Une église en construction : en huit ans, quel chemin parcouru!

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L’histoire de Kombé est identique à celle de Talangaï et étroitement liée à l’histoire politique entre la République Démocratique du Congo et le Congo Brazzaville. Située environ treize kilomètres au Sud de Brazzaville, sur la route nationale n°1, après le pont du Djoué dans le 8ème arrondissement Madibou, Kombé fut un petit village des pêcheurs et qui est devenu un grand quartier, accessible par route avec plusieurs carrières.

En effet, le vendredi 21 août 1964, à la suite d’une affaire de trafic d’armes, des incidents éclatent au Congo Léopoldville, aujourd’hui Congo-Kinshasa. 25.000 compatriotes qui y vivaient sont expulsés sur décision de Moïse Tchombé, premier ministre du gouvernement central transitoire, ministre des affaires étrangères, du plan, du commerce extérieur et de l’information. Ces nombreuses familles, en majorité des chrétiens, membres des confessions religieuses comme catholiques, protestants, salutistes et Kimbanguistes, avaient alors abandonnés tous leurs biens à Léopoldville (parcelles et cultures maraichères). Le premier bateau transportant les expulsés avait gagné le débarcadère de Brazzaville dans les premières heures de l’après-midi. Ces milliers d’hommes, de femmes et d’enfants chassées, accueillies à Brazzaville par les autorités politico-administratives de l’époque étaient logés dans des lycées, collèges et écoles, une sorte de camps, obligés de vivre ensemble. Heureusement que c’était la période des vacances scolaires pour être à l’abri des intempéries. Certains avaient regagné les quartiers comme Potopoto et Bacongo où ils avaient des parents, et d’autres par contre, ne savaient pas où aller. Des facilités leur furent octroyées par le Président de la République, Alphonse Massamba Débat, pour qu’ils puissent acquérir des parcelles de terrain, dans la partie nord de Brazzaville, pour certaines, sur le plateau de Talangaï non encore lotis, auprès du propriétaire foncier Joseph Ngobali. D’autres, à Kombé, à près de 17 km au sud de Brazzaville pour se faire une nouvelle vie en créant une zone agricole avec le concours de la coopération chinoise.
C’est alors que deux chrétiens, l’un catholique, M. André Koubemba et l’autre protestant, M. Nsangata, grand-père de l’actuelle présidente du quartier de Kombé, Mme Joséphine Makossi, décident de construire une chapelle sur autorisation de Mgr Barthélémy Batantu, alors archevêque métropolitain de Brazzaville qui donna le nom de Saint-André Kaggwa, en souvenir des martyrs de l’Ouganda. La bénédiction solennelle de cette chapelle a eu lieu le 3 mai 1991 et placée sous la tutelle de la paroisse Saint-Paul de Madibou. Comme la plupart des paroisses, l’histoire de la métamorphose de l’église est inséparable des séquences d’accession des prêtres au sein de cette paroisse. L’arrivée de l’abbé Dieudonné Mboungou comme curé de la paroisse à révolutionner les choses, de par sa vision évolutive en apportant un enseignement spirituel de tolérance, d’écoute, mais surtout de solidarité, afin de réussir le développement dans la diversité des opinions en une croyance commune pour l’avenir de notre Eglise locale.
Cette culture se solidifie, se consolide et s’épanouit dans le travail d’une communauté à l’avant des divisions partisanes. La communauté chrétienne de Kombé, longtemps encrée dans les incertitudes et déchirures de mode de vie s’attache dorénavant à l’Amour en Dieu et du prochain. Tel est le nouveau visage de la pédagogie pastorale imprimée par le curé pour le bon fonctionnement de la paroisse. A l’occasion de la 54e journée mondiale de prière pour les vocations, le dimanche 7 mai 2017 en la Basilique Saint Pierre de Rome, Sa Sainteté le Pape François a rappelé que le prêtre était choisi par le Seigneur «non pas pour faire carrière», mais pour faire, en son nom, une mission de maître, de sacerdoce et de pasteur (extrait tiré de l’Agence News va).
C’est dans cette dynamique que l’abbé Dieudonné Mboungou (Petit Piment), homme humble, dévoué, ordonné et travailleur infatigable, avec une grande rigueur qui le caractérise entreprend des initiatives louables, dont les résultats sont palpables et sautent aux yeux de tout le monde. Il s’agit notamment, de la construction d’une nouvelle église avec les fonds propres des chrétiens de Kombé. L’année 2017 a été riche et féconde en événements ecclésiaux avec l’organisation de plusieurs activités pastorales. Le 6 mars, Mgr Anatole Milandou, archevêque métropolitain de Brazzaville procédait à la pose de la première pierre pour la construction de la nouvelle église, suivie d’une messe d’action de grâces célébrée dans la vieille église. Une autre visite pastorale de Mgr Anatole Milandou a eu lieu au cours de cette même année où il avait célébré une messe dans cette vieille église. Moment choisi par deux religieuses de la Congrégation de la Divine Providence de Ribeauvillé de célébrer leur jubilé par l’émission des vœux, après une formation au couvent des sœurs de la Divine Providence situé non loin de la paroisse. Ces deux sœurs exercent leur mission pastorale à la paroisse Saint Jean Marie Vianney de Mouleké. C’est en 1953 que sœur Edouard Joseph est accueilli chez les sœurs de Saint Joseph de Cluny à Brazzaville et entame les négociations pour l’implantation de la Congrégation à la paroisse Sainte Marie de Ouenzé. Toujours au cours de l’année 2017, le dimanche 24 décembre, Mgr Francisco Escalante Molina, nonce apostolique au Congo et au Congo a été l’hôte de la chrétienté de Kombé. Au cours de la messe qu’il a célébrée, le nonce apostolique a félicité et encouragé les chrétiens de Kombé a doublé plus d’efforts pour achever les travaux de construction de l’église. Une année après sa première visite, c’est-à-dire le 4 mars 2018, Mgr Anatole Milandou a une fois de plus effectué une visite pastorale à Kombé, non pas seulement pour voir les travaux de la future église, mais pour être en communion avec les chrétiens de Kombé en prêchant l’amour du prochain et les invitant à conjuguer plus d’efforts pour l’achèvement des travaux. Au cours de cette messe, on a noté la présence des membres de la Fraternité Notre-Dame des Sans frontières, créée par l’abbé Dieudonné Mboungou.

Succession des curés

2010 : Autonomie et érection en paroisse. Depuis lors, quatre curés se sont succédé: les abbés Jean de Dieu Mianzokona (2010-2012); Jean Godefroy Esther Locko (2012-2014); Aimé Fulbert Maléla (2014-2015). Depuis 2015 et jusqu’à ce jour, la paroisse est administrée par une équipe presbytérale de deux prêtres: Les abbés Dieudonné Mboungou (curé) et Vianney Armel Jaurès Mabondzo (vicaire).

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