Diocèse de Pointe-Noire : Sanctions à l’encontre de deux membres du clergé

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Dans une adresse épiscopale et pastorale à tous les ouvriers apostoliques, prêtres, religieux et religieuses et aux laïcs responsables diocésains, Mgr Miguel Angel Olaverri, évêque de Pointe-Noire, a prononcé des sanctions canoniques à l’encontre d’un diacre et d’un prêtre.

 

Après avoir pris l’avis des  membres du Collège des Consulteurs, «j’ai décidé d’arrêter l’expérience du diacre Goma Koussali Quentin. Il ne sera pas ordonné prêtre et il est maintenant exclu de présence à la Paroisse Christ Roi (il est déjà en famille). La procédure de sa réduction à l’état laïc est déjà en route. Les conclusions du dossier juridique, civil en cours ne permettent pas au point de vue canonique de poursuivre son parcours. Le diocèse procédera à le soutenir économiquement pendant un an, en attendant la décision de Rome», a écrit l’ordinaire du diocèse de Pointe-Noire.
De même, ayant entendu le Collège des Consulteurs, après des enquêtes opportunes, Mgr Miguel a décidé de suspendre de toutes activités ecclésiastiques l’abbé Eric Fabrice Mavoungou. La suspension ne couvre pas seulement ses activités au sein de la Paroisse Saint Joseph de Loussala, mais aussi dans l’ensemble de l’Eglise catholique qui est au Congo et partout ailleurs, sauf au Monastère de la Bouenza, précise l’évêque de Pointe-Noire. L’abbé Eric Fabrice Mavoungou est suspendu à cause du scandale causé dans le vécu de son célibat, dit la circulaire de l’évêque. Ainsi, il est affecté au Monastère de la Bouenza jusqu’à nouvel ordre. Il est également suspendu de toute responsabilité comme Aumônier National et diocésain de la Schola Populaire.
Par pudeur et pour préserver l’intégrité morale de ces deux membres du clergé, la circulaire de l’évêque ne précise pas la nature des faits qui leur sont reprochés. Pour le diocèse de Pointe-Noire, finie donc la période où on étouffait certains scandales…
Adultères, pédophilie, incestes, viols sont présents dans toutes les sociétés, dans tous les corps de métier, et aussi dans toutes les Eglises. Qu’elles soient évangéliques, salutistes, méthodistes, orthodoxes, les églises dites de réveil, etc. Ce n’est pas l’apanage des seuls catholiques. Des moments de faiblesses, tout le monde en connaît, tous les humains les vivent, prêtre, pasteur ou pas.
On imagine que les faits reprochés à ces deux abbés sont suffisamment graves, pour que l’évêque ne puisse faire autrement que prendre de telles sanctions.
D’ailleurs Mgr Miguel ne se contente pas seulement de sanctionner. Il va bien au-delà. Il lance un cri d’alarme à l’endroit de ses prêtres. «Pour que nous puissions réfléchir comment nous pouvons nous entraider quand les choses ne marchent pas bien dans notre vie sacerdotale. Ne restons pas seulement dans les aspects négatifs d’une sanction, mais voyons comment accompagner dans le cheminement vers la sainteté tous ceux d’une façon ou d’une autre vivent dans des grandes difficultés. C’est une exigence de notre vie sacerdotale» a écrit l’évêque.
Mgr Miguel accorde donc une grande importance à la construction de vraies équipes sacerdotales dans les presbytères, où devrait régner un vrai partage d’expérience spirituelle et missionnaire. Pour se soutenir les uns les autres. «Si la sainteté des autres n’est pas notre affaire, nous ne nous sauverons pas tout seul» conclut l’évêque à ce sujet.

L’invite de Mgr Miguel
à l’effort de Carême
Par le Mercredi des Cendres, le 14 février, l’Eglise est entrée dans le Temps de Carême. Dans sa lettre à tous les ouvriers apostoliques du 7 février 2017, Mgr Miguel Angel Olaverri invite le peuple de Dieu de l’Eglise qui est dans le diocèse de Pointe-Noire à prendre comme guide le message du Pape François pour cette période liturgique. «Que chacun puisse rejoindre l’invitation du Pape pour approfondir la pratique du jeûne, de l’aumône et de la prière…Nous commençons la campagne de l’effort de carême qui doit permettre à chaque paroisse de s’acquitter du quota destiné au soutien aux séminaires» a écrit l’ordinaire du diocèse de Pointe-Noire.
A ce propos, l’évêque constate que certaines paroisses ne font pas l’effort nécessaire pour le soutien aux séminaires. Ainsi, prévient-il, si les paroisses n’arrivent pas à faire face à cette obligation, il réduira drastiquement l’envoi des séminaristes à partir de l’année prochaine. «Aimer l’Eglise n’est pas une affaire de paroles, mais de sacrifices parfois nécessaires, qui s’imposent devant une réalité sociale dure et difficile à remonter», a dit Mgr Miguel Angel Olaverri.

Jean BANZOUZI MALONGA

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