Un Dimanche en paroisse : Saint Joseph époux de Marie de Mossendjo

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«Un homme responsable est celui qui prend conscience de sa responsabilité»

Nous avons tendance à juger le défaut d’autrui jusqu’au moindre détail, tandis que nous sommes laxistes face à nos propres manquements.
La messe dominicale du huitième dimanche du temps ordinaire de l’année-C-, le 3 mars 2019,  a été célébrée par l’abbé Misère Birangui N’zoulou, curé de la paroisse Saint Joseph époux de Marie de Mossendjo, et concélébrée par l’abbé  Gildas Tsatou Mouanda, vicaire paroissial.


Au cours de cette messe agrémentée par les chants de la chorale Saint Kisito et de la Schola populaire, les fidèles ont loué, glorifié le Seigneur pour les trois paraboles proposées dans Luc 6, 39-45 qui nous invite à la lucidité, à l’humilité et à la pureté du cœur.  Dans la première lecture extraite du livre de  Siracide, 27, 4-7. Nous retiendrons de cette lecture que la parole est l’expression de nos sentiments. C’est le psaume 91 qui a fait l’objet de méditation «il est bon Seigneur de chanter pour toi» dans la deuxième lecture tirée de 1 Cor.15, 54-58, le Seigneur nous enseigne la fermeté du cœur et l’esprit de discernement.
Abordant les textes du jour axés sur l’évangile de saint Luc .6, 39 jusqu’au 45, le célébrant a édifié le peuple de dieu sur la responsabilité de soi avant de porter un quelconque jugement sur les autres. Il faut que chacun se dise qu’il n’existe pas pour lui-même, mais pour les autres.
Avant de condamner l’autre et lui appliquer la loi, il faut mettre à profit un temps pour une prise de conscience de soi, car un homme responsable est celui qui prend conscience de sa responsabilité. Il nous arrive parfois de prononcer des paroles aimables en vers les autres, en réalité c’est avec beaucoup d’hypocrisie que nous le disons. Sans contact avec la société, nous ne pouvons pas, nous connaître réellement car il y a en nous le bon et le mauvais. Au finish, le vrai responsable est celui qui se réalise dans la volonté des autres. Dans la parabole qui suit, Jésus nous enseigne que nous ne pouvons pas prétendre enlever la paille qui est dans l’œil du voisin alors qu’il y a un corps étranger dans notre œil: c’est la triste réalité des hommes que nous observons sur cette terre.
Que Dieu vienne à notre rencontre si nous voulons aspirer au changement, soyons en tout temps et en tout lieu les témoins de l’évangile; ce n’est qu’à ce prix que la joie intérieure va s’installer en nous.
La foi est capable de faire ce que l’argent ne peut réaliser. Soyons fermes inébranlables en prenant une part active à l’œuvre du Seigneur. Que le Seigneur extirpe le cancer d’hypocrisie qui étend ses métastases dans nos cœurs, nos Eglises et notre société.

Le père Moulager, fondateur de la paroisse

La paroisse Saint Joseph époux de Marie de Mossendjo fut l’œuvre du père Moulager qui s’était installé le 28 décembre 1936 sur le Plateau de Lifouta, site de la première mission catholique à Mossendjo. Il a été assisté et soutenu par le père Boger et le frère Eloi Jaouen. Notons que les travaux de construction avaient concrètement commencé le 13 novembre 1953, et la première messe a été célébrée le 20 décembre de la même année. La paroisse Saint Joseph époux de Marie de la commune de Mossendjo a fêté ses cinquante ans en 1986.  
Du point de vue du personnel la paroisse est à son septième curé après le départ en 1997 des pères spiritains fondateurs de ce patrimoine. Il s’agit des abbés: Pierre Mpandzou, Pépin Lézin, Albert Bassakinina, Joseph Mvembe, Lambert Kionga, (qui n’a fait que trois mois) et Misère Birangui N’zoulou. Soulignons que pendant les deux dernières années qui ont précédé l’envoi en mission de l’actuel curé, la paroisse était sous la direction de l’abbé Eric Ngoungou, comme administrateur.

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