NN.SS. Urbain Ngassongo et Miguel Olaverri, évêques de Gamboma et de Pointe-Noire : Cinq ans après les prises de possession de leurs sièges

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En la fête de la Chaire de Saint-Pierre Apôtre, le 22 février  2013, le Pape Benoît  XVI nommait deux évêques au Congo et y créait un nouveau diocèse. Il s’agit de NN.SS. Urbain Ngassongo nommé évêque du nouveau diocèse de Gamboma, dans le département des Plateaux, et de Miguel Angel Olaverri Arroniz, administrateur apostolique du diocèse de Pointe-Noire devenu évêque du même diocèse. Depuis la prise de possession de leurs sièges, cinq ans se sont écoulés.

 

Mgr Urbain Ngassongo fut installé le 21 avril 2013, 4e dimanche de Pâques. Gamboma avait vécu un évènement religieux exceptionnel comme jamais vécu auparavant dans le département des Plateaux. Premier évêque de ce nouveau diocèse et ordonné évêque, il avait été installé canoniquement sur son siège par Mgr Anatole Milandou, archevêque métropolitain de Brazzaville, le consécrateur principal qu’il avait lui-même choisi. C’était au cours d’une messe solennelle célébrée dans la cour de la cathédrale Saint-Pie X de Gamboma prise d’assaut par une foule de chrétiens en liesse, en présence du chef de l’Etat, Denis Sassou-Nguesso et son épouse.
Dans son homélie Mgr Milandou avait exhorté la chrétienté à l’amour véritable, à vivre selon les paroles évangéliques. Tandis que Mgr Victor Abagna Mossa, évêque d’Owando, invitait le Peuple de Dieu de Gamboma à obéir au nouvel évêque car Mgr Urbain Ngassongo n’est pas l’évêque d’un seul peuple, mais le pasteur de toute l’Eglise. Dans son adresse en lingala, Mgr Urbain Ngassongo invitait tout un chacun à l’aider et à l’accompagner dans cette lourde charge à travers leurs prières.
Dimanche 28 avril 2013, cinquième dimanche de Pâques, ce fut l’ordination et la prise de possession canonique du siège par Mgr Miguel Angel Olaverri (Salésien). Les chrétiens de Pointe-Noire avaient jubilé et rendu grâce à Dieu, pour cette ordination épiscopale reçue des mains de Mgr Pierre Pican, évêque émérite de Bayeux-Lisieux (France), au cours d’une messe solennelle célébrée au Stade municipal de Pointe-Noire, en présence de Mme Antoinette Sassou-Nguessso, épouse du chef de l’Etat et d’autres autorités politico-administratives et militaires locales. La messe fut concélébrée par quatorze évêques et plus d’une centaine de prêtres.
Parmi les temps forts de cette messe figurait en bonne place l’homélie de Mgr Pierre Pican dans laquelle, il se faisait l’écho du message des évêques du Congo, sur les antivaleurs. «Vos évêques du Congo sont dans leur rôle en nous invitant à la vigilance, au discernement, à la conversion réelle de vos pratiques. (…) Ils vous appellent d’urgence à vous engager sur six terrains ou la dignité de l’homme est bafouée, les conditions de vie affaiblies, les abus et excès devenus intolérables. Ils ont retenu ces lieux d’intervention sur lesquels chacun est appelé à s’examiner, à s’engager, à opérer une véritable modification d’attitudes et de sa pratique. Non à la corruption, à l’incivisme, aux déviances sexuelles, à l’impunité, aux atteintes des valeurs démocratiques, à tout ce qui dégrade la relation entre les personnes et dénature la vérité. Chacun de ces «non», vous l’avez remarqué, renvoie à des situations très concrètes que chacun a pu repérer, dont beaucoup peuvent être victimes et dans lesquelles nous pouvons être évidemment, comme acteurs directs», a-t-il dit.
Parlant du nouvel évêque de Pointe-Noire, il avait demandé aux chrétiens de prier pour lui. Une série d’allocutions avait précédé la bénédiction finale. Mgr Louis Portella Mbuyu, président de la Conférence épiscopale du Congo, à l’époque, s’était réjoui de voir le nombre des évêques du Congo passer à huit. Dans sa longue allocution Mgr Miguel Olaverri avait remercié toutes les personnalités présentes, avant de s’adresser à ses prêtres, séminaristes et laïcs. Sa devise est: «Que tous soient unis».

Alain-Patrick MASSAMBA   

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