Paroisse Saint Jean-Baptiste de Talangaï (Archidiocèse de Brazzaville) : Engagement des catéchistes et envoi en mission

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Pour démarrer en beauté la nouvelle année catéchétique 2019-2020, une trentaine de catéchistes de la paroisse Saint Jean-Baptiste de Talangaï et ceux de la communauté ecclésiale de base Saint Jacques dans le quartier Jacques Opangault étaient en formation pendant trois jours, du 23 au 25 octobre 2019, à l’initiative de l’abbé Alexis Tobangui, curé de la paroisse.

La formation était axée sur différents thèmes ayant abouti à un enseignement sur: «le catéchiste et la gestion doctrinale: un binôme à concilier, «l’éthique ou l’identité du catéchiste», «la catéchèse: rencontre de l’homme avec le divin» et sur «l’élaboration de la fiche pédagogique du catéchiste».

Durant ces trois jours, le frère Jean Kombo Boutsoki, directeur diocésain de la catéchèse, a présenté le catéchiste comme un baptisé qui est appelé à former d’autres disciples du Christ. Le catéchiste a une mission spécifique et doit présenter une bonne physionomie au sein de la communauté paroissiale. Le message qu’il proclame dans l’Evangile est un message d’amour, puisque Dieu est amour. Le catéchiste proclame la mort et la résurrection du Christ avec un catéchisme qui est permanent et persévérant. Pour cela, trois caractéristiques sont primordiales: savoir être, savoir-faire, savoir comprendre. Le catéchiste est un modèle de communication, il guide l’homme à la maturité chrétienne par la transmission de l’Evangile. Il est le boulanger de la foi comme une farine dans le levain, a réaffirmé le frère Jean Kombo Boutsoki.
«Chrétien de Brazzaville, qu’as-tu fait de ton baptême?». A ce questionnement, il faut dire que le catéchiste est porteur d’un message et en même temps serviteur, car le message qu’il a reçu de Dieu doit être communiqué en permanence aux non-croyants. Pour illustrer son argumentaire, le directeur diocésain de la catéchèse a énuméré quelques repères qui identifient le catéchiste: Le catéchiste est un compagnon de route du non-croyant (confère synode sur la catéchèse tenu en 1977) et promulguer par le bienheureux Pape Jean-Paul II en 1979 sur le comment évangéliser en notre temps, comme le Christ qui marche quotidiennement avec nous sur le chemin de l’histoire. Le catéchiste accompagne le chrétien sur le chemin de la vérité; il est différent de l’enseignant du public, il est le maître, l’accompagnateur du non-croyant qui s’ouvre à la foi et qui croit à l’évangélisation. «Marc 1, 22: ils étaient frappés par son enseignement». Vivez ce que vous enseignez, car la catéchèse est une communication qui vise à montrer que Dieu nous rencontre dans notre humanité. La catéchèse se vit et le non croyant qui s’ouvre à la foi est reçu au pré-catéchuménat par le catéchiste qui le prépare au sacrement de l’initiation chrétienne. Dans l’Eglise, le sacrement le plus important est la communion ou l’eucharistie, qui aboutit à la confirmation et aux autres sacrements. Le sacrement du baptême, nous amène à la communion ou l’eucharistie.
Pour que le catéchiste soit un bon éducateur, plusieurs aspects doivent être observés: «Avoir une attitude d’écoute, de dialogue, de fidélité à Dieu et à l’homme»; «une maturité humaine dans la foi: le catéchiste doit se revêtir du Christ»; «Avoir le sens de responsabilité et la cohérence de vie pour susciter la confiance et l’admiration de la part des catéchumènes»; «Etre disponible et avoir la volonté, le dévouement, l’accueil des valeurs évangéliques: l’hospitalité, la solidarité, la générosité». Le catéchiste n’est pas un mercenaire au milieu des catéchumènes. Dans l’enseignement qu’il dispense, il doit assimiler les thèmes fondamentaux de l’Eglise tels que adoptés par le Concile Vatican II, tenu de 1962 à 1965 et qui a abouti à la mise sur pied de 16 documents conciliaires.
Avant de terminer son exposé, le conférencier a fait quelques commentaires sur l’élaboration de la fiche pédagogique du catéchiste. Cette fiche comporte divers chapitres: «Titre de la rencontre ou de la leçon», «l’idée doctrinale: message essentiel à transmettre», «Accrochage ou point de départ qui comporte un fait de vie ou l’expérience de vie ou un fait de société», «Parole de Dieu qu’il faut célébrer par l’acclamation, la lecture divine (lectio Divina), la reformulation du texte avec les mots propres ou expressions du catéchiste, réparer les mots et expressions difficiles à enseigner, expliquer ce qui est dit dans le texte (contenu doctrinal), l’actualisation ou contextualisation du texte (ce qui est enseigné dans le texte), question de reconstitution du texte, «Attitude chrétienne», «habillage ou orientation du texte: pour la vie, la liturgie, la prière», «la résolution ou texte de méditation, la mémorisation du texte» et les activités.
Après ces trois jours de formation, les catéchistes ont renouvelé leur mandat missionnaire, dimanche 27 octobre 2019, 30e dimanche du Temps ordinaire, à la messe de 6h30 célébrée par l’abbé Alexis Tobangui et animée par la chorale Le Jourdain.
Dans son homélie tirée de l’Evangile de Luc 18, 9-14 sur la parabole du pharisien et du républicain, l’abbé Alexis Tobangui a rappelé aux catéchistes les missions qui leur incombent. «La mission des catéchistes a été et demeure déterminante dans l’implantation et l’expansion de l’Eglise en Afrique. Le synode de 1977 recommande que le catéchiste, non seulement bénéficie d’une parfaite formation spéciale, mais aussi, est tenu à recevoir une formation doctrinale. La formation du catéchiste doit être soignée et notre Eglise ne peut qu’apprécier, avec reconnaissance, le labeur généreux des catéchistes. Ils enseignent bénévolement la Parole de Dieu, ils éduquent et forment dans la foi plusieurs générations de chrétiens. Le service qu’ils rendent dans notre Eglise est inestimable et indispensable», a souligné l’abbé Tobangui.

Pascal BIOZI KIMINOU      

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