Diocèse de Nkayi : La vie pastorale du diocèse connaît une activité marquée

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Les deux premières semaines du mois de novembre 2017 ont été marquées par une frénésie pastorale dans le diocèse de Nkayi. Nous y avons répertorié: la visite pastorale de Mgr Daniel Mizonzo, évêque du lieu, auprès de la paroisse Saint-Michel de Madingou-Poste; le week-end de formation jumelée des Communautés Jeunes de La Lumière et Kisito s’étant aussi déroulé à la paroisse Saint Michel de Madingou-Poste; les festivités du 60e anniversaire de la fondation du «mouvement Scholas populaire» dans le diocèse de Nkayi; les 30 ans de vie de prière et de dévotion mariale de la «Légion de Marie Jeune» diocésaine; et, enfin, la tenue du Congrès national du Mbongui Abbé Raymond Mboko.

 

Dans le plan stratégique pour la pastorale diocésaine qu’il a toujours dénommé lui-même son «chronogramme flexible», Mgr Daniel Mizonzo présente de façon détaillée ses multiples mouvements au cours de l’Année pastorale. Ce chronogramme englobe à la fois les grands rendez-vous diocésains, les événements particuliers religieux ou civils mais surtout, avec les différentes charges de l’évêque, ses déplacements à l’étranger et à l’intérieur du pays.
C’est ainsi que l’évêque s’est rendu à la paroisse Saint Michel de Madingou pour une visite et un séjour de travail du 11 au 12 novembre 2017. Cette paroisse se situe en plein poste même de Madingou, chef-lieu du département de la Bouenza. D’où l’emploi du suffixe «poste», pour le distinguo avec la jeune paroisse Sainte-Bernadette de Madingou Gare.
La paroisse Saint Michel de Madingou est une fondation des pères missionnaires du Saint-Esprit, les «Spiritains». Au fil de l’histoire, elle a été récupérée et mise sous la cure des prêtres diocésains, puis rétrocédée aux Spiritains depuis quelques années. Elle s’étend sur un territoire prenant en partie le Centre-ville de Madingou et les périphériques sur deux axes: Mabombo et toutes les communautés de la sous-préfecture, et l’axe du prolongement de la route nationale n°1 «Madingou-Nkayi» à mi-chemin: Kimpalanga.
L’équipe presbytérale de la paroisse Saint Michel pour l’Année pastorale 2017-2018 est constituée du père Daniel Etshetebi Debuci, curé, et du diacre Arnaud Lisseke Missie. Tous deux sont de la congrégation du Saint-Esprit. Ils sont assistés par la présence dynamique des sœurs diocésaines du Rosaire, dont sœurs Marie Angèle Kongo-Nzoumba et Flore Brigitte Babindamana. Avec un coordonnateur paroissial, M. Apollinaire Mpika.
Pour ce qui est dévotions, comme dans toute l’étendue du diocèse rural de Nkayi, elles ne sont pas fournies. Mais les quelques mouvements que comptent cette paroisse ne cessent de lui donner une perspective d’optimisme qui fait vivre la communauté. Au cœur des travaux entre l’épiscope et le Conseil pastoral paroissial élargi, plusieurs questions ont été débattues et beaucoup de zones d’ombres élucidées. Parmi lesquelles, l’interrogation de l’équipe presbytérale: «Mgr, pourquoi seulement un prêtre pour notre paroisse, et non plusieurs comme ailleurs?» Il a fallu à l’évêque de dissiper la zone d’ombre en évoquant d’abord la sphère de l’«autonomie» de cette paroisse confiée aux Spiritains et ensuite le déficit en ressources humaines que traverse la province spiritaine du Congo. Pour le prélat, la solution est, soit dans le renforcement du personnel par la province elle-même ou dans le développement des stratégies pastorales inter-paroissiales en termes d’échanges du personnel clerc: un «Nsadissani clérical».  
La paroisse Saint Michel, est une illustration de la mise en œuvre d’un projet qu’il porte à cœur depuis peu, à savoir faire converger l’intention et les faits dans le slogan: «Un district, une paroisse». Ce qui l’a permis de parler des Quasi paroisses qui s’affirment: telle Boko Songho qui se rapproche petit à petit du standard vers son érection en paroisse de plain-exercice. Ainsi la mission que Mgr a confiée est celle d’œuvrer avec vaillance à l’érection d’une éventuelle paroisse dans la sous-préfecture de Mabombo.
Le séjour pastoral de Mgr Mizonzo a été couronné par la célébration de la messe pontificale, action de grâces. Quel faste? Quel enthousiasme et quelle sagacité de la part des fidèles réunis autour de leur pasteur? C’est ce que reflétaient les chants et les offrandes, la danse et la satisfaction de la communauté.
Pris en sandwich par le week-end épiscopal à Madingou-Poste, la Commission diocésaine pour la pastorale de l’enfance et de la jeunesse (CDPEJ), par le biais de son secrétaire général, M. Blaise Bobansinsa et visant elle aussi, l’exécution de son planning d’activités, réunissait à la paroisse Saint Michel de Madingou-Poste, les Kisito et les Jeunes de La Lumière (JDL) pour une session de formation. Cette formation longtemps ajournée, a eu pour vocation, de mettre la lumière et braquer le regard diocésain sur ces deux mouvements d’apostolat juvénile, dont la vie et les activités balbutient encore de nos jours. Abandonnés dans le passé ou discrets à cause de leur modestie, le contact avec eux, leur aura permis de s’offrir une ascension vers une reconnaissance diocésaine, car elles sont toutes deux des structures ressources en milieu juvénile. La formation leur a été dispensée par l’abbé Cellot Primat Nkounga Mabikas, sur le thème: «Eglise catholique et sectes: comment faire face aux Sectes et aux Nouveaux mouvements religieux (NMR) aujourd’hui?». Inspiré par les récents travaux de la Conférence épiscopale du Congo (C.E.C) à l’issue de sa 46e Assemblée plénière qui s’est achevée le 15 octobre 2017, le conférencier a fait remarquer à l’auditoire: «Ce thème semble en réalité redoutable et crucial dans la mesure où il leur permettra de définir, comprendre, apprécier et d’utiliser ces expressions sans les confondre chacun dans son contexte. Mais aussi évaluer, la nature des phénomènes que traduisent ces trois termes (Eglise-sectes-NMR). Les rapports extrêmement controversés et délicats entre elles: conflictuels ou tolérants;  entre ceux qui se disent Eglise d’origine ou mère, contre les dissidents ou séparatistes qui réclament posséder la vérité et l’authenticité apostolique, ne sont guère en marge. En tout état de cause, il est nécessaire de repenser l’apologie de l’identité chrétienne et stimuler la responsabilité de l’Eglise-mère. Enfin, le «défi» ecclésial envers les sectes et NMR sera de prendre conscience de notre Renouveau charismatique et évaluer notre efficacité pastorale. Et tant que possible sortir de notre apologétique fondamentale, pour les ramener tous au Père» soulignait-il. Les participants, il faut préciser ont été aussi instruits sur d’autres thématiques notamment: comment réussir un projet de vie? Et après un échange fraternel sur leurs dévotions et doctrines respectives.

Abbé Cellot Primat
NKOUNGA MABIKAS (Pour la Commission diocésaine de la communication sociale et médias)

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