CAN de Handball féminin ‘’Brazzaville 2018’’ : Que la fête du jeu à sept commence!

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

La ville de Brazzaville est encore à l’honneur. Elle abrite à partir de ce dimanche 2 décembre 2018 la 23e Coupe d’Afrique des nations de handball féminin. Ces retrouvailles ont pour enjeu la conquête du trophée Edith Lucie Bongo Ondimba, un don du président Denis Sassou Nguesso, que la Confédération africaine de handball (CAHB) met en jeu pour la deuxième fois après l’édition de Luanda en 2016.


Les inquiétudes liées à la bonne organisation d’un tel événement étaient nombreuses. Logique, le pays ploie sous le poids d’une crise financière. Mais qu’importe le flacon, pourvu que les férus du jeu à sept aient l’ivresse! Et l’ivresse, c’est le jeu, les joutes entre les dix pays en lice.
C’est pour la énième fois que Brazzaville, carrefour par excellence du sport africain, reçoit l’élite continentale du handball. Les Brazzavillois suivront donc avec plaisir et enthousiasme, quelque onze jours durant, le déroulement de la Coupe d’Afrique des nations des dames. Et on espère que leurs joutes seront une réelle attraction. Pourquoi ne seraient-elles pas également sportives et fraternelles en dépit du trophée à conquérir? Au6delà de simples empoignades dans les gymnases, les propriétaires et les organisateurs de cette fête rêvent avant tout une explosion d’unité de la jeunesse africaine. Cela n’interdit pas de bien jouer, de défendre avec brio ses couleurs. Pour faire voler en éclats le slogan mille fois clamé qui veut que l’essentiel est de participer!
Les équipes ont été réparties en deux groupes. Le groupe A est formé de la Tunisie, du Sénégal, du Cameroun, de l’Algérie et de la Côte d’Ivoire, tandis que le groupe B se compose de l’Angola, de la RDC, du Congo, pays hôte, du Maroc et de la Guinée.
L’Angola sera la principale attraction des onze jours de Brazzaville. Elle a déjà engrangé 12 titres continentaux, dont 8 consécutives entre 1998 et 2012. C’est dire que, depuis, chaque édition est une nouvelle tentative de mettre fin à son hégémonie. Quatre pays au moins essayeront de la détrôner. Mais,  les Angolaises ont toujours soif de victoire et n’accepteront pas d’être évincées. A ce point de vue, on est à l’orée d’importantes batailles qui ne tolèrent ni négligence ni improvisation. On les prépare. Des pays comme la Tunisie, le Sénégal, la RDC et le Cameroun n’ont pas lésiné sur les moyens pour contester la suprématie de l’Angola à Brazzaville.
Et les Diables-Rouges?

Le succès populaire de la compétition dépendra en partie du comportement des Diables-Rouges dames du Congo. Or, sur ce plan, la partie s’annonce délicate. Il n’empêche. Excepté l’Angola, les Congolaises ont des adversaires largement à leur portée au premier tour. Etant dans le même groupe avec l’ogre Angola, il est possible qu’elles atteignent les demi-finales et, donc, une médaille de bronze est envisageable. Le podium est justement l’objectif de la Fédération congolaise de handball.
Enfin, il faut le relever: l’hospitalité des Congolais est plus que centenaire. Tous les sportifs ayant foulé leur sol le savent. Elle n’a pas varié. C’est donc dans la fraternité que seront accueillis les participants au Challenge Edith Lucie Bongo Ondimba.
Il ne reste plus qu’à souhaiter la bienvenue à l’élite du handball féminin africain dans la cité brazzavilloise. Et que le meilleur remporte sportivement le trophée!

Guy-Saturnin MAHOUNGOU

Informations supplémentaires