On ne va pas se mentir, soyons très attentifs, frères et sœurs !

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On ne va pas se mentir, parce que l’heure de vérité arrive. Tenons-nous la main dans la main et regardons en face, puisqu’il n’est plus utile de crier ou même d’intimider, pour enfin passer un message à son semblable ou mieux à son voisin. Faisant sa genèse, depuis la nuit des temps, le Congo a tout connu, de près comme de loin, des mures et des vertes, des bonnes et des mauvaises choses, du vrai et du faux enfin. Que cela n’étonne personne, car c’est là, le menu de la vie. Evitons, juste, d’avoir la mémoire courte.

 

Aujourd’hui, si la nation m’interpelle et que je suis serein, beaucoup d’entre nous doivent  l’être aussi. Il nous faut donc agir avec raison.  S’il faut relativiser, voyez-vous que chacun de nous a le droit et l’obligation de jouir d’un bon sens? Il serait donc inadmissible de désobéir au bien-être de notre nation, le Congo. Actuellement, le tableau de bord de notre pays démontre à suffisance que tous les signaux prémonitoires sont voyants et au vert et que cela confirme à suffisance le développement du Congo.
La maturité du Congolais d’aujourd’hui prouve bien que le modernisme commence pratiquement à se vivre au quotidien et, donc, la marche en avant du Congo se poursuit inexorablement, suivant effectivement une observation disciplinée et disciplinaire. Il y va de la moralité citoyenne.
Voyez le niveau des médias actuels dans notre pays; le rôle qu’ils jouent est tellement important qu’ils contribuent à édifier et influencer les analyses, sinon le discernement de certains d’entre nous. Grâce aux mêmes médias, nous nous rendons compte que le monde évolue et fonctionne à une vitesse vertigineuse et donc, notre attention doit être de rigueur quoique hier encore, il n’y avait pas autant de femmes ni d’hommes, pour dire un mot et se faire entendre; la preuve, me voici en train d’en profiter.
Dès lors, l’évolution des mœurs se confirme et nous en sommes au point de non-retour. Elle se matérialise en un état d’esprit qui permet entre autres, de reconnaître que la politique devient un outil nécessaire pour changer tant bien que mal la donne d’un pays comme le Congo, à travers un idéal fraternel. Le diagnostic est fait et il ne nous reste qu’à redéfinir les bases, à revoir nos principes, afin de marquer, d’un point ferme, la volonté de redynamiser l’évolution de notre pays, le Congo, et de sa jeune démocratie.
Armons-nous de courage et revisitons notre intérieur; il n’y a pas de mal à cela, puisque la reconnaissance donne un sens au passé; elle apporte la paix au présent et crée une réelle vision pour demain. Le Congo a toutes ses chances, pour sa réinvention possible et positive. On ne va pas se mentir, mes très chers. Notre patrimoine commun manifeste des besoins. Il est, par conséquent, demandé à chacun de nous, de le sécuriser et de lui apporter un confort à long terme. Notre combat, quant à lui, doit être celui des idées, afin de trouver des solutions à la stabilisation, à la diversification et la fortification de notre économie. C’est évidemment le plus dure mais possible avec le temps, afin de garantir  les investissements.
Le saviez-vous? Il était une fois, vivaient sur une même île, tous les sentiments et toutes les valeurs humaines: Orgueil, Tristesse, bonne Humeur,  Richesse, Sagesse, Savoir et tant d’autres encore, Amour y compris… Un jour, on annonça que l’île allait être submergée et disparaître, de fait. Alors, tous préparèrent leurs biens sur des embarcations, avant cette fin fatidique et décidèrent de quitter l’île. Seul Amour resta, attendant de partir en dernier. Quand l’heure de la catastrophe arriva, Amour décida de demander de l’aide; Richesse passant tout près, dans un luxueux bateau, Amour lui dit: «Richesse, peux-tu m’emmener?». «Non! Je ne peux pas mon cher Amour, car j’ai beaucoup trop d’or et d’argent dans mon bateau et il n’y a pas de place pour toi…».
Avec le même enthousiasme, Amour décida de passer à Orgueil et lui demanda de l’embarquer dans son magnifique bateau. Orgueil  lui répondit: «Il n’y a pas de place pour toi auprès de moi, de peur que tu détruises la perfection qui règne dans mon bateau».
Ensuite, passa à son tour la tristesse et l’amour lui dit: «S’il te plaît, Tristesse, peux-tu me prendre avec toi?». «Oh Amour! Lui lança Tristesse, je suis si triste que j’ai besoin d’être seule; évite-moi d’autres soucis…». Juste après, passa la bonne Humeur qui, elle, était tellement heureuse qu’elle n’entendit même pas l’appel de l’Amour. Au passage du «Fou» de l’île, l’Amour ne se lassa pas. Tout au plus, le pria-t-il de l’embarquer et, malheureusement pour lui, celui-ci rétorqua: «Mon œil oui, sur l’île tu n’as pas pu et c’est ailleurs que tu veux aller me livrer?».
Soudain, une voix pleine de considération s’éleva au loin à la grande et heureuse stupéfaction de l’Amour: «Viens mon cher Amour, je t’emmène avec moi, pour une fois peut-être, pour des services rendus». L’appel était celui d’un vieillard bien assis dans son hors-bord, tellement ravi, heureux et si rempli de joie qu’Amour oublia de lui demander qui il était. Arrivés sur la terre ferme, le vieillard s’en alla sans tambour ni trompette. L’Amour, lui, se rendant compte quelques instants après, combien il lui était redevable, alla demander au Savoir: «Au fait, toi qui sait tout, dis-moi un peu, qui était le vieillard qui venait de m’aider?».  «Celui qui t’a aidé! Mais c’est bien le gentil Temps mon cher, le Temps», lui répondit le Savoir avec sagesse.
Chers frères et sœurs, vous vous demandez assurément quelle est la moralité de cette anecdote. Le Temps, seul le Temps est capable de comprendre et de faire comprendre à chacun de nous, combien l’Amour est essentiel dans la vie et il ne se matérialise nécessairement que par la reconnaissance, puisque, seul, le temps est révélateur de la vérité pure et simple.
Frères et sœurs, on ne va pas se mentir. Laissons le temps au temps. Que le Congo vive et que vive le Congo moderne!

Jean-Jacques Le Parrain MOI-BAYONNE