Un Dimanche en paroisse : Notre-Dame de Lourdes de Sibiti (Diocèse de Nkayi)

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Paix dans les cœurs, dans la paroisse et le diocèse
La Paroisse Notre-Dame de Lourdes de Sibiti a célébré le troisième dimanche de Pâques dans un contexte de paix, telle que la paix donnée aux Apôtres par le Christ Ressuscité. C’est ce thème de la paix qui a d’ailleurs constitué l’ossature de l’homélie de l’abbé Eric Serge Batia Loufouilou, curé, qui a célébré la messe de 10h30, concélébrée par les abbés Ulrich Faïtan Mbouaki et Aubin Mboumba, vicaires. La chorale Notre-Dame de Lourdes de Sibiti a animé la messe. Voici le libellé de l’homélie du célébrant!


Frères et sœurs en Christ, comme le dimanche dernier, le Seigneur Jésus Ressuscité prononce à ses disciples cette parole rassurante: «La paix soit avec vous!»
En effet, selon une recommandation de Dieu dans Nb 6,26: «Que le Seigneur tourne vers toi son visage et te donne la paix», la paix est le bien le plus précieux que le Seigneur a donné à l’humanité. Souhaiter la paix veut dire pour Dieu: bénédiction, protection, grâce et présence divine.
Après la mort de Jésus, les disciples sont dans une situation de peur, d’angoisse, de désolation, d’abandon... C’est pourquoi, le Ressuscité, en leur apparaissant, les rassure d’abord par le souhait de la paix. Cette paix qui manque dans les cœurs des disciples, ce manque de paix qui plonge les disciples dans l’enfermement, Jésus vient la leur donner afin qu’ils aient la joie et comprennent le sens des Écritures: «Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous: il fallait que s’accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes».
Les disciples font désormais l’expérience du Ressuscité en le touchant, l’écoutant et partageant le repas avec Lui. C’est sur la base de cette expérience indiscutable que se fondera et se construira la foi des Apôtres et de l’Eglise. D’ailleurs, Pierre n’aura plus à nier et renier son Maître, mais affirmera avec conviction: «Lui, le Chef des vivants, vous l’avez tué, mais Dieu l’a ressuscité d’entre les mort, nous en sommes témoins».
Frères et sœurs, célébrer Pâques dans le contexte qui est le nôtre aujourd’hui, serait de nous poser quelques questions: sommes-nous convaincus que le Christ est bien vivant dans nos moments de peur et d’angoisse? Pourrions-nous être les témoins de sa résurrection dans la mesure où nous ne participons pas à faire régner la paix par nos paroles et nos actions. Sommes-nous disposés à puiser en Jésus les forces nécessaires pour devenir à notre tour une source de paix pour les autres, pour notre nation et pour notre monde?
Bien-aimés de Dieu, notre temps attend de nous, chrétiens, que nous soyons au premier plan pour témoigner par nos pensées, nos paroles et nos actions que Jésus est vivant. Il est parfois et même souvent facile de le dire, mais le faire est difficile. Difficile, parce que nous avons peur; difficile, parce que nous ne donnons pas le témoignage véritable; difficile, parce que nous nous enfermons dans nos propres convictions; difficile, parce que nous pactisons avec le faux.
Mais, comme nous ne sommes pas seuls, tournons-nous vers notre Seigneur et Sauveur, victorieux de la mort et du mal, pour qu’à l’image et à la suite de Pierre, nous soyons capables de dire et de faire. Qu’il nous envoie l’Esprit Saint qui extirpera de nos cœurs toute peur, toute frayeur et toute crainte pour que nous nous levions en professant avec sûreté que Jésus est vivant et qu’il nous envoie pour donner la paix, la joie et l’amour au monde. Amen.

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