Dans la vie de Mgr Benoît Gassongo : L’évêque, le pédagogue, l’écrivain

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A l’occasion de la présentation du livre, publié à titre posthume, de Mgr Benoît Gassongo:«Conquête, résistance et terreur en Afrique équatoriale française. Un passé colonial oublié du Bassin de l’Alima-Nkéni 1911-1946», l’abbé Brice Armand Ibombo, historien et secrétaire général de la Conférence épiscopale du Congo, a retracé la vie et l’œuvre de l’évêque défunt, émérite du diocèse d’Owando.


Mgr Gassongo, prêtre et évêque
Parlant des points qui ont caractérisé la vie de Mgr Benoît Gassongo comme prêtre, l’abbé Brice Armand Ibombo a, d’emblée, évoqué un aspect souvent oublié du parcours de l’ancien évêque d’Owando, à commencer par le fait qu’il était avant tout prêtre. C’est une évidence, mais qui manque parfois de pertinence aux yeux de ceux qui ne le voient que comme un évêque, un pasteur d’âme. Mgr Gassongo était un éducateur, un pédagogue, un écrivain et enfin un historien. Il peut-être considéré comme l’un des premiers prêtres de la contrée Mbosi, avec Raphaël Ndangui, son confrère d’ordination.
Comme prêtre, il a exercé sa vie dans le monde Mbosi: à Saint-François-Xavier de Boundji, à Sainte-Radegonde, surtout de Tsambitso et à Brazzaville, notamment à Sainte-Anne où il a commencé sa vie comme jeune prêtre. Et c’est de Sainte-Anne d’où il est parti en suivant les pas du père Grivat pour fonder la mission de Sainte-Marie de Ouenzé, aujourd’hui Notre-Dame des Victoires. (Pour rappel, sa tombe se trouve dans l’enceinte de l’église Sainte-Marie de Ouenzé, le cinquième arrondissement de la ville-capitale, depuis sa disparition survenue dans des conditions non élucidées en 1981).
Mgr Benoît Gassongo a été ordonné prêtre en 1946 par Mgr Paul Biéchy. Ses compagnons de promotion d’ordination étaient quatre, y compris celui qui devait devenir le premier président de la République du Congo, l’abbé Fulbert Youlou et le premier archevêque congolais de Brazzaville, Mgr Théophile Mbemba. Ses deux autres confrères sont les abbés Raphaël Ndangui et Louis Loubassou. Il a fini sa vie d’abord comme évêque auxiliaire, puis par la suite comme administrateur apostolique de Fort-Rousset, aujourd’hui Owando.

Educateur et pédagogue
Mgr Benoît Gassongo a été un bon éducateur et un grand pédagogue. Il a été formé à l’école missionnaire de Saint-François-Xavier de Boundji comme instituteur, et a continué à exercer sa vocation d’enseignant, tout en étant prêtre. Il était soucieux de l’avenir du pays qui selon lui, passait par la formation et l’éducation des jeunes. Sa mission disait-il, à l’image de Mgr Prosper Augouard, était de former les hommes utiles à la société. Ce qui l’avait poussé par la suite dans la lignée des missionnaires à ouvrir des écoles partout où il est passé dans les pays Mbosi ou dans le Bassin Alima-Nkéni et à Brazzaville. Son côté pédagogue est beaucoup connu dans la zone Sainte Radegonde, la mission fondée par Mgr Augouard en 1899, la deuxième mission de l’Alima C’est là qu’il a passé le plus clair de son temps avant de devenir évêque à Owando.

Ecrivain et historien
Mgr Benoît Gassongo a été non seulement un prêtre-pédagogue, mais aussi, un écrivain et historien. Son talent d’historien se révèle dans les trois ouvrages publiés: «Mgr Augouard et l’implantation du christianisme au Congo 1881-1921»; «Otweré, la judicature ancestrale des Mbosi», publié aux éditions Les Lianes, et «Conquête, résistance et terreur en Afrique équatoriale française. Un passé colonial oublié du Bassin de l’Alima-Nkéni 1911-1946», paru aux éditions l’Harmattan Congo en juillet 2017, et préfacé par François Onday-Akiéra, sous l’inspiration de Robert Mbossa.

Alain-Patrick
MASSAMBA

 

 

 

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