Archidiocèse de Brazzaville : Dans la joie et la prière, la paroisse Saint-Marc d’Odziba a fêté ses 15 ans

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Il y avait plus d’un symbole dans la ferveur joyeuse de la Communauté chrétienne d’Odziba, dimanche 9 septembre. La paroisse Saint-Marc fêtait les 15 ans de sa fondation, et l’abbé Same Akomo Tchouah, en timonier comblé recevait les différentes communautés venues de Brazzaville, en répétant à l’envie que 15 ans d’une existence, c’est le passage à l’âge adulte.

Principal célébrant, le père Nicaise Wilfrid Ossebi, spiritain, venu représenter Mgr Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville empêché, devait lui enfoncer le clou: il faut que la chrétienté d’Odziba sache transmettre la foi reçue et fructifiée au cours de ces 15 ans…

Un symbole encore? La messe n’a pu démarrer qu’à 11h, très précisément, du fait d’une pluie persistante qui s’était déclenchée dès 9 heures. Une pluie en septembre, c’est plutôt inhabituel dans la région de Brazzaville, et surtout dans celle limitrophe du département des Plateaux, le plus aride du Congo. C’est pourquoi tout le monde y a vu une marque de bénédiction, marque qui ne s’est pas arrêtée durant la messe, la pluie continuant de tomber en fin crachin sans rien déranger d’essentiel, sans mouiller ni tremper l’autel et les ornements à la Grotte Mariale. Les danses joyeuses à l’entrée, à l’offertoire et à la «sortie» de la messe, sous les mélodies entrainantes de la chorale Cardinal Emile Biayenda d’Odziba, témoignent que ce don du ciel a plutôt ajouté à la ferveur…
Dans les textes liturgiques du jour, Jésus, par Isaïe et Saint Paul (1ère et 2e lectures) donne à voir que la miséricorde de Dieu est pour tous, qu’elle ne choisit pas les nantis en négligeant les démunis: tous ceux qui l’aiment sont héritiers de son royaume.
L’Evangile du jour, faut-il s’en étonner, était en Marc, le saint patron de la paroisse. L’évangéliste y raconte l’épisode de Jésus ouvrant les yeux et les oreilles du sourd-muet, suscitant émoi et admiration autour de Lui, malgré qu’il eût interdit qu’on en fasse écho.
Alléluia, a dit le père Ossebi en commentant cet Evangile: le grain tombé en terre d’Odziba a porté du fruit. «Mais l’annonce ne s’épuise pas; les 15 que vous célébrez aujourd’hui sont un nouveau départ, un appel à porter la Bonne nouvelle plus loin. C’est Dieu qui vous le demande en cette messe. Rendons grâce pour qu’Il touche nos cœurs et nous accompagne tous dans ce que nous ferons de plus voie de l’Annonce à partir d’aujourd’hui. Odziba vivra grâce à vous, parce qu’aujourd’hui encore le Christ vous demande de le porter vers les autres, vers le monde. Il est venu nous ouvrir tous à la sainteté, même les aveugles, ceux qui sont dépendants des autres. Il reste encore des personnes auxquelles ouvrir les yeux et les oreilles. C’est notre mission aujourd’hui à Odziba: porter la Bonne Nouvelle même à ceux qui se ferment à sa Bonne Nouvelle», a dit le père Ossebi en substance. «Que la Sainte Vierge Marie nous aide, aide notre paroisse et nous accorde ses grâces pour que son Fils, celui qu’elle suivait partout et en tout, fasse de nous ses disciples. Amen!».
A la fin de la messe, l’abbé Same a remercié avec effusion tous les invités, venus de différentes paroisses de l’archidiocèse de Brazzaville (Talangaï, Mouléké, La Tsiémé…). Il a remercié la Mutuelle des anciens Enfants de Chœur dont il continue d’être membre, les mouvements d’apostolat et La Semaine Africaine pour qui Saint-Marc d’Odziba est devenu un lieu de pèlerinage important dans le cœur de certains de ses employés.

Albert S. MIANZOUKOUTA

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