Plaidoyer pour la non-violence et la cohésion nationale dans les pays africains

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Depuis de nombreuses années, un certain nombre de comportements répréhensibles font légion en Afrique. Ce qui a généré, de manière incontestable, des conflits incessants en matière de gestion publique, une absence notoire de convictions patriotiques de la part des hommes politiques, voire le chaos.


De nos jours, force est de constater une extrême lassitude des peuples d’Afrique, qui sont condamnés à vivre durablement dans un climat d’insécurité, où l’on enregistre des scènes récurrentes de violence et des guerres fratricides, au détriment d’une paix véritable susceptible de leur assurer bien-être et progrès social.
Pour le cas de notre pays, il existe foncièrement une sorte de déconnexion profonde entre le désir des Congolais à vivre en paix, à rejeter d’une part les conflits fratricides qui ne cessent d’endeuiller nos familles respectives et d’autre part, l’ambition souvent démesurée de nos dirigeants qui ne possèdent pour unique objectif que l’accès au pouvoir suprême par tous les moyens.
Devant un tel cliché de tendances divergentes entre la volonté populaire et les tergiversations de nos responsables, l’Association S.o.s Culture pour le Développement et le Progrès qui a, entre autres objectifs, la promotion de la paix, la non-violence et l’unité nationale, entend apporter sa modeste contribution, afin de pouvoir réaliser les idéaux susmentionnés.
Lorsqu’on aborde certaines questions d’utilité publique sous une approche foncièrement républicaine, il est indispensable, pour les hommes politiques, d’avoir des dispositions naturelles à être patriotiquement corrects et que celles-ci soient sujettes à des formulations consensuelles de promotion de la culture de la paix, de la non-violence et de la cohésion nationale.
La substantifique patriotique doit être dégagée et privilégiée, dès qu’il s’agit de considérer l’intérêt général. En terme d’état d’esprit, la non-violence est une philosophie qui délégitime et décrédibilise toute velléité de violence dans la vie sociale. C’est une tendance générale à promouvoir le respect de soi et de l’autre et, de surcroît, une stratégie d’action politique pour combattre les injustices. Tout cela détermine donc l’attitude non violente qui peut se manifester sous forme d’expressions verbales susceptibles de générer des situations de violence.
Il sied de souligner que la non-violence n’est pas synonyme de pacifisme, autrement dit c’est une doctrine consistant à rechercher la paix en reprouvant tout acte de violence. Cette doctrine a été adoptée par de nombreux personnages dont le Mahatma Gandhi en 1921 en Inde, et le pasteur américain Martin Luther King aux Etats-Unis. A cet effet, Gandhi définit la non-violence par: «La participation en quoi ce soit que l’on croit maléfique».
Martin Luther King avait dit: «La non-violence est une arme puissante et juste, qui tranche sans blesser et ennoblit l’homme qui la manie. C’est une épée qui guérit».
Les partisans de la non-violence évoluent dans l’optique de la dénonciation de la violence dans le but d’éradiquer les risques des situations violentes. Par conséquent, toutes les politiques nationales et médiatiques doivent tenir compte de ce concept. C’est dire, également, qu’en privilégiant l’attitude non violente, il peut être probable de parvenir à dénouer des conflits aigus.
Le recours à la violence peut être somme toute une imprudence et permet de légitimer le besoin de justifier la violence de son adversaire. Etant entendu que, suite à une situation de violence qui ne possède généralement pas de justification éthique, l’opinion publique a toujours tendance à demander des comptes à l’auteur de ladite situation. De façon générale, deux tendances peuvent se dégager qui peuvent être comprises comme étant une méthode politique et sociale d’une part et d’autre part comme une spiritualité destinée à transformer qualitativement toute personne.
En définitive, les Congolais doivent songer, avant toute chose, à préserver les acquis et répondre favorablement à cette campagne que nous venons d’engager sur la non-violence et la cohésion nationale. Il est de notoriété publique que la paix seule est le garant du développement du pays. Nous voulons que la conception de S.o.s Culture concernant la paix culturelle qui sous-entend la défense de la paix en toutes circonstances, soit intériorisée par tous les fils et filles du pays. Nous assistons à une sorte de déperdition des consciences au plan social, politique, économique et culturel. Ce qui peut engendrer un retard dans ce cadre du développement du pays.
Nous voulons contribuer à éviter de compromettre le devenir des jeunes qui, très souvent, sont potentiellement aptes à suivre les mauvais exemples des adultes. En outre, nous sollicitons le ressaisissement des leaders politiques, quels que fussent leurs obédiences spécifiques, afin que ceux-ci puissent intégrer notre dynamique en faveur de la non-violence et de l’unité nationale.
Enfin, nous dirons que le changement des mentalités dans le sens positif est l’alternative à tous les maux que nous avons décriés précédemment à l’effet de bâtir une nation prospère.

Michel
MAKITA-NGUELOLO
Libre penseur
et Analyste politique,
Président de l’Association S.O.S. Culture pour le Développement et le Progrès

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