Portrait : Désiré-Victoire Mouzita, petit poisson du basket au Congo!

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Dans l’équipe Lion Sport qui a remporté le 1er championnat d’Afrique militaire de basket-ball, le public a remarqué le comportement d’un joueur de talent qui l’a impressionné: Désiré-Victoire Mouzita. Il a conquis unanimement le cœur des férus congolais de la balle au panier. Ce garçon est un «playmaker» de charme. A 19 ans, il passe pour l’un des grands espoirs de sa génération à son poste.

Tout au long de la compétition, il a été l’attraction du public. Chaque fois qu’était annoncé son entrée sur le parquet, les spectateurs l’ont ovationné frénétiquement debout. Désiré-Victoire a été sensible à cette récompense: «Je ne m’y attendais pas. C’est mon premier tournoi continental; j’y ai participé pour avoir de la compétition et progresser».
Désiré-Victoire Mouzita a séduit tout le monde par sa grande maîtrise dans les dribbles, surtout le ‘’crossover’’, les passes et les changements de direction. Sans oublier son sens inné du jeu, son adresse, une excellente condition physique, ses tentatives de dunk (smatch), ses tirs à trois points et son saut explosif quand il fait un contre. Le poste de meneur semble fait sur mesure pour lui. Sa stature et sa rapidité font qu’il y soit à l’aise.
Ce joueur de 1,75m et 64 kg est élève de Terminale A 4 au Complexe scolaire Saint Expedit et sociétaire du CARA. Que de chemin parcouru depuis ses débuts, tout petit, en 2006! Il jouait au football et rêvait déjà de briller un jour balle au pied. Mais son frère aîné, Dersy, jouait au basket-ball et l’encourageait à l’accompagner au terrain, «pour voir»: «Ce fut le coup de foudre», se souvient Désiré-Victoire. «Alors, en 2008, moi et mon autre frère, Pascal, avions abandonné le football pour nous consacrer désormais uniquement au basket-ball. Notre aîné nous donnait des conseils. J’ai fait rapidement mon apprentissage et fini par signer en 2010 dans le club de mon frère aîné, CARA. On  s’entraînait à l’époque au lycée de la Révolution. J’étais encore minime, sous les ordres de l’entraîneur Milaur Ossombi, avant d’être surclassé en 2015 en disputant mon premier championnat avec les seniors».
Cette passion du basket-ball était-elle héréditaire? «Pas spécialement; papa n’a jamais joué mais était un passionné du basket. Ses amis, les frères Ossombi, Charlot et Papillon, étaient joueurs du CARA, à l’époque BCO», dit-il en souriant. «Nous étions trois frères basketteurs, mais je ne pensais pas connaître la réussite», ajoute Désiré-Victoire, garçon  à l’apparence timide mais en vérité terriblement motivé. Il sait ce qu’il veut. Ecoutons-le encore! «Des souhaits, j’en ai plusieurs. Que les autorités accordent les moyens susceptibles de favoriser le développement du basket congolais. Il nous faut des regroupements locaux et des stages à l’étranger, afin de traiter d’égal à égal avec toutes les équipes d’où qu’elles viennent».  
On attend de revoir ce garçon qui commence bien à écrire déjà son histoire.

Guy-Saturnin MAHOUNGOU

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