Eliminatoires CAN 2012 : Le Ghana arrive, la fièvre monte...

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On vivra, une fois de plus, un événement sportif, à Brazzaville, le dimanche 27 mars 2011. Les Diables-Rouges du Congo et le Black Star du Ghana en découdront, franchement, au Stade Président Alphonse Massamba-Débat. Pour le leadership du groupe 9 des éliminatoires de la CAN 2012, où sont en lice, aussi, le Soudan et le Swaziland. Un groupe suffisamment relevé, où la qualification est à prix d’or. Le Ghana et le Soudan, avec 4 points, chacun, caracolent en tête. Le Congo en affiche 3 et le Swaziland, exhibe 0 point.

 

On attend que les débats entre Congolais et Ghanéens suscitent un grand intérêt et draine un grand public. Aucune surprise, cela fait, simplement, partie des traditionnels joutes que se livrent Diables-Rouges et Black Star, aussi bien à Brazzaville, à Accra, Kumasi, que loin de leurs pays. On la souhaite donc plus sportive afin de respecter la tradition. Beau football, montagne de fair-play, dans les gradins et après le match. De ce côté-là, on a pratiquement plus rien à apprendre au public brazzavillois. Il est suffisamment sportif et respectueux de l’adversaire.

Ceci étant, entre le Congo et le Ghana, le décor est immuable, en 46 ans de confrontations. Le Ghana, invincible, a toujours le vent en poupe. Le combat s’annoncerait même déséquilibré, cette fois-ci, du moins théoriquement, le Ghana alignant ses stars de professionnels quarts finalistes au Mondial 2010,  prenant les « modestes» footballeurs congolais pour des cailles à sa portée.

Face à l’armada ghanéenne, le Congo aurait des raisons de paniquer. Mais, il ne panique pas, semble-t-il. Il se fait, plutôt, rassurant. L’enthousiasme du public, à l’entraînement quotidien des Diables-Rouges, depuis mardi dernier, en est la preuve. Sans doute, ce public voudrait voir son équipe tordre le cou aux mauvais canards qui prédisent sa chute. En réalité, le Congo donne plus de soucis et de frissons à ses supporters que ne le laissent percevoir certains.

Où en sont, finalement, les Diables-Rouges? Eternel refrain, à l’orée d’une campagne. Mais, il vaut mieux ne plus épiloguer sur leur préparation, à quarante huit heures du match.  Il est trop tard. Il faut seulement se  réjouir de l’arrivée de «la légion étrangère », tant il y avait du suspense dans l’air quant à sa présence. En dépit de la défection, au dernier moment, de Christopher Samba, blessé, semble-t-il.

Ces garçons n’attendent plus que le soutien populaire, pour s’extérioriser. Pour saisir la victoire par le bon bout. Puissent-ils être capables de relever ce défi. Pour qu’on crie, tous ensemble, «Vive les Diables-Rouges!»

Guy-Saturnin MAHOUNGOU

 

 

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