Football : Le championnat d’élite Ligue 1 tel qu’il est

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

La fin de la phase aller du championnat national d’élite Ligue 1 confortera certainement le CARA (37 points, + 25) dans son leadership, sauf grande débâcle du F.C Nathaly’s face à l’A.C Léopards de Dolisie (34 points, +14). En cas de victoire, samedi 29 avril, au Stade Denis Sassou Nguesso, pour le dernier match de cette phase, les Fauves du Niari exhiberont 37 points, également, mais les Aiglons se maintiendraient dans leur fauteuil de leader, car nantis d’une meilleure différence de buts.


Il y a bien longtemps que les Aiglons de Brazzaville ont été champions de la mi-saison. Mais, l’on ne sera certainement pas sorti d’une grande et exemplaire phase aller. Observateurs et spécialistes en déplorent le niveau, en dépit de plages lumineuses, vite ensevelies par une avalanche de médiocrité. Le public, très attaché à ses clubs ces dernières années, s’en est désengagé, en sevrant le championnat de potentielles recettes qui les auraient aidés à vivre, en volant au secours de dirigeants de plus en plus démunis et désemparés. En tout cas, les matchs de la phase aller du championnat national d’élite Ligue 1 n’ont pas provoqué l’engouement qu’on en attendait. Beaucoup d’amoureux du ballon rond congolais expriment, sans feinte, leur sentiment vis-à-vis de leur football. Ils guetteraient beau spectacle et artistes pour renouer avec ce football.
Il existe, certes, des oasis de satisfaction, telles CARA, A.C Léopards, Etoile du Congo et A.S Otohô qui se sont offert des victoires qui font leur bonheur. Excepté l’Etoile du Congo, ces équipes sont, de loin, celles qui ne souffrent pas des retombées de la crise financière. Mieux, elles se sont qualitativement renforcées, en recrutant, jusqu’à l’étranger. Et elles peuvent toujours s’enorgueillir d’une organisation si pas parfaite, mais au moins acceptable. Etant rarement dans le besoin, leurs joueurs ont essayé de donner le meilleur d’eux-mêmes. Si ces équipes semblent bien tirer leur épingle du jeu, le ‘’vieillard’’ de Diables-Noirs se meurt, malade presque abandonné par ses dirigeants occupés par des activités extra-sportives. Il gémit à la peu glorieuse quinzième place au classement général.
Il semble que la mi-saison aura été, également, le rendez-vous des tricheurs. On craint que le championnat devienne une épreuve incolore, sans saveur, à cause de la tournure prise par certains matches. Des arbitres ont failli la dévaloriser. Des penaltys tirés trois fois. Cela a tourné en des grosses séances jamais regardées dans l’histoire du football congolais. L’étonnant? L’inquiétude sans cesse grandissante affichée par des dirigeants fédéraux, dont certains, soulagés, n’ont pas dissimulé leur sentiment. Bien sûr, ne subissent que les orphelins, ceux qui n’ont pas de parapluie.
Or le sport, est une école de loyauté. Il proscrit paresse, facilité et tricherie. Pour que triomphe l’effort. Les instances dirigeantes sont condamnées à veiller sur la régularité des compétitions, sur la moralité des acteurs directs et des arbitres. Pour avoir des grands championnats qui produisent des vedettes qui feront revenir le public dans les gradins et dont ont tant besoin les sélections nationales.

Jean ZENGABIO

Informations supplémentaires