Récollection du temps de l’Avent des enseignants de l’Ecole catholique (Archidiocèse de Brazzaville) : Renouveler la passion d’enseigner, éduquer et évangéliser

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En la veille du premier dimanche du Temps de l’Avent de l’année liturgique B, la paroisse Jésus Ressuscité et de la Divine Miséricorde a abrité samedi 2 décembre 2017, la récollection du Temps de l’Avent des enseignants de l’Ecole catholique de l’Archidiocèse de Brazzaville. Sur le thème: «Les déviances en milieu scolaire», elle a été organisée par la Direction diocésaine de l’Ecole catholique de Brazzaville (DDEC).

La récollection a été animée par le père Daniel Mbimi, vice-président de la Commission diocésaine de l’Ecole catholique (CDEC). Au nombre des participants, il y a eu Sr Claire Foueti Nganga, directrice diocésaine de l’Ecole catholique de Brazzaville, les inspecteurs coordonnateurs sectoriels de l’Ecole catholique de l’Archidiocèse de Brazzaville, les directeurs, directrices et responsables des établissements scolaires sous-tutelle de la DDEC, ainsi que les enseignants animant ces différentes structures.

Le père Daniel Mbimi situant l’auditoire sur les particularités de la liturgie du Temps de l’Avent, a affirmé: «La liturgie de l’Avent qui va durer quatre semaines, évoque tour à tour les deux avènements du Seigneur, soulignant en même temps que le Christ ne cesse pas de venir dans le monde et de se manifester aux hommes à travers la vie et le témoignage de ceux qui croient en lui.» Au terme de son introduction, le communicant a martelé en ces termes: «Le temps de l’Avent nous fait lever les yeux vers l’avenir, en communiant à l’espérance des temps messianiques qui remplissaient les cœurs quand Jean Baptiste criait dans le désert préparer la route du Seigneur. Et cette route, c’est l’homme que je rencontre et que je côtoie tous les jours, ce sont ces enfants dont nous avons la charge d‘enseigner, éduquer et évangéliser.»
Abordant la première partie de sa communication, intutilée: «Dieu à l’école catholique», père Daniel Mbimi, faisant ressortir les missions de l’Ecole catholique, a fait remarquer: «Fort de la longue tradition enseignante de l’Eglise catholique, et face aux tumultes de la société moderne, le Pape Jean XXIII a affirmé en 1961 que l’Eglise est Mater et Magistra, c’est-à-dire Mère et éducatrice. Le Concile Vatican II dans sa déclaration sur l’éducation chrétienne a réaffirmé haut et fort cet engagement en ces termes: «l’école catholique prépare les élèves à travailler à l’extension du Royaume de Dieu, de sorte qu’en s’exerçant à une vie exemplaire et apostolique, ils deviennent comme un ferment de salut pour l’humanité» Vatican dans Gravissimum éducationis». Par ailleurs, l’orateur a fait écho de cet engagement repris par les évêques dans leurs conclusions du synode pour l’Afrique consacrée à l’école: «La grande tâche, difficile mais exaltante que le synode confie à nos écoles ... est celle de définir avec rigueur et de transmettre efficacement nos cultures en ce qu’elles ont de viable et de transmissible.» Concluant la première partie de son exposé, l’animateur de la récollection a relevé: «Chaque établissement suivant son charisme et sa spiritualité donne à l’enfant l’herbe nécessaire pour sa croissance, car l’école catholique est une école pour la vie. Chaque établissement doit promouvoir l’identité catholique de l’école par l’enseignement de la culture religieuse, l’organisation des récollections, retraites spirituelles, les célébrations de la fête patronale et des messes d’obligation.»
La deuxième partie de la récollection s’est déroulée dans les carrefours où a été débattue et traitée la question posée par l’animateur de la récollection: «Quels sont les comportements déviants qui peuvent empêcher l’arrivée de notre Seigneur? Chez les élèves et les enseignants?» Pour ce faire, les participants se sont répartis en trois carrefours, correspondant à chacune des coordinations suivantes de l’Ecole catholique de l’Archidiocèse de Brazzaville: coordination Nord, Sud et Centre.
Les rapports synthèses des secrétaires de chaque carrefour ont servi d’intermède. Parmi les comportements déviants épinglés, il y a eu du côté de l’enseignant: désobéissance à la hiérarchie, retards récurrents aux lieux de travail, manque de ponctualité, refus de vulgariser l’identité catholique, manque de vocation, non maîtrise de la matière qui entraine le manque d’autorité devant les élèves et l’improvisation des cours, etc. Et du côté de l’apprenant: désobéissance, port et usage des armes blanches, vagabondage sexuel, absentéisme, choix des cours, consommation des drogues, incivisme, port des tenues extravagantes, avortement, puberté précoce, propension à la facilité, manque d’effort, etc. Après publication de ces rapports, l’homélie du célébrant, le père Daniel Mbimi s’est articulée autour de deux questions: «Sommes-nous prêts à faire de nos familles, écoles, des lieux où Dieu est présent? Sommes-nous prêts à reproduire les actes de Dieu dans nos cœurs?»

Gislain Wilfrid BOUMBA

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