Ce qu’il faut faire pour séduire le peuple

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Je ne verse pas dans la provocation, loin s’en faut. Dans mes réflexions, je n’aborde pas des sujets qui fâchent, mais qui sont capables d’interpeler tout citoyen sensé. Il n’y a ni diatribes, encore moins d’invectives. Je dénonce des faits de société devenus de plus en plus néfastes. Je voudrais, simplement, par-là, attirer l’attention des hautes instances de notre pays sur la réalité de notre société, aujourd’hui. Certes, je critique, mais seulement, en même temps je contribue à la réhabilitation des valeurs qui faisaient la fierté de notre société.

J’étais encore mineur, quand je lisais, d’ailleurs avec plaisir, les ouvrages de droit. Partant, j’avais appris à respecter les institutions établies et les responsables d’un pays.
Aujourd’hui, de l’avis des observateurs étrangers, le Congolais passe pour cet homme qui dort sur un  matelas d’or, mais qui crève de faim, le lendemain. Bravo et merci à nos autorités, pour les travaux d’infrastructures qui désenclavent le pays. Il est en même temps souhaitable que des unités de production voient le jour dans notre pays, avec l’industrialisation tant promise, pour éradiquer le taux de chômage qui varie du simple au composé.
Même si «comparaison n’est pas raison», le Congo et le Gabon avaient connu le boom pétrolier, durant la même période. Le président gabonais, Omar Bongo, paix à son âme, avait eu la générosité de revoir à la hausse la grille salariale des fonctionnaires de son pays, afin d’assurer une répartition équitable de la rente nationale qu’est le pétrole. Ces opérations s’étaient tellement bien déroulées que jusqu’à ce jour, les résultats subsistent. Ainsi, le pouvoir d’achat du travailleur gabonais est trois fois supérieur à celui de son homologue congolais. Je m’étais rendu au Gabon, dans les années 80 et ce fait est ostensible. Le peuple gabonais est resté reconnaissant envers son président.
C’est pourquoi, au Congo, nous exhortons le président de la République à juguler les deux fléaux que sont les inégalités sociales et la corruption. Nous constatons que plusieurs arrivistes sont devenus très dérangeants, par une arrogance immodérée. N’oublions pas qu’en Afrique, tous les maux sont mis sur le compte du président de la République, alors que parfois, ce sont ses délégués qui n’en font qu’à leur tête, en étant plus royalistes que le roi. Je répète que mon leitmotiv tient lieu de sonnette d’alarme. J’écris en toute objectivité. Je ne suis pas instrumentalisé par quelqu’un. D’ailleurs, je suis trop autonome pour jouer les seconds rôles. Ce sont ces indicateurs et «fichistes» sans formation qui me calomnient.
Ceux qui me lisent, souvent, se souviendront de la remarque, je voulais dire de la citation du président Jacques Opangault qui, dans l’hémicycle, s’adressait au président Youlou, en ces termes: «Mon frère Fulbert, la politique est comme une girouette». Ce leader n’était pas sectaire, il vouait un soutien indéfectible à son chef hiérarchique, jusqu’au moment du déclin de son pouvoir. Pourtant, il n’était pas sudiste.
Un autre fait d’actualité est cette pagaille entretenue par les boulangers qui seraient majoritairement des Mauritaniens et qui fabriquent du pain sans mie. Ainsi, cette denrée manque de saveur. Que les immigrés d’Afrique de l’Ouest, dans notre pays, sachent qu’il y a un droit qu’un étranger ne doit pas usurper, parce qu’il est réservé aux nationaux. Ces immigrés se croient tout permis au Congo, alors que chez eux, les étrangers n’ont pas le droit d’exercer le petit commerce, sauf à se lancer dans l’industrie. C’est du protectionnisme et c’est mondialement connu. Comme si cela ne suffisait pas, ils ont la manie de thésauriser l’argent, pour le transférer dans des malles qui passent par notre aéroport international, sous le regard complice de nos hommes de la loi. La corruption, a-t-elle atteint son paroxysme ici?
En ce qui concerne le journaliste français François Soudan, que je respecte beaucoup, je crains qu’il ne survole l’histoire et l’anthropologie de notre pays, lorsqu’il déclare que la plupart des opposants congolais sont originaires du Sud. Les Congolais sont les mêmes, il n’y a pas à les diviser. Ils constituent un groupe composite. Autant que je m’en souvienne, lors de l’insurrection de 1963, les sudistes étaient plus nombreux à investir le palais du plateau pour déposer Monsieur l’abbé président Fulbert Youlou. Un journaliste doté d’une telle expérience comme François Soudan devrait être impartial. Je ne lui apprends rien, je ne suis pas journaliste de métier, je suis un commercial de formation, mais je mets en exergue ma force rédactionnelle et la dynamique de la communication, grâce au marketing, pour exprimer mes idées.
Au sujet de nos économies, en général, l’avantage de nos amis occidentaux réside dans leur force ou leur génie créateur. Chez eux, il s’agit de l’économie productive qui dépend du rendement et de la performance, tandis que la nôtre est réputée être une économie rentière et donc providentielle.
Quant à nos frères du Maghreb, ils emboitent le pas à leurs voisins méditerranéens. Grâce à leurs manufactures, ils importent de moins en moins mes produits dont ils ont besoin. Les Occidentaux maîtrisent les secteurs primaire et secondaire. Nous piétinons encore et restons dans le tertiaire.

Votre Serviteur
Francos UOMO

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