Centrafrique : L’abbé Albert Toungoumalé Baba tué dans une attaque

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La journée du mardi 1er mai a été meurtrière dans la capitale centrafricaine Bangui, de nouveau secouée par la violence. Une attaque a frappé l’église catholique Notre-Dame de Fatima, où étaient rassemblés les chrétiens à l’occasion de la fête de Saint Joseph l’ouvrier coïncidant avec celle du Travail. Bilan: au moins 16 morts dont un prêtre et une centaine de blessés. Une mosquée a été incendiée par un groupe de gens en colère, en guise représailles.

 

Cette attaque a causé la mort d’au moins 16 personnes: un prêtre, un policier et un enfant notamment. Une centaine d’autres ont été blessées et conduites aussitôt à l’hôpital par la Croix-Rouge centrafricaine. Le prêtre tué est l’abbé Albert Toungoumalé Baba. Cette flambée de violences survient après les affrontements entre les forces onusiennes de maintien de la paix et les bandes armées fidèles au surnommé général Force, un chef de guerre du quartier PK5 le mois dernier. Et aussi, les menaces dans la ville de Kaga-Bandoro que les ex-Séléka font peser sur les institutions du pays. Les tensions dans la population semblent de nouveau palpables.
Ces nouvelles violences ont commencé mardi par un incident impliquant un certain Moussa Empereur, un homme appartenant au groupe d’autodéfense de Nimery Matar Djamous alias Force. L’homme aurait été blessé par des Forces de sécurité intérieure. En représailles, un groupe d’hommes armés venus du PK5 a attaqué l’église Notre-Dame de Fatima dans laquelle étaient rassemblés des centaines de fidèles catholiques pour la messe. Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui a appelé au calme mercredi, invitant la population à ne pas tomber dans le piège de la vengeance ou des représailles à caractère religieux. Le président Faustin Archange Touadéra a quant à lui déclaré que «la population ne doit pas se laisser manipuler. Il y a des gens contre la paix. Ils ne passeront pas».
A Bangui et dans le reste du pays, on redoute le retour à un spectre de violences qui depuis 2013 ont mis la Centrafrique à feu et à sang. La Mission des Nations unies en Centrafricaine (MINUSCA) et les autres membres du G5, une plateforme engagée dans le maintien de la paix, ont redoublé de vigilance.

Azer ZATABULI

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