Région Cardinal Emile Biayenda de la Congrégation du Saint Sacrement : Inauguration du Centre Eucharistique de Kinsoundi-Barrage

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L’internationalité de la Mission eucharistique tend à raffermir, à consolider les liens de fraternité entre les religieux, disciples d’Eymard (à quelque endroit qu’ils se trouvent) et à renforcer, du même coup,  les stratégies pastorales, avant de militer ardemment pour une mise en place effective des structures de ressourcement permanent ou d’expérimentation de tout ce qui est lié à la célébration, à l’adoration, à la vie et au témoignage de l’Eucharistie.


C’est dans cette ligne-là que la Région Cardinal Emile Biayenda du Congo-Brazzaville, regroupant les religieux et les agrégés du Saint-Sacrement, s’est vu doter d’un bijou, d’un édifice R+1, tout-flambant neuf devant servir de maison de ressourcement spirituel sur l’Eucharistie et de cadre agréé de méditation, de retraite ou de repos en vue de se refaire de nouvelles énergies dans la recherche de Dieu. La cérémonie d’inauguration du Centre eucharistique dénommé «Le Cénacle» (en rapport avec la dernière cène du Seigneur avec ses disciples au cours de laquelle l’Eucharistie a été instituée) s’est déroulée à la communauté sacramentine de Kinsoundi-Barrage, mardi, 6 février 2018, à 16 heures, présidée par Mgr Anatole Milandou, archevêque métropolitain de Brazzaville. A ses côtés, deux hôtes de marque venus spécialement de la maison généraliste de Rome, pour prendre part au chapitre régional des religieux de la Région Cardinal Emile Biayenda dont l’ouverture des travaux était prévue pour le lendemain. Il s’agit des pères  Martin Boukar Tine, vicaire général, conseiller pour l’Afrique et du père Benzy Philip Romician, économe général de la congrégation. Plusieurs invités ont pris part à cette cérémonie dont une cinquantaine des religieux et religieuses, les agrégés du Saint Sacrement, les paroissiens des paroisses sacramentines et d’autres de l’archidiocèse de Brazzaville.
Dans l’unique allocution prononcée ce jour, père Brel Daouda Malela, supérieur régional, a éclairé l’opinion sur la place et le rôle de ce nouvel édifice au cœur de la Mission eucharistique. Ce dernier a pris le soin et le temps de préciser entre autres faits marquants: «Nous sommes heureux qu’un tel bâtiment soit sorti de terre pour donner aux gens qui le désirent, de venir se ressourcer ici, de vivre l’expérience du désert dans un cadre adapté aux réalités de notre temps, au contexte conjoncturel qui nous alarme. Le Cénacle vient nous éveiller à la conscience chrétienne pour une Eucharistie célébrée, adorée, vécue et témoignée pour vivre une expérience particulière d’un Dieu qui se livre par amour comme nourriture et breuvage spirituels.»
Les travaux financés en totalité par la Province Saint Jean-Baptiste du Canada n’ont pas laissé l’orateur indifférent: «A la vue de ce bâtiment moderne, nos pensées vont droit à nos confrères du Canada, précisément ceux de la Province Saint Jean-Baptiste dont le financement a couvert les frais d’étude et de construction sur divers plans. Qu’ils trouvent en mes mots simples la vive reconnaissance méritée pour la Mission eucharistique au Congo.»
Cérémonie belle, riche en couleurs d’émotions suscitées, tour à tour par la prière de bénédiction dite par Mgr l’archevêque, par la visite guidée du bâtiment et un apéritif copieux offert à tous les invités. L’archevêque a parlé de «Renouvellement dévotionnel pour l’Eucharistie pour un engagement sincère en Eglise et un beau cadeau des pères canadiens en terre congolaise». Exactement ce que proposait le père Eymard, dès les premières heures de fondation à l’archevêque de Paris et aux «pieuses Dames» de Lyon venues se joindre à la célébration du Mystère de Jésus dans l’hostie: «Une eucharistie pour tous, à la portée de tous.» ce qui se traduit aujourd’hui par «Une Eucharistie de large proximité.»
A souligner que ce centre accueillera déjà de juillet à octobre 2018, quinze religieux sacramentins de la Conférence Africaine (RDC, Mozambique, Ouganda, Sénégal et Congo Brazzaville) pour la préparation aux vœux perpétuels dans la Congrégation. Séminaires, colloques et chapitres provinciaux ou régionaux se sont multipliés, ces dernières années pour impulser un nouvel élan de déploiement de la Mission eucharistique sur le terrain de la Pastorale d’ensemble. Partout dans le monde, dans plus de vingt-huit pays où la Congrégation du Saint-Sacrement s’est fortement enracinée, le cœur bat davantage à la faveur d’une réelle implantation du Mouvement eucharistique dans l’optique même de Saint Pierre Julien Eymard, fondateur de la Congrégation.

Père Claude Micky BENGUI, sss
Religieux du Saint Sacrement


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