Transferts de Ndinga et Ondjola à Auxerre (France) : Jean-Paul Fouani contre Pascal Akouala !

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Ce n’est pas un combat de boxe. C’est le titre que nous donnons à un feuilleton qui date de 2007 et dans lequel Jean-Paul Fouani, président de Nico-Nicoyé (club d’origine de Delvin Ndinga et Jules Ondjola), et Pascal Akouala, ancien secrétaire général de l’équipe du C.n.f.f (Centre national de formation de football), entre 2006 et 2007, sont, selon le premier cité, les principaux acteurs. Le litige qui les oppose a été porté au T.a.s (Tribunal arbitral des sports), a révélé Jean-Paul Fouani, au cours d’un point de presse, la semaine dernière.

Dans nos colonnes, nous avons, déjà, fait état des querelles suscitées par Delvin Ndinga et Jules Ondjola, puis deux autres joueurs, Cecil Filankembo (A.S Police) et Oxance Mbani (Club 57 Tourbillon), prêtés, à l’époque, au C.n.f.f, pour une période de douze mois, sur la foi d’une convention signée par Eddie Hudanski, directeur dudit centre, en 2006, et les responsables de leurs clubs. Au terme de la période de prêt, les parties convenaient «de restituer les joueurs à leurs clubs d’origine, sans conditions», dit l’article 2 du document. Mais, en février 2007, après le sacre des Diables-Rouges juniors, à la CAN des moins de 20 ans, certains joueurs, dont Delvin Ndinga et Jules Ondjola, sont transférés par le C.n.f.f à l’A.J Auxerre, club de Ligue 1 de France,  sans que leurs clubs d’origine n’aient bénéficié des indemnités de transferts qui leur reviennent de droit, vraisemblablement, affirme Jean-Paul Fouani.

Pour Jean-Paul Fouani, il s’agit de transferts opérés frauduleusement. De toute façon, «une équipe nationale n’a pas qualité de transférer des joueurs», dit-il. Et, il accuse Pascal Akouala, alors secrétaire général du C.n.f.f., de n’avoir pas fait parvenir aux clubs d’origine des joueurs concernés les indemnités de solidarité versées par l’A.J Auxerre.

Depuis 2007, Jean-Paul Fouani dit avoir cherché à régler le litige à l’amiable. Sans succès. Mais, il n’a pas désarmé. Il a multiplié les initiatives, remué ciel et terre. Seulement, en face, c’est un mur de silence. «Trop, c’est trop», a-t-il dit, l’autre jour. Estimant être victime d’escroquerie, il a décidé de porter plainte au T.a.s, en Suisse. «Nous avons pris un avocat à Paris. Nous lui avons transmis tous les documents, y compris les photocopies des licences des joueurs, tel que nous les avions délivrées. Le président du Club57 a pris, lui aussi, un avocat (..). Pour démontrer que ces joueurs appartiennent à des clubs. Le dossier est en train de suivre le cours normal, au niveau du T.a.s. Ce qui arrivera, pour le Congo, je ne sais pas. Nous voulons, tout simplement, rentrer dans nos droits», a conclu Jean-Paul Fouani.

Qu’en penserait Pascal Akouala? Le feuilleton est loin d’être terminé.

Fabien TOMBADIO

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