Un Dimanche en paroisse : Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face de Ngambio-La Base (Archidiocèse de Brazzaville)

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Pendant deux dimanches successifs, la communauté paroissiale de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face de Ngambio-La Base a vécu un moment de grâce. D’abord, dimanche 17 juin 2018, 11e dimanche du Temps ordinaire à la messe de 11h. L’abbé Renaud Silvère Kinzonzi, curé de la paroisse, a clôturé l’année catéchétique avec pour intention de prière, l’action de grâces de 157 chrétiens ayant reçu divers sacrements au cours de cette année pastorale, soit 96 pour le baptême et la première communion, 49 confirmés et 12 pour la profession de foi.


Dans son homélie tirée de l’Evangile de saint Marc 4, 26-34, l’abbé Renaud Silvère Kinzonzi a fait savoir que Jésus parlait plus en parabole pour mieux faire passer son message dans un langage imagé comme le chemin de la théologie emprunté par la petite Thérèse dans une attitude pleine d’humilité.
Ensuite, dimanche 24 juin 2018, en la solennité de la Nativité de Saint Jean-Baptiste, une seule messe a été célébrée à 9h marquant la clôture par anticipation de l’année pastorale paroissiale. L’eucharistie qui a connu la participation de la chrétienté de la communauté ecclésiale de base «Sainte Marie Faustine» de Ntsélampu, une communauté parrainée par la paroisse, a été présidée par l’abbé Renaud Silvère Kinzonzi qui a signifié que c’est sur autorisation de Mgr Anatole Milandou que cette messe se tenait en cette date, avant la clôture officielle de l’année pastorale dans l’archidiocèse de Brazzaville prévue pour le samedi 7 juillet 2018, à la Place mariale de la cathédrale Sacré-Cœur.
«Son nom est Jean», telle est la thématique de l’Evangile de ce 12e dimanche du Temps ordinaire tirée de Luc 1, 57-66, 80 que l’abbé Renaud Silvère Kinzonzi a lu et commenté dans son homélie. «Au-delà de tout, nous devons comprendre que Jean-Baptiste était un prophète humble qui a préparé la venue du messie. Il prêchait dans le désert en invitant les gens à la conversion: convertissez-vous et aplanissez le chemin du Seigneur, car le royaume de Dieu est proche. Chers paroissiens, je vous invite en ce temps de vacances, à vivre les vertus d’humilité et de pauvreté à l’image de Saint Jean-Baptiste», a dit l’abbé Kinzonzi.

En 38 ans d’existence, la paroisse se construit encore

La petite église Sainte Thérèse d’une capacité de 500 personnes, érigée dans les années 80 et qui est en pleins travaux d’agrandissement, est implantée sur un terrain escarpé. Les  mouvements d’apostolat sont exposés aux intempéries par manque de  salle pour les réunions. Seul un mur de clôture a été construit pour la sécurité des paroissiens, les travaux sont inachevés. C’est dans cette église que la communauté paroissiale a commémoré samedi 19 mai 2018, le 38ème anniversaire de son existence, au cours de l’unique messe célébrée par Mgr Anatole Milandou, archevêque métropolitain de Brazzaville qui, en même temps avait conféré le sacrement de confirmation à 49 chrétiens.
Située en plein cœur du quartier Ngambio-La Base, la paroisse est administrée par une équipe presbytérale de deux prêtres et d’un stagiaire, les abbés Renaud Silvère Kinzonzi, Maurice Mizère Guenolé, respectivement curé et vicaire, et Prisque Nsimouessa, stagiaire pré-diaconal.
S’étendant sur une superficie de 10 hectares, le terrain qui abrite l’actuelle paroisse Sainte Thérèse a été acquis par le cardinal Emile Biayenda, d’heureuse mémoire,  en avril 1975, sur proposition du regretté père Didace Malanda, alors curé de la paroisse Saint-Esprit de Moungali. Toutes les formalités d’acquisition de ce terrain furent remplies le 17 juin 1980, par les abbés Louis Badila et Anatole Milandou, alors, vicaire épiscopal et secrétaire de Mgr Barthélémy Batantu, archevêque métropolitain de Brazzaville, au nom de qui ils agissaient. Les premières messes furent célébrées en 1980 dans un hangar de fortune, par le père jésuite Ernest Kombo de la Congrégation des Jésuites. Les premiers sacrements de l’initiation chrétienne ont eu lieu en 1981 et conférés par le père Luc Boumart de la Congrégation des Jésuites.  
En dehors des mouvements d’apostolat, la paroisse fonde une partie de ses espoirs sur la nouvelle communauté ecclésiale de base Sainte Marie Faustine qui a  vu  le jour au quartier Ntsélampu et coordonnée par un noyau de cinq personnes. Dans cette communauté, les messes sont célébrées par les prêtres de Sainte Thérèse les dimanches à 8h, sous l’animation liturgique de la chorale Sainte Marie Faustine composée de près de 50 membres et dont la sortie officielle a eu lieu le dimanche 13 mai 2018.

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