Commémoration : Edith Lucie Bongo Ondimba, dix ans déjà!

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Il y a dix ans, le 14 mars 2009 disparaissait à Rabat, au Maroc, Edith Lucie Bongo Ondimba à l’âge de 45 ans. Fille du président Denis Sassou Nguesso et ancienne première dame du Gabon, son souvenir reste toujours présent dans la mémoire collective. Chaque année, à la même période se commémore sa disparition à travers plusieurs activités, ponctuées toujours par une messe à Edou, le village natal où elle repose au cimetière familial de Kona-Kona.

Cette année, la messe présidée par le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque émérite de Kinshasa, qui a réuni les membres des familles Nguesso, Dirat et Bongo a été rehaussée de la présence des présidents Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de la Guinée équatoriale et son épouse, et Faure Gnassingbe Eyadema du Togo.

Les corps constitués nationaux, les membres du corps diplomatique, ainsi que d’autres invités de marque ont eux aussi participé à cette messe marquant le dixième anniversaire du rappel à Dieu de l’ex-première dame du Gabon. Sous le signe du recueillement et du souvenir, elle a été l’occasion de faire mémoire de celle qui a impacté considérablement la vie de bon nombre de personnes au Congo et au Gabon son pays d’adoption. Entouraient le cardinal Monsengwo, NNSS.: Victor Abagna Mossa, évêque d’Owando, Urbain Ngassongo, évêque de Gamboma et près d’une quarantaine de prêtres dont ceux venus de Kinshasa et Brazzaville.
S’inspirant de l’écrivain français Alphonse La Martine, l’évêque d’Owando a dans son mot d’accueil rappelé que «le livre de la vie est le livre suprême qu’on ne peut ni fermer ni ouvrir à son choix. Un 10 mars 1964, ce livre s’est ouvert pour celle dont nous faisons mémoire, Edith Lucie Bongo Ondimba. Et un 14 mars 2009, ce livre s’est fermé». Mgr Abagna a appelé également à prier pour tous les défunts du mois de mars, particulièrement ceux du drame du 4 mars 2012, à Brazzaville.
Pour le cardinal Monsengwo, les merveilles que Dieu a réalisées en Edith Lucie Bongo Ondimba et les œuvres qu’elle a accomplies «se résument en un mot: ma vie est un don de soi pour mon prochain». Ces œuvres «ont été le fruit par elle d’une longue étude, approfondissement et méditation». Edith, a ajouté le cardinal Monsengwo, fait honneur à la famille, à l’Eglise et à la communauté congolaise tout entière. Il a remercié le président Sassou Nguesso et la famille d’avoir été fidèles à ses idées, à ses vœux et de les avoir conduits à bonne fin. Il a défini l’illustre disparue comme «un modèle pour toute la nation congolaise en particulier et pour toute l’Afrique en général».  
Le prédicateur, l’abbé Gervais Protais Yombo, prêtre du diocèse d’Owando en mission à Toronto au Canada, a centré son homélie autour de la parabole du grain de blé qui, s’il ne meurt pas ne donne pas du fruit. «La relation entre la semence du grain de blé et le fruit présage le mystère de sa mort et de sa résurrection. En fait, le gain de blé tombé en terre ne meurt pas; il est transformé selon les lois de la nature pour produire du fruit en abondance. Ce processus, c’est le martyre de la croix que Jésus va subir pour le salut du monde. Si la transformation du grain de blé sous terre reste invisible, l’épreuve de la croix par contre advint devant témoins. Ce qui revient à dire que le grain de blé produit du blé alors que de la mort et la résurrection de Jésus découle la rédemption de l’homme et du monde», a enseigné l’abbé Yombo, qui a indiqué que «le devoir de mémoire s’impose à nous pour revisiter la personnalité de Madame Edith Lucie Bongo Ondimba, dix ans après sa mort, à la lumière de la parabole du grain de blé. Par sa grandeur d’âme, plus que par tout ce que la vie lui a apporté sur le plan matériel, elle entre définitivement dans l’histoire comme une «Grande Dame». Tous ceux qui l’ont côtoyée de près ou de loin sont unanimes sur ce point».
Le prédicateur a par ailleurs soutenu que les œuvres de charité d’Edith Lucie Bongo Ondimba «dépassaient le niveau strictement familial pour s’étendre au niveau social». En témoignent la clinique El Rapha au Gabon, dont le nom renvoie à l’archange Raphaël qui a pour mission de guérir; son implication dans l’Organisation des Premières Dames d’Afrique contre le Sida (OPDAS) et la Fondation Horizons nouveaux.
Au nom de la famille, Jean Dominique Okemba, conseiller spécial du président Sassou Nguesso et membre de la famille Nguesso a remercié les uns et les autres pour leur proximité.  
Le dixième anniversaire de la disparition de l’ex-première dame du Gabon a entre autres été marquée par la célébration à Oyo des Journées médicales, une soirée culturelle organisée le 12 mars par la Fondation Edith Lucie Bongo Ondimba et les Editions L’harmattan Congo qui a eu pour cadre l’auditorium de l’hôpital général spécialisé d’Oyo qui porte son nom. Lors de cette soirée, les élèves de l’école primaire Gaod d’Ondebé, ceux du lycée d’excellence d’Oyo et du lycée Pierre Savorgnan de Brazza ont, avec la troupe théâtrale Action perfect’art et le Chœur Credo du Congo et le groupe tradimoderne Etoile d’Oyo, subjugué l’auditoire. Ils ont interprété un extrait du livre intitulé «Dans le jardin d’Edith», un recueil de poèmes et témoignages réunis par Anatole Collinet Makosso, préfacé par Seydou Badian Kouyaté et postfacé par Antoinette Sassou Nguesso.  
Au Gabon sont prévues également les Journées médicales du 15 au 17 mars et une messe le 18 mars, à laquelle participera une délégation des familles Nguesso et Dirat.

Aristide Ghislain
NGOUMA

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