Un Dimanche en paroisse : Paroisse Jésus Ressuscité et de la Divine Miséricorde

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«La proximité avec Dieu, c’est notre présence auprès des malades»

Dimanche 15 octobre 2017, au cours de la messe de 6h30, célébrée par l’abbé Bogdan Piotrowski, curé de la paroisse, qui a invité les chrétiens à être à proximité de Dieu. «La confession, l’eucharistie et la parole de Dieu doivent être le quotidien du peuple de Dieu. Vivre avec Dieu, c’est aussi, vivre auprès des malades, c’est assurer notre responsabilité auprès de nos enfants, en les envoyant au catéchisme», a-t-il affirmé.

 

Après l’ouverture officielle de l’Année pastorale dans l’Archidiocèse de Brazzaville, samedi 7 octobre dernier, la plupart des paroisses l’ont ouverte, le dimanche 8 octobre. La paroisse Jésus Ressuscité et de la Divine Miséricorde quant à elle, l’a ouverte dans le silence, précédant l’année catéchétique. La célébration eucharistique a été présidée par l’abbé Chelvy Ridy Massengo, vicaire de la paroisse les Saints Martyrs de l’Ouganda-Kingouari. Il a exhorté les chrétiens à pratiquer les talents que nous avons reçus de Dieu, tout en étant des bons serviteurs à l’instar du Christ, puisque Dieu nous a confié le monde dans lequel nous vivons, pour le bien de tous.

Abbé Bogdan Piotrowski, curé, Les catéchistes sont au cœur de l’annonce de la Parole de Dieu

*Vous avez été nommé curé de cette paroisse depuis 1997. Quelle est votre responsabilité?
**Je suis arrivé à la paroisse juste après la guerre de 1997. La première messe que j’ai célébrée était en la fête de la Sainte-Famille. Je suis le quatrième curé après les pères Morizur, Joseph et Adalbert. Cette année, nous avons célébré le cinquantième anniversaire d’existence de notre paroisse. Elle est sortie d’une chapelle «des Martyrs de l’Ouganda», bâtie en 1962. A son arrivée en 1967, père Morizur crée la paroisse Jésus Ressuscité, car selon lui, dans l’Archidiocèse de Brazzaville, il n’y avait pas de paroisse consacrée à Jésus Ressuscité. Il y a neuf ans que nous avons ajouté un deuxième titre qui est la Divine Miséricorde. L’année prochaine, nous fêterons les dix ans de ce nouveau titre de la paroisse «Jésus Ressuscité et de la Divine Miséricorde». La paroisse s’agrandit et s’enrichit en bâtiments abritant une école, un dispensaire, une bibliothèque et une grande salle de conférences. Ma responsabilité est celle d’un pasteur propre de paroisse: annoncer la Parole de Dieu et sanctifier le peuple par la célébration des sacrements. Dans ce contexte, sont inscrites toutes sortes de formation, surtout de nos catéchistes qui sont au cœur de la prédication de la Parole de Dieu.

*Qu’est ce qui caractérise la Paroisse Jésus Ressuscité et de la Divine Miséricorde?
**Notre paroisse est placée au centre de la ville, proche de l’aéroport Maya-Maya. Toujours en transformation, elle change son image, car des gens migrent vers les autres quartiers après le décès des parents, par contre des nouveaux arrivent. Actuellement, grand nombre de ceux qui prient dans notre paroisse viennent des quartiers périphériques de notre ville. Cela nous pose le problème d’intégration de nos paroissiens. La paroisse porte aussi la griffe de la «Miséricorde» de Dieu. Grâce au tableau de Jésus Miséricordieux, provenant de la Pologne, nous avons introduit le culte à la Divine Miséricorde. Une Confrérie des Messagers de la Divine Miséricorde a été aussi créée dans notre paroisse. Celle-ci a été reconnue officiellement par l’Eglise. Suite à cette décision, chaque paroisse peut créer ce mouvement, afin de propager le culte à la Divine Miséricorde. L’année Jubilaire de la Miséricorde décrétée par le Pape François a été aussi une occasion pour mieux connaître les formes du culte à la Divine Miséricorde et apprendre à «être miséricordieux comme le Père». La Miséricorde de Dieu était toujours annoncée par Sœur Faustine et le Pape Jean Paul II.

*Quels sont vos défis pour cette nouvelle année pastorale?
 **Nos défis s’articulent autour de la formation. Nous allons voir le thème de cette année pastorale et l’approfondir avec nos paroissiens. Cette année, nous allons mettre l’accent sur nos mœurs et défauts qui détruisent nos familles et notre société. Chaque année nous faisons les formations pour les responsables des mouvements et les membres des deux Conseils à l’ouverture de l’année pastorale et après la fête de Pâques. Ces responsables à leur tour doivent faire le relais auprès de leurs membres pour approfondir ces thèmes. Nous allons continuer la formation des catéchistes, des ministres extraordinaires de communion et des membres des différentes commissions paroissiales. Cette année, dans notre Archidiocèse, selon les statuts des mouvements d’apostolat, nous serons obligés de changer tous les bureaux des mouvements et des Conseils pastoraux paroissiaux. J’espère que le changement rendra nos mouvements plus attractifs et nos membres plus dynamiques. L’intégration dans la paroisse passe aussi par les activités des mouvements. Nous voulons aussi cette année pastorale véhiculer le message de la Vierge Marie dit aux enfants à Fatima, à l’occasion du 100e anniversaire des apparitions de Notre Dame à Fatima. Les messages de Fatima étaient des messages de paix, «Marie disait que si on consacre la Russie à elle, il n’y aura pas de guerre». Le monde n’a pas écouté Marie, et la deuxième guerre mondiale a éclaté, le démon du communisme a envahi la terre. En regardant l’histoire du Portugal, ce pays a été épargné des deux guerres mondiales, grâce à Marie qui a donné ce message. Le problème de paix se pose en Afrique centrale et aussi dans notre pays; il faut que nous priions beaucoup pour la paix pour que Marie supplie son Fils Jésus. Le 13 octobre dernier, 100 ans après la dernière apparition de Marie à Fatima, notre paroisse a organisé une procession avec la Statuette de Notre-Dame de Fatima dans notre quartier, en priant pour la paix et en appelant le monde à la pénitence.

*Votre bulletin Le Ressuscité travaille en collaboration avec La Semaine Africaine.  Comment marche cette collaboration?
** A Pâques 1999, nous avons sorti le numéro du Ressuscité 000, c’était encore fait avec nos moyens de bord. Malgré des difficultés, nous avons pu tenir notre publication. Cela fait deux ans que nous avons un bon nombre de personnes dans notre rédaction pour avancer au large. Notre bulletin est constitué de la vie paroissiale, la vie de l’Eglise, les différents thèmes des vérités de la foi, des thèmes pastoraux et sociaux. Le grand travail de mise en forme se fait aussi avec La Semaine Africaine. J’apprécie toujours cette collaboration avec vous et vos techniciens qui ont déjà l’expérience pour faire une mise en page d’un journal. Grâce à cette collaboration, notre bulletin a une bonne présentation. En 18 ans, nous sommes à 445 numéros, dans deux ans, je pense que nous aurons 500 numéros. Avec une nouvelle équipe à La Semaine Africaine, nous espérons continuer cette collaboration fructueuse. Je profite de cette occasion pour exprimer notre gratitude pour toute votre aide et assistance durant ces années de notre parution.

*Les chrétiens de votre paroisse participent-ils massivement aux activités paroissiales?
**Oui ils sont nombreux aux messes, même en semaine. Parfois ils viennent des quartiers éloignés malgré la conjoncture actuelle, pour participer aux messes et aux différentes activités de la paroisse et de leurs mouvements. Mais il faudrait qu’ils fassent plus attention aux messes dominicales. Par exemple: les enfants pendant l’année catéchétique viennent nombreux, mais au moment des vacances, ils ne sont plus là. Il n’y a pas de vacances pour Dieu. Cela doit nous interpeler. Chaque vendredi à 15 heures les chrétiens se rassemblent devant le tableau de Jésus Miséricordieux pour «l’heure de la Divine Miséricorde». Nous vous invitons à y prendre part de temps en temps.

*Le mois d’octobre est le mois consacré à la Vierge Marie, de quelle manière vos chrétiens vivent-ils cette prière?
**Chaque jour à 17 h, il y a la récitation du chapelet communautaire animée par le mouvement programmé. Pendant cette prière, il n’y a plus d’autres activités, tout le monde se trouve dans l’Eglise. C’est aussi l’occasion de confier nos problèmes à la Vierge Marie. Cette prière ne dure qu’une heure. Durant l’année pastorale, la communauté se retrouve à la grotte chaque samedi à 17h, pour réciter le chapelet, en méditant chaque fois un autre mystère du rosaire.

Aybienevie N’KOUKA-KOUDISSA,
journaliste de La Semaine Africaine

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