Assemblée plénière des supérieurs majeurs au Congo : Père Brel Daouda Malela élu président, après la fusion des deux instances masculine et féminine

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Il s’est tenu, du 29 mars au 1er avril 2017, dans la communauté des pères franciscains de Djiri, au Nord de Brazzaville, l’assemblée plénière des religieuses et religieux, sous le thème: «La vie consacrée, signe de communion au Congo». Cette assemblée plénière a consacré la fusion de la Conférence des supérieurs majeurs du Congo et de l’Union des supérieures majeures, pour donner naissance à la Conférence des supérieurs majeurs au Congo.

Beaucoup de travaux ont marqué ces assises, entre autres, l’adoption des statuts et l’élection du bureau de sept membres, dont le père Brel Daouda Malela est le président. Le nouveau bureau qu’il dirige se présente comme une équipe de  baroudeurs, un potentiel d’expérience à la hauteur, dans la gestion des biens et des personnes. Désormais, ce nouveau bureau va travailler pour l’obtention de la reconnaissance juridique de la nouvelle instance mise en place.

Les assises de Djiri ont fait suite à une série d’évaluations au terme d’une année sainte, particulière, décrétée en 2015 par le Pape François, pour consacrer la vie religieuse autour des témoignages sur l’amour, l’espérance et la charité, au cœur du monde. C’était une assemblée toute particulière, inédite aussi, pour la logique du monde, qui a abouti, sous des ovations nourries, à la fusion longtemps souhaitée et encouragée même par Rome, pour de meilleures énergies au service de toutes et de tous.  
Cette assemblée mixte, la première de l’année 2017, a été convoquée par les supérieurs majeurs du Congo, dans les versions masculines et féminines sur ledit thème qui revêt une éloquence particulière, surtout en cette période d’évaluations sur une année dédiée à la vie consacrée et destinée à faire des religieuses et religieux, des témoins d’une espérance sincère au milieu des hommes et des femmes de notre temps. Il s’agissait aussi, en travaillant autour de ce thème, de pouvoir repérer les impacts laissés, courant cette année sainte de la vie consacrée, pour trouver des moyens d’accompagnement communautaire, un réel équilibre dans le raffermissement de la foi et la mobilisation de l’engagement au service de l’évangélisation.
Dans son homélie à la messe d’ouverture, Mgr Francisco Escalante Molina, nonce apostolique au Congo et au Gabon, a nettement clarifié le point de vue de l’Eglise sur la vie consacrée qui est, à n’en point douter, «le signe de communion pour le monde, pour notre pays, le Congo»; «communion entre nous, consacrés et avec les autres qui nous côtoient»; «communion aussi avec Dieu, en priorité et pour toujours». Le nonce apostolique a aussi encouragé l’initiative d’une même et seule conférence. «C’est cela aussi, le vrai signe de communion qui vous fera voir les choses dans une même direction et parvenir à des résultats probants et partagés en toute sincérité».
Les travaux ont connu une série de communications et d’échanges sur des sous-thèmes variés qui ont éclairé le chemin jusque-là parcouru et qui reste à parcourir sous une pluie d’exigences incontournables. Le thème de l’assemblée a été animé par le père Toussaint Ngoma, supérieur provincial des pères spiritains.
«Ce n’est pas facile du tout, de commencer ce que nous commençons avec nos deux familles désormais fusionnées en une. Mais, comme vous le savez, dans toute chose, il suffit aussi d’un bon éveil, surtout de reflexe aiguisé de toujours  mettre l’amour de Dieu et des autres, en première ligne, puis se pencher résolument sur la collaboration à divers niveaux», a  avoué le père Brel, président de ce bureau, à l’issue des travaux qui ont marqué ces assises. «En effet, que peut faire un bureau exécutif, renchérit Catherine, sans le soutien des autres pour espérer des choses aller dans le sens positif des choses?».
Le soutien, le bureau nouvellement élu l’aura, sans le moindre soupçon. Car, pour chaque supérieur majeur ou chaque délégué, témoin de cet événement, il faut relever le défi de l’audace et de l’ambition au service des communautés. Fusionner relève d’un réel engagement des uns et des autres, pour marcher les uns à côté des autres, se tenant les mains, regardant ensemble dans la même direction. «C’est une avancée réelle que de se sentir soutenus de part en part. Ensemble, nous affronterons les aléas de notre temps, pour valoriser la vie religieuse exposée à pas mal de désagréments qui ternissent son image de marque de jadis».
Ce point de vue de l’un des participants rejoint celui d’autres encore qui sont plus que déterminés à réaliser la communion dans la chair et dans l’esprit. C’est cette communion-là, dont l’Eglise, depuis les orientations données par le Pape François, ne cesse de promouvoir et d’encourager chez les personnes consacrées, données à l’humanité comme des signes de grande éloquence. La spécificité de cette assemblée plénière aura été sans doute, l’adoption  des orientations suivantes: maintenir notre engagement pour la communion, afin d’être de plus en plus des signes d’espérance au Congo; harmoniser les programmes des formations initiale et permanente d’une part, et ceux des différentes étapes de formation initiale d’autre part; revaloriser l’Institut Emmaüs, réviser ses structures d’animation et mettre en place une permanence; construire des salles appropriées pour la formation des jeunes au siège de la Conférence; réfléchir et approfondir la pastorale des  vocations; veiller à l’obtention de la reconnaissance juridique de la Conférence des supérieurs majeurs au Congo; avancer dans la réalisation d’une structure médicale pour religieux et religieuses; définir les modalités de la collaboration entre la Conférence et l’Aslav; donner mandat à la commission Justice et paix de la Congrégation des supérieurs majeurs du Congo de travailler en étroite collaboration avec les organismes qui œuvrent pour la paix, afin de parvenir à un retour définitif de la paix dans le département du Pool.     
Les participants à cette assemblée générale se sont donné rendez-vous en 2018, pour une évaluation à mi-parcours. La messe de clôture a été célébrée le samedi, 1er avril 2017 dans l’après-midi, en la Chapelle des sœurs Clarisses, par le père Nicaise Wilfrid Ossebi, vicaire épiscopal chargé de la vie consacrée.

Frère Stéphane
BIVOUMBOUKOULOU,
fca

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