La France championne du monde pour la deuxième fois : Les Bleus tout en haut de la planète foot

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

On y est : vingt ans après le sacre de 1998, l’équipe de France a brodé, dimanche 15 juillet au Stade Loujniki à Moscou, la deuxième étoile de championne du monde de son histoire en balayant la Croatie en finale (4-2). Ça se fête! L’Hexagone en délire. L’Hexagone en folie. On y rit. On y crie. On y pleure de joie. Bref, c’est tout un pays qui a exulté après le dernier coup de sifflet de l’arbitre.

Le président Emmanuel Macron lui-même était de la fête. Il n’a pu résister à l’hystérie collective qui s’est emparée des gradins du stade et des fans zones installées dans toute la France. Il a crié et dansé dans le vestiaire des Bleus comme un vulgaire supporter de Marseille, son club de cœur. Il a explosé d’une immense joie. Heureux de voir l’équipe de France ajouter un deuxième sacre mondial à son palmarès.
Il aura fallu attendre  vingt ans après le succès de la génération Zidane conduite par Aimé Jacquet pour vivre cette fête. Et ce n’est pas rien. L’actuel entraîneur, Didier Deschamps, fut le capitaine de cette équipe.  Ce destin doré, personne en France n’osait pourtant le prédire avant que les Bleus ne rejoignent la Russie, sauf un illuminé sur le plateau de la chaîne de télévision CNEWS. Après une phase de groupes poussive, cette sélection sensiblement remaniée et rajeunie après l’Euro 2016 perdue à domicile suscitait en réalité plus d’interrogations que de commentaires élogieux. C’était cependant oublier qu’elle était capable de lever tous les doutes. Elle  a été l’une des rares à bien  maîtriser de bout en bout la compétition. Au finish, elle aligne six victoires, deux en poules, une en huitième de finale, une autre en quarts de finale, une cinquième en demi-finale, enfin, la dernière en finale, contre un match nul lors de la dernière journée de la phase de groupes. Des succès qui font l’unanimité et que l’on salue chapeau bas.

Rigueur et discipline collective
On savait le football français très entreprenant, vif, précis, et adroit, inspiré, pétillant, fait de courtes passes, de redoublements et d’ouvertures. Un football capable de donner le tournis à l’adversaire lorsque la machine tourne à merveille. Ce football-là amusait la galerie. Comme Aimé Jacquet en 1998, Didier Deschamps l’a patiemment transformé en un football réaliste et compétitif. Car, il ne sert à rien d’offrir un jeu superbe mais stérile. Il fallait donc de la rigueur et, surtout, des qualités morales et psychologiques hors du commun. Dans une coupe, on joue moins pour la galerie. Il faut avant tout et surtout assurer le résultat. La France de Didier Deschamps l’a si bien compris  qu’elle a cru en sa victoire finale. Elle ne s’est jamais départie  de son calme même dans les moments critiques. Les Croates l’auront appris à leurs dépens.
C’est finalement un tournoi et une finale honnêtes que la France a remportés. Mandukic (c.s.c 19e), Antoine Griezmann (37e sur penalty), Paul Pogba (59e) et Kylian Mbappé (64e)  sont les artisans des buts victorieux de cette finale. Et pour se hisser sur le toit du monde, Didier Deschamps a utilisé les joueurs suivants: Lloris, Pavard, Hernandez, Varane, Umtiti, Kimpembé, Pogba, Ngolo Kanté, Nzonzi, Tolisso, Dembélé, Griezmann, Giroud, Mbappé, Fékir, Sidibé, Matuidi, Lemar, Benjamin Mendy, etc.
Un garçon de 19 ans sort du lot de ce groupe: Kylian Mbappé, auteur de 4 buts. Nombreux sont les spécialistes et observateurs impartiaux à conclure que par son talent inné et incomparable défiant toute comparaison, il a été le meilleur jeune du tournoi. Au Croate Modric, la récompense de meilleur joueur de la compétition, à l’Anglais Kane celle de meilleur buteur (6 buts) et au Belge Courtois, celle de meilleur gardien de but. Enfin, il faut souligner qu’en match de classement, pour la troisième place, la Belgique a dominé l’Angleterre par 2-0.

Guy-Saturnin MAHOUNGOU

Informations supplémentaires