14e Session du Conseil national de l’éducation catholique : Les acteurs de l’éducation catholique appelés à préserver l’environnement

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La 14e Session du Conseil national de l’éducation catholique, placée sous le thème: «Le respect et la sauvegarde de la création (Environnement) à l’école catholique», s’est tenue du 15 au 17 octobre 2018, au centre interdiocésain des œuvres (CIO) à Brazzaville, sous les auspices de Mgr Anatole Milandou, archevêque métropolitain de Brazzaville, président de la Commission épiscopale de l’éducation catholique (CEEDUC) qui avait à ses côtés, l’abbé Brice Armand Ibombo, secrétaire général de la Conférence épiscopale du Congo (CEC) et les sœurs Agnès Clarisse Nkourissa, Claire  Foueti Nganga, respectivement secrétaire générale de la C.E.EDU.C, directrice diocésaine de l’école catholique de Brazzaville.

 

La secrétaire générale de la C.E.EDU.C a fait la synthèse des activités menées au cours de l’année écoulée. «Ce thème qui reste d’actualité a eu le mérite de poser des jalons déclenchés lors de la 13e session tenue en septembre 2017, à Djambala dans le diocèse de Gamboma. 2017-2018 a été une année de grands espoirs avec un bilan satisfaisant. Et pour preuve, les écoles tant conventionnelles que diocésaines ont fait des bons résultats aux différents examens d’Etat, soit 100% au CEPE, 98% au BEPC et 75% au baccalauréat. A titre d’illustration, le meilleur élève du Congo au BEPC est du collège catholique Saint-Augustin de Kinkala», a déclarée sœur Nkourissa. Avant de faire remarquer que les défis à relever sont énormes. «Pour ce faire, les parents d’élèves doivent s’impliquer dans l’éducation et l’encadrement de leurs enfants, afin d’être à l’abri des actes de violence, du genre bébés noirs», a rappelé sœur Agnès Clarisse Nkourissa.
Dans son allocution d’ouverture, Mgr Anatole Milandou a fait savoir que le thème choisi est d’une importance capitale. Aujourd’hui, l’école congolaise souffre d’un manque de conscience professionnelle avec des enseignants démotivés, des parents démissionnaires, des enfants désorientés. Il faut agir aux côtés de l’Etat pour que l’éducation dans son ensemble retrouve ses lettres de noblesse.
L’abbé Brice Armand Ibombo a présenté l’encyclique «Laudato si» publié par le Pape François le 24 mai 2015, à la troisième année de son pontificat qui parle du respect de l’environnement. «Laudato Si, mi Signore», autrement dit «loue sois-tu, mon Seigneur», encyclique inspirée du cantique  des créateurs de Saint François d’Assise, son Saint patron. «A travers cette encyclique, le Saint Père lance un appel au respect de l’environnement, du cosmos, de l’écologie, de la nature, de notre milieu de vie. C’est vraisemblablement un cri de cœur du Pape François, un plaidoyer sur le respect de cette planète que l’homme berger de la création tend à détruire et à polluer. Cette encyclique est divisée en six chapitres avec 246 numéros et se conclut par deux prières écologiques: la première sur la terre et la deuxième sur la création», a rappelé l’abbé Ibombo.
Au cours de ces trois jours de session, plusieurs orateurs ont intervenus pour brosser la situation de leurs structures respectives avec pour modérateur, Raoul Sika, chargé des ressources humaines à la C.E.EDU.C. Aussi, les participants ont procédé au planting de papayer dans la cour du CIO pour être en harmonie avec le mot d’ordre «Ecole verte».   

Des recommandations
formulées:

Le respect de l’environnement comme une mission, un devoir, une priorité pastorale; vulgariser l’encyclique du Pape François «Landato si» dans toutes les écoles catholiques. Le conseil s’engage à mener des actions de toute nature pour sensibiliser et informer l’ensemble de la population sur le respect et la sauvegarde de l’environnement; promouvoir l’Ecole verte à travers le planting d’arbre, des fleurs, des haies vives, ainsi que  des potagers pédagogiques; solliciter l’appui de toutes les organisations nationales et internationales pour la mise en œuvre du projet «Ecole verte».      
Clôturant les travaux, Mgr Anatole Milandou a souligné que l’école catholique était un haut-lieu d’évangélisation et d’éducation qui suit le programme de l’Etat et surtout le magistère de l’Eglise. «Tous les acteurs de l’école catholique doivent appréhender et focaliser leur attention sur l’encyclique du Pape François. Aussi, mettre en place les mécanismes de création, de gestion et d’ouverture d’une école dans les normes règlementaires. L’école catholique, un défi écologique, reste un maillon stratégique pour le développement du capital humain. La crise écologique et social qui menace dangereusement la planète doit nous interpeller en prenant comme défis: mission, engagement, devoir», a dit Mgr Milandou.
Les anciens inspecteurs coordonnateurs des zones Brazzaville nord et sud, Simon Lebanitou et André Kimbembé, admis à faire valoir leurs droits à la retraite se sont vus offrir des présents par la secrétaire générale de la CEEDUC.
La fin des travaux a été marquée par l’envoie en mission des directeurs diocésains de l’école catholique.

Pascal BIOZI KIMINOU

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