Paroisse Saint François d’Assise (archidiocèse de Brazzaville) : La fraternité Saint Antoine de Padoue a soufflé sa 29ème bougie, sobrement

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Alors que l’Eglise universelle a célébré la veille, la fête de la Pentecôte aussi appelée la descente de l’Esprit Saint sur les apôtres, la fraternité Saint Antoine de Padoue de la paroisse Saint François d’Assise, a choisi la date du lundi 13 juin 2011, pour fêter son 29ème anniversaire, en toute sobriété. A cette occasion, une messe a été célébrée par l’abbé Vincent de Paul Malonga, curé et aumônier paroissial de cette fraternité, la toute première que compte la paroisse. Dans son exhortation, le curé de Saint François a invité les membres de cette fraternité à plus d’engagement, en s’inspirant des valeurs incarnées par Mgr Théophile Mbemba, premier archevêque congolais de Brazzaville, rappelé à Dieu il y a quarante ans.

La fraternité Saint Antoine de Padoue prend de la taille, et l’effectif de ses membres s’accroît aussi. On en compte à ce jour 150 et plus, bien que plus de 70 seulement sont actifs. C’est une fraternité composée des femmes uniquement, dont la tranche d’âge pour les plus jeunes est bien au-delà des vingt ou trente ans. «Les mamans venues de Bacongo», comme on les désignait dès la création de ce groupe, sous le révérend père Jean Morizur, d’heureuse mémoire. De cette fraternité, sont nés certains groupes de la paroisse, cas de la chorale Marana Tha, l’une des trois et la première que compte la paroisse.

Dans une paroisse vieille de soixante quatorze ans, qui regorge d’à peine une vingtaine de mouvements et groupes d’apostolat et de spiritualité, et qui peine à accoucher de réelles vocations sacerdotales et religieuses, la fraternité Saint Antoine de Padoue dirigée par la veuve Réglande Cécile Bassene Benazo reste sans doute, un foyer de vocations féminines. C’est fort probablement à ce titre que dans son homélie, le curé de la paroisse a rappelé que les fraternités sont plus que jamais «une chance pour l’Eglise». Il a exhorté les membres à plus d’engagement, de dévouement et de fidélité. Martelant abondamment sur une meilleure conservation du patrimoine humain, à travers notamment, le bon traitement que ces mamans devraient infliger ou faire infliger aux veuves et orphelins, dans leurs familles respectives. Car, l’expérience montre que les chrétiens mêmes les plus affermis ne manquent pas de redoubler d’ardeur pour brimer impitoyablement cette catégorie de la société.

La présidente diocésaine des fraternités et d’autres responsables paroissiaux et diocésains ou nationaux ainsi que pas mal d’invités ont honoré de leur présence cette célébration.

Comme par heureuse coïncidence, en cette semaine de l’octave de la Pentecôte et de la clôture prochaine de l’année dédiée à Mgr Théophile Mbemba, l’abbé Vincent de Paul Malonga n’est pas resté muet pour rappeler aux membres de la fraternité Saint Antoine de Padoue de sa paroisse que ce pasteur zélé, convaincu et fidèle dans son ministère n’a pas, son épiscopat durant, lésiné sur les mots pour défendre à cor et à cri les veuves et les orphelins, tout comme son plaidoyer contre les avortements.

Pour ce qui est de Mgr Mbemba, nous pouvons affirmer que sur la question des veuves, des orphelins et des avortements, sa parole s’est avérée perçante, puissante et prophétique. Nombreux sont ses messages et exhortations qui en disent long. Il faut d’ailleurs louer l’inspiration de l’actuel pasteur de Brazzaville Mgr Milandou, qui lui a consacré toute une année pour revisiter sa vie et son œuvre, en proposant à la chrétienté dont il a la charge le thème pasto-ral: «Chrétien de Brazzaville, organise ton Eglise et vis dans la foi»! Dans notre précédente livraison, Sr Marie Brigitte Yengo, religieuse issue de la congrégation des religieuses congolaises du Rosaire, l’une de ses œuvres, n’a-t-elle pas brossé le meilleur portrait de l’homme?

Aristide Ghislain NGOUMA

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