Coupe d’Afrique des nations de football cadets 2011 : Le Burkina Faso au firmament, le Congo en bronze !

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Les rideaux sont tombés sur  Rwanda 2011. La 9ème Coupe d’Afrique des nations de football cadets (moins de 17 ans) a vécu. Comparée à «Togo 2009», celle-ci a été plus offensive: 45 buts en 16 matchs! Et la palme d’or est revenue au Burkina Faso. En finale, samedi 22 janvier, il a épinglé le pays hôte, le Rwanda, devant son président de la République, Paul Kagamé, par 2-1.

 

Le Burkina Faso rejoint, ainsi, les nations déjà victorieuses de cette épreuve. Après avoir erré dans l’anti-chambre de la consécration suprême, de la gloire, les Etalons cadets sont, enfin, champions d’Afrique. C’est un grand jour pour le Burkina Faso, qui savoure son premier trophée continental de football. Le peuple burkinabè était secoué par une joie indescriptible. Il a jubilé. Il a dansé. Deux fois, malheureux finaliste (1999 et 2001), dans la même compétition, il goûte, enfin, au bonheur attendu.

Le Burkina Faso champion! Aux Congolais la médaille de bronze. Grâce à leur victoire (2-1), vendredi 21 janvier, sur la Côte d’Ivoire, en match de classement. Des buts signés Hardy Binguila (44e), d’un tir fulgurant des 35 mètres, et Moïse Nkounkou (86e). Alors qu’ils étaient menés au score.

Les Diables-Rouges cadets n’ont donc pas fait du tourisme au Rwanda. Ils ont, plutôt, bien joué le jeu. Et, dans l’ensemble, ils ont fait une forte impression, séduit par leur prestation. Ils ont frappé un grand coup, d’entrée, en dévorant la Gambie (3-0). Ensuite, ils ont partagé les points avec la Côte d’Ivoire (2-2) et battu le Mali (2-1). Pour ne baisser les bras, en demi-finales, devant le futur vainqueur, qu’à l’issue de l’épreuve des tirs au but. Ils étaient à égalité au temps réglementaire.

Que faut-il penser de cette représentation des Diables-Rouges cadets, sinon qu’elle est une divine surprise. On ne les attendait pas là, compte tenu de leur abandon, à un certain moment, par les autorités sportives nationales et des difficultés actuelles du football congolais. Aujourd’hui, place aux regrets: «Si on avait fait ceci, si on avait fait cela…». C’est donc une performance de plus, qui devrait inciter ces autorités à plus d’égard vis-à-vis de cette équipe, à poursuivre sa préparation, en vue des prochaines échéances, à commencer par le Mondial mexicain. On n’a pas le droit de dilapider ce capital confiance, bien au contraire. Il faut y veiller jalousement…

Guy-Saturnin MAHOUNGOU

 

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