Coupe du monde de football : L’étourdissante course à la couronne mondiale a commencé

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L’événement tant attendu est là. Jeudi 14 juin 2018 a démarré, à Moscou, la 21e phase finale de la Coupe du monde de football. Trente-deux pays en lice s’y sont donné rendez-vous. Des moins nantis aux plus huppés. Et c’est la Russie, pays hôte, et l’Arabie Saoudite qui ont ouvert les hostilités: entrée fracassante des Russes (5-0). Des millions de personnes commencent ainsi à se mettre à l’heure du ‘’Mondial’.


La compétition atteindra son apogée lors de la finale, le 15 juillet prochain, au bout d’un marathon de 64 matches. On le voit, c’est une gigantesque manifestation sportive. Elle l’est, dans la mesure où il s’agit d’un rendez-vous uni-disciplinaire. On ne connaît pas au monde une discipline sportive qui rassemble autant de personnes. Même les Jeux Olympiques, résumé du sport mondial, ne remportent pas un aussi immense succès. Demandez à un Africain ce qu’il en pense et il vous répondra que le ballon rond l’appelle. Et à cause de l’attrait qu’il exerce sur les foules, on estime que le football est bien le sport-roi. Comment alors refuser d’admettre que sa coupe constitue un grand événement pour tous les âges?
Mais, la Coupe du monde reste l’apanage d’un cercle restreint de pays qui accaparent insolemment et son organisation et son trophée en or massif. On assiste plus ou moins impuissant au duel Europe-Amérique depuis 88 ans. En vingt éditions, huit pays seulement ont soulevé son trophée: Uruguay (1930 et 1950), Italie (1934, 1938, 1982, 2006), Allemagne (1954, 1974, 1990, 2014), Brésil (1958, 1962, 1970, 1994, 2002), Angleterre (1966), Argentine (1978, 1986), France (1998), Espagne (2010).  
Ainsi donc, Russie 2018 comme les précédentes éditions, sera l’affaire des autres, ces ‘’grands’’ qui dominent le football mondial. La composition des groupes permet de cerner la difficulté qui attend les ‘’petits’’ dans leur entreprise (lire notre encadré)
Quant à savoir qui l’emportera, c’est l’éternelle question que l’on se pose à la veille d’une finale. Les pronostiqueurs, en ce qui les concerne, tournent autour du Brésil et de l’Allemagne, voire de l’Espagne, la France et l’Argentine. Ils vont pouvoir avoir l’occasion de le vérifier sur le tapis vert. Ce qui est certain, c’est que le vainqueur de cette édition sera un grand champion. Et l’on n’aura pas à le regretter comme en 1982, quand le Brésil des Socrates, Zico, Junior, Paulo Isidoro, Eder, Falcao échoua au deuxième tour, à la grande surprise générale devant l’Italie qui lui barra la route avant de l’emporter en finale. Pour les amateurs du beau football, ce fut une injustice… Le monde entier pleura sur les malheurs des Cariocas!

Guy-Saturnin MAHOUNGOU.

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