socio-politique du pays, ils ne portaient pas des gants pour le faire le diagnostic. Les trois leaders du Conseil œcuménique n’avaient pas leur langue dans la poche.
Aujourd’hui, le choc et la peine, montent dans la famille du colonel Babingui et font pousser ce cri du «pourquoi?». Un «pourquoi» sans réponse, car l’événement dépasse toute logique et tout entendement…
Signalons que le colonel Daniel Babingui a fait sa formation d’officiers à Kinshasa (Léopoldville) de mars 1953 à mars 1954. Il est de la session «Les Bergers» qui a eu comme responsables les brigadiers Motte (9 mois) et les majors Wierseman (3 mois). Au sortir de cette formation, il franchit successivement les différentes étapes de commandement de l’Armée du Salut de 1954 à 1986.
En 1987, il est nommé chef du territoire du Congo et devient le premier autochtone a occupé ce poste de responsabilité jusqu’en 1994, date à laquelle il a fait valoir ses droits à la retraite.
Son principal mérite a été celui d’avoir consacré au bien de l’humanité toutes ses facultés de sagesse, toute son influence à diriger la communauté territoriale de l’Armée du Salut et consacré sa vie pour servir Dieu et la nation congolaise.
La dépouille du Colonel Daniel Babingui sera rapatriée à Brazzaville le 27 novembre par l’aéroport international Maya-Maya. Les services funèbres du père et du fils auront lieu le 29 novembre 2019, au Poste de l’Armée du Salut de Moungali (Plateau des 15 ans). Le colonel Daniel Babingui lui sera inhumé au nouveau cimetière des Officiers de l’Armée du Salut à Loua, institué après le décès du Commissaire Antoine Makoumbou et le fils sauf changement de dernière heure au cimetière «Ma Campagne».
Les veillées mortuaires des deux disparus se tiennent au n°112 de la rue des Palmiers, à Makélékélé, dans le premier arrondissement de Brazzaville.

Grégoire
YENGO MALEKA

Informations supplémentaires