Un Dimanche en paroisse : Saint Jean Marie Vianney de Mpita (Diocèse de Pointe-Noire)

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Nous sommes appelés à jeûner, à nous sacrifier, et à pratiquer la charité
Célébrée par le père Aimé Mobwete Salumu curé de la paroisse Saint Jean Marie Vianney de Mpita, la messe a été animée par la chorale Saint Jean Marie Vianney, dimanche 10 mars 2019, premier dimanche du Temps de carême. Le père Aimé a invité les fidèles chrétiens de sa paroisse à être des personnes qui pratiquent la charité.


Dans la première lecture tirée du livre de Deutéronome 26, 4-10, le peuple d’Israël, esclave en Égypte, est amené à comprendre que tous les peuples sont pèlerins sur cette terre, il ne doit pas être des esclaves de ce monde.
Dans son homélie tirée de l’évangile selon Saint Luc 4,1-13, le père curé a dit en substance: «Nous sommes appelés à entrer dans la sainteté, à être des saints. La sainteté n’est pas seulement l’histoire des prêtres, des religieux et des religieuses. Par notre baptême, nous nous sommes engagés à devenir saints. Mais dans ce combat, nous devons avoir des armes qu’il faut et surtout en ce temps de carême. Ces armes sont: la prière, le jeûne et l’offrande. On est appelé aujourd’hui à jeûner, à sacrifier, à nous mortifier et à faire de la charité». En ce temps de carême, le père Aimé a invité les chrétiens à être forts devant les tentations comme Jésus qui fut tenté dans le désert; à oublier les soucis, et à apporter de l’aide aux autres en difficultés. On est tous des pèlerins, mais nous ne sommes pas appelés à être esclaves de ce monde.

Le terrain sur lequel la paroisse est établie aujourd’hui a été offert par M. Jean Théodore Pouabou

Installée à Mpita en 1983, la congrégation des sœurs missionnaires de Nazareth a pour responsable sœur Lydia Portella. En 1992, elle juge utile de créer une communauté pour le bien de la population de Mpita. Ainsi, sous la supervision de la paroisse Notre-Dame de l’Assomption, ayant pour curé l’abbé Alphonse Taty Mboumba.
De 1983 à 1996 les célébrations se font à Notre-Dame de l’Assomption et une cellule du Renouveau charismatique est mise en place, dénommée Carrefour Jérusalem rattachée à la paroisse Saint-Pierre Apôtre. C’est Marie Noëlle Lelo qui en était la modératrice principale. Le dibundu est confié à MM. Blaise Pangou et Remy Pangou; avec comme animatrice, Catherine Loumingou alors que la catéchèse est confiée à Mmes Léontine Garnier et Jeanne Evelyne Tchinianga. La liturgie est animée par Mmes Hyppolyte Diassouka et Sophie Pangou née Loembet et Mahoukou. La Caritas est gérée par Mmes Philomène Mavoungou et Delphine Labarre.
En 1995 après le Séminaire de la vie dans l’Esprit (sept semaines) un groupe de prière et de chant a vu le jour et l’instauration des messes tous les dimanches devient la norme. Auparavant, c’était seulement un dimanche sur deux. Juillet 1995 marque la dernière retrouvaille entre la communauté de Tchibamba et celle de Mpita, les deux annexes de Notre-Dame de l’Assomption.
Le 4 février 1996, le curé de la paroisse Notre-Dame de l’Assomption et vicaire général du diocèse, l’abbé Louis Portella Mbuyu convoque une récollection sous le thème: «Eglise Famille», puis le premier bureau de la communauté voit le jour. Et cette nouvelle famille est confiée à M. André Tchicaya alors qu’une chorale des adultes est fondée.
Le 3 mars 1996, le premier Nsinsani fut organisé. Il recueille la somme de 17.025 F. CFA. C’est le 6 septembre 1997 que l’abbé Louis Portella Mbuyu célèbre une messe en mémoire des autochtones à 15h 30 mn à la demande de M. André Tchicaya, responsable de la communauté. Un donateur fit un grand bien à la communauté, c’est le terrain sur lequel la paroisse est établie aujourd’hui. C’est l’œuvre de M. Jean Théodore Pouabou. En 2000, la communauté s’installe sur le terrain octroyé et le curé de Notre-Dame de l’Assomption, l’abbé Alphonse Taty Mboumba pose la première pierre et érige l’implantation de la croix, bénit le terrain et lance la construction d’un hangar pour la célébration des messes. Auparavant, la communauté paroissiale était installée provisoirement sur un terrain prêté par un bienfaiteur. C’était à quelques 300 mètres du site actuel.
De 2000 à 2003, la communauté est sous la responsabilité de l’abbé Alphonse Taty Mboumba, curé de Notre-Dame de l’Assomption. C’est en 2009 que Mgr Jean-Claude Makaya demande au curé de trouver un nom pour la paroisse. Car il y a deux paroisses ayant le même nom: Saint Jean-Baptiste de Mpita et Saint Jean-Baptiste de Tchiamba-zassi. D’où le choix porté sur le nom du curé d’Ars, «Saint Jean Marie Vianney».
La paroisse ainsi consacrée fêtait les 50 ans de vie religieuse de sœur Lydia Portella. Il y a eu le déplacement de la statue de Saint Jean Marie Vianney du séminaire de Loango à la paroisse Saint Jean Marie Vianney qui compte actuellement sept groupements adultes; trois groupements jeunes; quatre services (liturgie, Samuel, Caritas et scout) et quatre chorales.

Jeanne Evelyne Tchinianga, vice-présidente du Conseil pastoral paroissial : Carême temps de prière, de jeûne et d’aumône


*Depuis combien de temps assumez-vous cette charge et qu’avez-vous déjà réalisé au sein de votre paroisse?

**J’assume cette charge depuis 2006. Le mandat est renouvelable. Avant, nous étions chez Les sœurs missionnaires de Nazareth. Nous prions et célébrions des messes sous un manguier. Mais, ensemble avec tous les prêtres qui sont passés, on a pu réaliser l’édifice où nous prions aujourd’hui. Nous sommes donc légitimement fiers de la construction de la chapelle qui nous permet aujourd’hui de célébrer l’eucharistie dans des bonnes conditions.

*Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans votre mission?
**Il est difficile de vivre avec des personnes sans avoir de problèmes, car nous sommes des êtres fragiles. La grande difficulté est plutôt au niveau du financement. Car, avec la situation économique que traverse notre pays, il devient plus difficile de réaliser nos projets en paroisse. Mais dans tout cela, Dieu nous donne toujours la force et les moyens pour réaliser ce qui nous tient à cœur.

*Quel est le rôle que vous assurez au niveau de votre paroisse?
**J’essaie de ramener tous les chrétiens sur le chemin de l’évangile, suivant les exhortations de nos prêtres, en paroisse et dans le diocèse. Je vais dans les différents groupements et services de la paroisse pour écouter les diverses doléances, établir aussi des programmes d’activités avec l’équipe presbytérale et les membres du Conseil pastoral paroissial. Établir également des calendriers pour les récollections ou les prières. Tout ça pour mettre en avant un travail d’harmonie dans notre paroisse.

*En ce temps de carême, quel est l’appel que vous lancez à vos chrétiens?
**Je demande à tous nos chrétiens de la paroisse Saint Jean Marie Vianney de s’appuyer sur les trois piliers du carême que sont: la prière, le jeûne et l’aumône. Car cela va nous aider à rester fermes dans la foi, en ce temps très fort pour l’Eglise.

*Un dernier mot?
**Je remercie tous les curés qui sont passés dans notre paroisse pour tout ce qu’ils ont pu faire pour nous les chrétiens de Saint Jean Marie Vianney et surtout pour notre évolution spirituelle, pour la construction de notre chapelle. Cela n’a pas été facile. Je remercie également toutes les sœurs, spécialement sœur Lydia Portella et sœur Dominique Mpwaty.

Père Aimé Mobwete Salumu, curé : La sainteté est un chemin de guérison intérieure

*Père, pouvez-vous présenter votre paroisse?
**La paroisse Saint Jean Marie Vianney est située au rond-point de Mpita. Nous avons trois prêtres: le père Aimé que je suis, curé de la paroisse, entouré de deux vicaires: l’abbé Euloge et l’abbé Stève, et un prêtre coopérant qui est l’abbé Jean Mabiala.  Chacun joue un rôle au niveau des groupements et services. Je suis à ma 6e année comme curé de cette paroisse. Depuis 2013.

*Comment y est organisée la pastorale?
**Nous avons sept groupements adultes, trois groupements jeunes, quatre services et quatre chorales dans notre paroisse. Chaque prêtre assure la responsabilité des différents groupements comme aumônier. Nous avons des messes tous les jours; deux messes hebdomadaires du lundi à vendredi de 6h 00 et 6h 30 mn; une messe le samedi à 6h 30 mn et deux messes dominicales 7h 30mn et 10h 00 et une messe dominicale anticipée le samedi. On a également les messes des malades le mardi et le jeudi à 9h 00 et une messe des natifs, célébrée le dernier samedi du mois.

*Sur quel thème travaillez-vous pendant cette nouvelle année pastorale?
**Nous avons un thème: «Tous, nous sommes appelés à la Sainteté». La sainteté pour moi, c’est un chemin vers la guérison intérieure. Pour cela, nous avons pris l’initiative d’exhorter nos chrétiens sur le chemin de la sainteté car un Homme qui vit sur le chemin de la sainteté, est un Homme qui vit sur la voie de la libération. Je pense au pape qui parle des béatitudes étant notre carte d’identité de chrétien et d’hommes de paix.   

*En tant que prêtre exorciste, quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans votre ministère?
**Il y a de nombreuses difficultés. C’est un ministère qu’il faut vivre dans l’humilité, car il y a des choses qui se réalisent et qu’on ne comprend pas toujours. Mais c’est le Seigneur Lui-même qui est Maître de tout. C’est aussi un ministère de compassion, car un prêtre exorciste doit avoir un cœur pur. Etre exorciste, c’est être face à face avec le diable; c’est un combat face à face avec le diable.

*Père, quelle est la collaboration entre votre diocèse d’origine et celui de Pointe-Noire?
**On a une très grande collaboration, car il y a des prêtres du diocèse de Belley-Ars qui sont à Loango assurant la formation des jeunes séminaristes. Donc je peux juste dire qu’il y a une grande collaboration avec les deux diocèses.


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