Paroisse Saint-Théophile de Kindamba (Diocèse de Kinkala) : Visite de Mgr Louis Portella Mbuyu : liesse et espérance

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La paroisse Saint-Théophile de Kindamba était dans une immense allégresse le week-end du 5 au 6 mai 2018, alors que, sous l’égide de l’abbé Isaac Robert Bitsoumanou, curé de la paroisse et le diacre Annel Banguila, vicaire, elle accueillait, Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala. Il conduisait une délégation d’une dizaine de personnes, notamment les abbés Lambert Kionga, secrétaire général adjoint et gestionnaire de la Conférence épiscopale du Congo, Armel Missamou, économe diocésain, Jean-Baptiste Kintombo, directeur diocésain de l’école catholique, Wil-Drisch Kufutila, secrétaire-chancelier de l’évêque de Kinkala, frère Benjamin Ntsouka, le stagiaire Bonheur Emmia et M. Léandre Massamba «Le Coq», agent de Radio Magnificat.

 

Parti de Kinkala samedi 5 mai vers 10h, avec quelques brefs arrêts de réfection des forces, le cortège reprenait sa route abandonnée et combien glissante en cette saison. Il fit enfin irruption à Kindamba à 17h 2 minutes, où une foule immense des fidèles dans l’émotion, attendait son pasteur dans les ovations, les chants et les danses.
Le lendemain, sixième dimanche du temps pascal, à 9h, des fidèles emplissaient la plus grande église du diocèse de Kinkala, pour l’eucharistie. Les textes liturgiques de ce jour tombaient à pic pour renforcer le désir de reconstruction du département dévasté en vies humaines et en infrastructures par la dernière crise sécuritaire occasionnée par le manque d’amour.
A cette occasion, l’évêque de Kinkala faisait retentir cet appel du Seigneur à ses fils désespérés: «Ne vous souvenez plus d’autrefois, ne songez plus au passé. Voici, je fais un monde nouveau» (Is 43,18-19).
Pour l’évêque donc, le peuple doit tourner la page pour se mobiliser pour un nouveau combat: celui de la reconstruction dont la victoire n’est possible qu’en faisant usage de l’arme de l’amour, car «seul l’amour nous rendra capables de reconstruire, de transfigurer nos localités, en un mot, de nous remettre debout», martelait-il.
Ainsi, face à tout, l’homme doit avoir une réponse d’amour;  en tout, partout et pour tout, il doit faire triompher l’amour, car la vocation de l’homme est de participer à la vie d’amour de Dieu, de «demeurer dans son amour». C’est le prix de la reconstruction.
Oui, les brebis avaient besoin de l’odeur de leur pasteur !
C’est au milieu des chants et des danses des fidèles masquant la douleur de la séparation que la délégation s’arracha à l’affection des fidèles qui voulaient rester encore plus longtemps avec leur pasteur pour reprendre son chemin de retour, le même dimanche vers 14h30. Dans presque chaque village, le cortège devait s’arrêter pour saluer les fidèles.
Ainsi prit fin cette visite de reconstruction mentale produisant joie et espérance.
Que la paix s’établisse fermement, pour que l’œuvre de Dieu croisse efficacement dans les cœurs de ses fidèles désespérés et aux mille questions.

Padre Wil-Drisch
de l’Eucharistie

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