Proposition de chronogramme, pour réussir l’année de l’éducation, une des priorités du gouvernement en 2014

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Depuis quelques années, le gouvernement congolais institue des budgets programmes, afin de pallier aux insuffisances dans l’élaboration et la gestion du budget de l’Etat. C’est ainsi que réuni en conseil de ministres, le 7octobre 2013, sous l’autorité du président de la République, Son Excellence Denis Sassou Nguesso, il a pris la mesure suivante: «Le budget 2014 aura pour priorité: l’éducation, l’industrialisation, l’équipement du Congo en infrastructures de base».


L’approche «budget-programme» se présente comme un processus qui permet au gouvernement d’articuler les priorités nationales avec le budget de l’Etat et de réaliser les objectifs de développement, dans un cadre cohérent et participatif. Malheureusement, force est de constater que la mise en œuvre des précédents programmes n’a pas obéi à la démarche d’un budget-programme. Dans notre article intitulé: «2013, année de l’éducation de base, de la formation professionnelle et qualifiante», publié dans La Semaine Africaine n°3263 du mardi 5 février 2013, nous rappelions aux décideurs congolais la démarche à suivre, au regard des faiblesses enregistrées lors de «l’exécution du programme 2011, année de la santé et de l’électricité». Après analyse, nous sommes convaincus que ces mêmes faiblesses y demeurent. Elles sont essentiellement dues à:
- la faible implication du parlement dans sa mission de contrôle;
- le manque d’attention du gouvernement (absence de rapport à mi-parcours);
- l’absence d’organes de coordination et d’évaluation;
- la non-élaboration d’un chronogramme d’exécution;
- l’insuffisance de la trésorerie qui ne respecte pas la périodicité des paiements;
- la faiblesse des ressources humaines en charge de la gestion des programmes;
- le déficit de communication qui constitue un frein à l’adhésion des bailleurs de fonds et des O.n.gs.
Aussi, notre modeste contribution propose-t-elle des remèdes susceptibles de pallier ces manquements dans la mise en œuvre du programme 2014 «volet éducation», étant donné que le bilan de 2013 n’a pas eu un impact réel sur le système éducatif congolais. Ce qui justifie, à juste titre, sa reconduction par le gouvernement, dans l’espoir d’atteindre les objectifs visés en fin d’année 2014. En perspective d’une gestion optimale du programme, avec des résultats plus visibles et des impacts réels, nous avons cru utile de rappeler aux gouvernants l’importance d’un maillon de la mise en œuvre d’un programme: le chronogramme d’exécution.
Le chronogramme retrace les périodes prévisionnelles d’exécution des activités et, surtout, le rôle de chaque acteur. Il permet aussi de définir la fonction de chaque partie prenante au programme. Ainsi, nous proposons ce chronogramme, pour la bonne exécution dudit programme.
Au terme de notre réflexion, nous osons croire que notre contribution a édifié les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du programme gouvernemental sur l’éducation en 2014. Aussi, souhaitons-nous l’adhésion de tous les acteurs, particulièrement les parlementaires, à la démarche proposée, en vue de favoriser la réussite et la gestion transparente de ce programme.

Pascal Marcellin OKOMBI
Economiste financier.

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